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AVATAR

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Hans E Gretel

unread,
Sep 10, 2009, 6:35:05 AM9/10/09
to
Lundi matin, dans un cinéma des Champs-Elysées, la Fox conviait la presse à
découvrir vingt-cinq minutes du nouveau film de James Cameron, Avatar, qui
sortira en France le 16 décembre, deux jours avant la sortie sur le
territoire américain. Le producteur Jon Landau jouait avec brio le monsieur
Loyal lançant les extraits prélevés dans la première partie du film et
dévoilant une bonne partie de l’intrigue (les geek, furieux, se bouchaient
les oreilles). Cette projection prend place dans une stratégie inédite de
dévoilement d’un film suscitant une extraordinaire attente et ce au-delà de
la simple diffusion de différentes bandes annonce sur le Net comme c’est
désormais l’usage. Déjà, le 21 août, quinze minutes du film avait été
montrée au public au cours de séances gratuites qui ont attiré, en France,
12 000 spectateurs. Dans le Los Angeles Times, Cameron expliquait que,
partant d’un scénario original, il ne pouvait bénéficier du phénomène de
reconnaissance dont profitent les franchises type Marvel et qu’il lui
fallait absolument créer sa propre marque « Avatar »  : « Le mot veut dire
quelque chose pour le groupe de fans qui attendent le film, mais pour 99 %
du public c’est un mot absurde et nous devons leur en apprendre la
signification. » Imprimer la marque et tabler une fois encore sur un
super-banco au box-office en rassemblant le public le plus large possible,
c’est évidemment pour Cameron une manière de défier son propre exploit
Titanic (2 milliards de dollars de recettes) en sidérant une nouvelle fois
la planète entière avec une épopée aux effets spéciaux dantesques (et un
budget en rapport  : 174 millions d’euros).
Une fois chaussées les lunettes 3D, on est à nouveau saisi par la capacité
hollywoodienne à inventer des simulacres toujours plus sidérants. La
présence quasi palpable des matières (chair, végétaux, vêtements…) créées
par ordinateur pour donner vie à la planète Pandora, décor principal de
l’action, donnent à la fable une densité hyperréaliste à la fois jouissive
et effrayante. Comment ne pas être pris de vertige en voyant évoluer ces
créatures si concrètes, si apparemment douées d’âme et qui pourtant ne sont
ni hommes ni artefact (mais bien « hybrides », « avatars » justement)  ? On
est frappé moins par l’originalité de l’imaginaire recyclant des motifs
éprouvés (bastons avec des monstres préhistoriques, déploiements militaires,
love-story, etc.) que par la synthèse éblouissante que le film accomplit
entre le virtuel et le vivant.
Avatar fonctionne comme un Rubicon technique, économique et esthétique que
César Cameron se risque à franchir héroïquement. La capacité de l’industrie
à le suivre, c’est-à-dire à s’aligner sur ce type de défi, pose néanmoins un
certain nombre de problèmes. Ce n’est bien sûr pas la première fois, ni la
dernière, que Hollywood se retrouve ainsi à la croisée des chemins. Mais
cette fois, à l’image des changements culturels planétaires qu’accélère le
développement de la culture numérique, c’est l’ensemble du modèle
hollywoodien qui est remis en cause  : la crise de Hollywood est globale
parce que Hollywood est globalisé. Le plus gros souci présent pour
l’industrie californienne de l’entertainment, c’est le dumping fiscal auquel
procèdent désormais la majorité des Etats américains pour attirer les
tournages. La crise budgétaire et sociale que connaît la Californie
accentuant l’exode de nombreuses productions ailleurs aux Etats-Unis ou
carrément overseas, en Europe notamment. La mise à jour des technologies
constitue l’autre grand obstacle que l’industrie du cinéma américain, puis
mondial, va devoir franchir. Le grand basculement vers le numérique
(l’équipement des salles est en passe d’être accompli sur le territoire
américain), n’était qu’un préalable à l’invention de nouvelles façons de
concevoir le cinéma et de le consommer. Les techniques 3D inédites dont
Avatar fait la démonstration sont très probablement la lanterne
d’avant-garde d’un mouvement de fond, le prototype d’une forme mutante et
immersive du cinéma, dont le Speed Racer des frères Wachowski illustre une
autre tendance. Que ce soit le réalisateur de Titanic qui s’en fasse le
prophète donne quelque consistance à ces imprécations. Mais on peut aussi se
demander si la méthode Cameron ne commence pas à éprouver ses limites. C’est
comme s’il voulait, avec Avatar, jouer le rôle du démiurge qui fait
transmuter toute une industrie avec un seul film.
Mais, alors que l’on annonce pour l’an prochain la mise sur le marché des
premiers téléviseurs 3D (les PC adaptés au relief existent déjà), l’argument
de Cameron – qui ne voit de salut pour le cinéma en salles que dans la
fabrication de spectacles high-tech sans équivalent domestique – perd déjà
un peu de sa substance. Enfin, on peut se demander si la course aux
armements numériques dont Avatar est le nouvel exemple n’est pas désormais
un modèle qui heurte notre réalité politique en crise. Il y a une forme de
gâchis non-durable, un affolement et une attente de plus en plus difficile à
satisfaire qui flatte et épuise le business du cinéma américain, toujours en
quête de nouveaux prodiges et de nouvelles marges. A cette aune, il faudra
bel et bien que Cameron tienne ses promesses et qu’Avatar soit de la bombe
atomique.


Thomas Alexandre

unread,
Sep 10, 2009, 8:10:16 AM9/10/09
to
On Thu, 10 Sep 2009 12:35:05 +0200, Hans E Gretel wrote:

> Lundi matin, dans un cinéma des Champs-Elysées, la Fox conviait la
> presse à découvrir vingt-cinq minutes du nouveau film de James
> Cameron, Avatar, qui sortira en France le 16 décembre, deux jours avant
> la sortie sur le territoire américain. Le producteur Jon Landau jouait
> avec brio le monsieur Loyal lançant les extraits prélevés dans la
> première partie du film et dévoilant une bonne partie de l'intrigue
> (les geek, furieux, se bouchaient les oreilles).

> Cette projection prend place dans une stratégie inédite

Inédite ? Créer du "buzz", lâcher des extraits en pâture aux fans
affamés, nourrir le buzz, créer une marque, créer une "franchise"
(sic!), c'est inédit ?

> de dévoilement d'un film suscitant une extraordinaire attente et ce
> au-delà de la simple diffusion de différentes bandes annonce sur le
> Net comme c'est désormais l'usage. Déjà, le 21 août, quinze minutes
> du film avait été montrée au public au cours de séances gratuites
> qui ont attiré, en France, 12 000 spectateurs. Dans le Los Angeles
> Times, Cameron expliquait que, partant d'un scénario original, il ne
> pouvait bénéficier du phénomène de reconnaissance dont profitent les
> franchises type Marvel et qu'il lui fallait absolument créer sa propre
> marque « Avatar »  : « Le mot veut dire quelque chose pour le
> groupe de fans qui attendent le film, mais pour 99 % du public c'est
> un mot absurde et nous devons leur en apprendre la signification. »

Pour 100% des gens, le mot "Avatar" a un sens, il suffit d'ouvrir un
dictionnaire. Il n'y a vraiment qu'un décérébré au marketing pour,
sans rire, vouloir changer le sens des mots et croire, avec un aplomb qui
sentirait bon l'ingénuité s'il n'était pas d'un cynisme calculé, qu'un
mot qui existe déjà ne trouve son sens que pour les fanatiques d'un
produit à fourguer et que c'est même un devoir moral d'en apprendre le
néo-sens à ceux qui auraient eu le malheur d'y échapper.

Ce genre de discours est déjà à pleurer quand il redéfinit dans la
novlangue la lessive en "acte citoyen pour la planète", le gel douche en
"sensation bio", le soda à 20 morceaux de sucres au litre en
"redécouverte du bonheur" et j'en passe.



> Imprimer la marque et tabler une fois encore sur un super-banco au
> box-office en rassemblant le public le plus large possible, c'est
> évidemment pour Cameron une manière de défier son propre exploit
> Titanic (2 milliards de dollars de recettes) en sidérant une nouvelle
> fois la planète entière avec une épopée aux effets spéciaux
> dantesques (et un budget en rapport  : 174 millions d'euros).

> Une fois chaussées les lunettes 3D, on est à nouveau saisi par la
> capacité hollywoodienne à inventer des simulacres toujours plus
> sidérants.

C'est que la 3D c'est du novateur, pour sûr. Ceci dit, question
simulacre, je ne peux qu'être d'accord. Quant à la sidération, il
semble que ce soit effectivement l'objectif totalement assumé
(décomplexé qu'on dit en novlangue) de ce genre de sous-merdes.

> La présence quasi palpable des matières (chair, végétaux,
> vêtements…) créées par ordinateur pour donner vie à la planète
> Pandora, décor principal de l'action, donnent à la fable une densité
> hyperréaliste à la fois jouissive et effrayante. Comment ne pas être
> pris de vertige en voyant évoluer ces créatures si concrètes, si
> apparemment douées d'âme et qui pourtant ne sont ni hommes ni artefact
> (mais bien « hybrides », « avatars » justement)  ?

Oh ! Mais c'est qu'on en arriverait à redécouvrir l'étrangeté de la
fiction ! Mazette.

> On est frappé moins par l'originalité de l'imaginaire recyclant des
> motifs éprouvés (bastons avec des monstres préhistoriques,
> déploiements militaires, love-story, etc.)

Ça, question recyclage, j'imagine que ça doit y aller.

> que par la synthèse éblouissante que le film accomplit entre le
> virtuel et le vivant.

Ça recycle mais c'est éblouissant ?

> Avatar fonctionne comme un Rubicon technique, économique et esthétique
> que César Cameron se risque à franchir héroïquement.

Pour sûr, c'est au minimum héroïque.

> La capacité de
> l'industrie à le suivre, c'est-à-dire à s'aligner sur ce type de
> défi, pose néanmoins un certain nombre de problèmes. Ce n'est bien
> sûr pas la première fois, ni la dernière, que Hollywood se retrouve
> ainsi à la croisée des chemins. Mais cette fois, à l'image des
> changements culturels planétaires qu'accélère le développement de la
> culture numérique,

C'est quoi au juste la culture numérique ? Je suis sérieux là, c'est
une vraie question. J'ai l'âge de Pong mais j'aimerais bien savoir de
quoi on parle là au juste.

> c'est l'ensemble du modèle hollywoodien qui est remis en cause  : la
> crise de Hollywood est globale parce que Hollywood est globalisé. Le
> plus gros souci présent pour l'industrie californienne de
> l'entertainment, c'est le dumping fiscal auquel procèdent désormais la
> majorité des Etats américains pour attirer les tournages. La crise
> budgétaire et sociale que connaît la Californie accentuant l'exode de
> nombreuses productions ailleurs aux Etats-Unis ou carrément overseas,
> en Europe notamment. La mise à jour des technologies constitue l'autre
> grand obstacle que l'industrie du cinéma américain, puis mondial, va
> devoir franchir.

"La mise à jour des technologies". Quand l'histoire de l'art devient une
succession d'upgrade ...

Vivement le kernel panic.

> Le grand
> basculement vers le numérique (l'équipement des salles est en passe
> d'être accompli sur le territoire américain), n'était qu'un
> préalable à l'invention de nouvelles façons de concevoir le cinéma
> et de le consommer.

La messe est dite.

> Les techniques 3D inédites dont Avatar fait la démonstration sont
> très probablement la lanterne d'avant-garde d'un mouvement de fond, le
> prototype d'une forme mutante et immersive du cinéma,

Ah ? Parce que ce n'était déjà pas assez immersif avant ? C'est quand
même assez savoureux de qualifier d'avant-gardiste le fait de réinventer
la roue, faut oser.

> dont le Speed Racer des frères Wachowski illustre une autre tendance.
> Que ce soit le réalisateur de Titanic qui s'en fasse le prophète donne
> quelque consistance à ces imprécations. Mais on peut aussi se demander
> si la méthode Cameron ne commence pas à éprouver ses limites.

Des limites ? Déjà ? 5 lignes plus haut c'est de l'avant-garde et voilà
qu'il est déjà has-been ?

> C'est comme s'il voulait, avec Avatar, jouer le rôle du démiurge qui
> fait transmuter toute une industrie avec un seul film.

Chouette, une nouvelle révolution industrielle.

> Mais, alors que l'on annonce pour l'an prochain la mise sur le marché
> des premiers téléviseurs 3D (les PC adaptés au relief existent
> déjà), l'argument de Cameron – qui ne voit de salut pour le
> cinéma en salles que dans la fabrication de spectacles high-tech sans
> équivalent domestique – perd déjà un peu de sa substance.

Voilà : le cinéma = spectacle hi-tech. Quelle substance ? Mystère.

> Enfin, on peut se demander si la course aux armements numériques dont
> Avatar est le nouvel exemple n'est pas désormais un modèle qui heurte
> notre réalité politique en crise. Il y a une forme de gâchis
> non-durable,

Vous êtes optimiste. Le gâchis est déjà durable.

> un affolement et une attente de plus en plus difficile à satisfaire qui
> flatte et épuise le business du cinéma américain, toujours en quête
> de nouveaux prodiges et de nouvelles marges. A cette aune, il faudra bel
> et bien que Cameron tienne ses promesses et qu'Avatar soit de la bombe
> atomique.

... "how i learned to stop worrying and love the bomb"

--
"Ce qu'il faut au fond pour obtenir une espèce de paix avec les hommes,
(...) c'est leur permettre en toutes circonstances, de s'étaler, de se
vautrer parmi les vantardises niaises. Il n'y a pas de vanité
intelligente. C'est un instinct." - Céline

robby

unread,
Sep 19, 2009, 6:21:10 AM9/19/09
to
Thomas Alexandre a écrit :

> Ce genre de discours est déjà à pleurer quand il redéfinit dans la
> novlangue la lessive en "acte citoyen pour la planète", le gel douche en
> "sensation bio", le soda à 20 morceaux de sucres au litre en
> "redécouverte du bonheur" et j'en passe.

:-)

passons aussi sur la consequence logique qu'on devrait appliquer si ces
affirmations etaient vraies: si utiliser une lessive est vraiment un
geste qui fait du bien a l'environnement, on devrait en verser de plein
barils dans les rivieres !

> de ce genre de sous-merdes.

euh, ça on pourra en juger quand on aura vu le film. Pour l'instant on
peut juste prendre les paris.


> C'est quoi au juste la culture numérique ? Je suis sérieux là, c'est
> une vraie question. J'ai l'âge de Pong mais j'aimerais bien savoir de
> quoi on parle là au juste.

La culture (et biens culturels) assistés par ordinateur ?

En matiere d'art, en principe dans le but de démultiplier la créativité
et les possible ?

Sauf que pris pour un "bonus suffisant en soi" par un producteur (ou un
artiste gadgetophile), le risque est grand d'en oublier de mettre une
histoire avec une belle trame et des personnages ayant une epaisseur.

> Vivement le kernel panic.

tiens, un ex-fan d'Amiga :-p


>> Les techniques 3D inédites dont Avatar fait la démonstration

qu'est-ce qu'il y a de fondamentalement inedit ?
par ailleurs, ici, 3D = relief ou = image de synthese ?

--

Fabrice

R. Daneel Olivaw

unread,
Sep 20, 2009, 6:07:29 PM9/20/09
to
robby a écrit :
> Thomas Alexandre a écrit :

>> Vivement le kernel panic.
>
> tiens, un ex-fan d'Amiga :-p

Kernel panic c'est sous Linux.
Sur Amiga c'est "Guru Meditation".

Thomas Alexandre

unread,
Sep 21, 2009, 5:39:14 AM9/21/09
to
On Sat, 19 Sep 2009 12:21:10 +0200, robby wrote:

> Thomas Alexandre a écrit :
>> Ce genre de discours est déjà à pleurer quand il redéfinit dans la
>> novlangue la lessive en "acte citoyen pour la planète", le gel douche en
>> "sensation bio", le soda à 20 morceaux de sucres au litre en
>> "redécouverte du bonheur" et j'en passe.
>
> :-)
>
> passons aussi sur la consequence logique qu'on devrait appliquer si ces
> affirmations etaient vraies: si utiliser une lessive est vraiment un
> geste qui fait du bien a l'environnement, on devrait en verser de plein
> barils dans les rivieres !

Nos marketeux gentils sont un peu plus rusés que ça. Le "geste pour
l'environnement" est un acte moral, responsable, concret et militant.
C'est qu'il s'agit de choisir la bonne bio-lessive. Et c'est vrai qu'il
n'y a rien de plus concret que d'utiliser de la lessive. Que se
passerait-il si nous utilisions tous de la bio-lessive ? Rien. Toutes les
lessives sont des bio-lessives. Même la sans-marque tout en bas dans le
rayon.

La tartufferie est de faire croire qu'il y a encore un choix, qu'il y
a encore des antibio-lessives, qu'il y a encore la possibilité effective
de ne pas préserver l'environnement et que ce pseudo choix automatique
relève d'un engagement militant, qu'il fait du consommateur éclairé un
véritable citoyen subversif.

>> de ce genre de sous-merdes.
>
> euh, ça on pourra en juger quand on aura vu le film. Pour l'instant on
> peut juste prendre les paris.

Quand un film est vendu comme un spectacle technophile-immersif
jubilatoire-décomplexé et avant-gardiste par dessus le marché,
franchement, j'ose préjuger.

>> C'est quoi au juste la culture numérique ? Je suis sérieux là, c'est
>> une vraie question. J'ai l'âge de Pong mais j'aimerais bien savoir de
>> quoi on parle là au juste.
>
> La culture (et biens culturels) assistés par ordinateur ?

Pourquoi pas. Mais lesquels ? Quelle "oeuvre assistée par ordinateur"
aurait fait assez date pour fonder la dite culture numérique ? Je n'en
vois aucune et je ne pense pas qu'on puisse vraiment en trouver une. Je
parle bien d'une oeuvre numérique assistée par ordinateur hein, inutile
de me sortir K. Dick (non, une version PDF ne compte pas).

L'idée de vie en réseau en revanche (P2P, IRC, jeux en réseaux type
MMORPG, réseaux sociaux type FaceBook - voire deux en un comme Second
Life -, en bref Inter Net, le grand méta réseau) me paraît beaucoup
plus caractéristique d'une "culture numérique" où l'humain est un
être en réseau que ce soit dans le "virtuel" ou dans le "réel" (non, je
ne crois pas une seconde à l'étanchéité des deux).

S'il y a une notion récurrente dans la "culture numérique" c'est bien
celle de réseau. De flux aussi, d'interactivité, d'instantanéité. Au
fond c'est l'humain plug-and-play (idéal cyberpunk version libérale -
mais y en a-t-il une autre ?).

> En matiere d'art, en principe dans le but de démultiplier la
> créativité et les possible ?

Oh, je ne nie pas que techniquement il y a une évolution. Le problème
c'est l'utilisation pertinente de ces "avancées" techniques. Et
là c'est maigre. Autant en terme de quantité on assiste effectivement à
de la production en masse, autant en terme de qualité c'est d'un vide
abyssal.

> Sauf que pris pour un "bonus suffisant en soi" par un producteur (ou un
> artiste gadgetophile), le risque est grand d'en oublier de mettre une
> histoire avec une belle trame et des personnages ayant une epaisseur.

Ah ça ...



>> Vivement le kernel panic.
>
> tiens, un ex-fan d'Amiga :-p

Offense. J'étais dans le camp Atari.



>>> Les techniques 3D inédites dont Avatar fait la démonstration
>
> qu'est-ce qu'il y a de fondamentalement inedit ? par ailleurs, ici, 3D =
> relief ou = image de synthese ?

Je n'en sais rien. Peut-être les deux, la belle affaire.

*.-pipolin-.*

unread,
Sep 23, 2009, 10:56:26 AM9/23/09
to
Il se trouve que Thomas Alexandre a formulᅵ :

>> En matiere d'art, en principe dans le but de dᅵmultiplier la
>> crᅵativitᅵ et les possible ?
>
> Oh, je ne nie pas que techniquement il y a une ᅵvolution. Le problᅵme
> c'est l'utilisation pertinente de ces "avancᅵes" techniques. Et
> lᅵ c'est maigre. Autant en terme de quantitᅵ on assiste effectivement ᅵ
> de la production en masse, autant en terme de qualitᅵ c'est d'un vide
> abyssal.
>

maigre ?

et bien propose donc des utilisations pertinentes et "grasses" de ces
ᅵvolutions techniques dont tu parles, sans rien y connaitre.

fait donc des propositions pour amᅵliorᅵ la qualitᅵ des productions
dont tu te targues d'en pointᅵ les limittes, si non, reste donc un
imposteur.

--
Toutes les fautes d'orthographes de ce message sont sous copyright et
sont la propriᅵtᅵ exclusive de l'auteur de ce message, toutes
reproductions est interdite et donnerais lieu ᅵ des poursuites.
ᅵ pipolin


Thomas Alexandre

unread,
Sep 23, 2009, 11:32:14 AM9/23/09
to
On Wed, 23 Sep 2009 16:56:26 +0200, *.-pipolin-.* wrote:

> Il se trouve que Thomas Alexandre a formulé :



>> Oh, je ne nie pas que techniquement il y a une évolution. Le problème
>> c'est l'utilisation pertinente de ces "avancées" techniques. Et
>> là c'est maigre. Autant en terme de quantité on assiste effectivement à

>> de la production en masse, autant en terme de qualité c'est d'un vide
>> abyssal.
>>
>
> maigre ?

D'un vide abyssal même. Par delà l'anorexie.



> et bien propose donc des utilisations pertinentes et "grasses" de ces

> évolutions techniques dont tu parles, sans rien y connaitre.
+
> fait donc des propositions pour amélioré la qualité des productions
> dont tu te targues d'en pointé les limittes, si non, reste donc un
> imposteur.

J'aime quand vous m'ordonnez d'argumenter à votre place. Ça m'émeut.

En revanche vous m'avez habitué à mieux en matière d'attaque
personnelles, "imposteur" c'est maigre, je vous ai connu plus créatif.


Poutoux d'amour. Mwa.

*.-pipolin-.*

unread,
Sep 23, 2009, 11:40:53 AM9/23/09
to
Aprᅵs mᅵre rᅵflexion, Thomas Alexandre a ᅵcrit :

> On Wed, 23 Sep 2009 16:56:26 +0200, *.-pipolin-.* wrote:
>
>> Il se trouve que Thomas Alexandre a formulᅵ :

>
>>> Oh, je ne nie pas que techniquement il y a une ᅵvolution. Le problᅵme
>>> c'est l'utilisation pertinente de ces "avancᅵes" techniques. Et
>>> lᅵ c'est maigre. Autant en terme de quantitᅵ on assiste effectivement ᅵ
>>> de la production en masse, autant en terme de qualitᅵ c'est d'un vide
>>> abyssal.
>>>
>>
>> maigre ?
>
> D'un vide abyssal mᅵme. Par delᅵ l'anorexie.

>> et bien propose donc des utilisations pertinentes et "grasses" de ces

>> ᅵvolutions techniques dont tu parles, sans rien y connaitre. +
>> fait donc des propositions pour amᅵliorᅵ la qualitᅵ des productions
>> dont tu te targues d'en pointᅵ les limittes, si non, reste donc un
>> imposteur.
>
> J'aime quand vous m'ordonnez d'argumenter ᅵ votre place. ᅵa m'ᅵmeut.
>

je t'ordonne rien, des mecs comme toi qui la ramᅵnent et critique sans
jamais parler de solutions, il y en a lᅵgion, en revanche, pour se
retroussᅵ les manches et faire, il n'y a plus personne.

que de la gueule, du vent, des vents...


> En revanche vous m'avez habituᅵ ᅵ mieux en matiᅵre d'attaque
> personnelles, "imposteur" c'est maigre, je vous ai connu plus crᅵatif.
>

imposteur, c'est dᅵja cher payᅵ, ensuite, celui qui attaque, c'est
surtout toi, mais il ne faut pas trop le dire, parce que chez
baltringues dans ton genre , c'est un sport courant, attaquᅵ et ensuite
se faire passer en victime lorsqu'il y a retour.

> Poutoux d'amour. Mwa.

ouᅵ mais sur mon cul !

Thomas Alexandre

unread,
Sep 23, 2009, 2:50:20 PM9/23/09
to
On Wed, 23 Sep 2009 17:40:53 +0200, *.-pipolin-.* wrote:

> je t'ordonne rien, des mecs comme toi qui la ramènent et critique sans
> jamais parler de solutions, il y en a légion, en revanche, pour se
> retroussé les manches et faire, il n'y a plus personne.


>
> que de la gueule, du vent, des vents...

+
> imposteur, c'est déja cher payé, ensuite, celui qui attaque, c'est

> surtout toi, mais il ne faut pas trop le dire, parce que chez

> baltringues dans ton genre , c'est un sport courant, attaqué et ensuite

> se faire passer en victime lorsqu'il y a retour.

Je persiste : je vous ai connu plus inspiré. Encore un petit coup de "La
vérité n'existe pas" ? Allez quoi, pour la route vers le foutou.

*.-pipolin-.*

unread,
Sep 24, 2009, 3:52:03 AM9/24/09
to
Thomas Alexandre a utilisᅵ son clavier pour ᅵcrire :

> On Wed, 23 Sep 2009 17:40:53 +0200, *.-pipolin-.* wrote:
>
>> je t'ordonne rien, des mecs comme toi qui la ramᅵnent et critique sans
>> jamais parler de solutions, il y en a lᅵgion, en revanche, pour se
>> retroussᅵ les manches et faire, il n'y a plus personne.

>>
>> que de la gueule, du vent, des vents... +
>> imposteur, c'est dᅵja cher payᅵ, ensuite, celui qui attaque, c'est
>> surtout toi, mais il ne faut pas trop le dire, parce que chez
>> baltringues dans ton genre , c'est un sport courant, attaquᅵ et ensuite
>> se faire passer en victime lorsqu'il y a retour.
>
> Je persiste : je vous ai connu plus inspirᅵ. Encore un petit coup de "La
> vᅵritᅵ n'existe pas" ? Allez quoi, pour la route vers le foutou.

t'as raison, botte en touche...

le cinᅵma, il y a ceux qui en font et ceux qui en parlent

Jean Naimard

unread,
Sep 24, 2009, 4:42:27 AM9/24/09
to

"R. Daneel Olivaw" <oli...@free.pasdespam.fr> a �crit dans le message de
news: 4ab6a7a1$0$416$426a...@news.free.fr...
> robby a �crit :
>> Thomas Alexandre a �crit :

>
>>> Vivement le kernel panic.
>>
>> tiens, un ex-fan d'Amiga :-p
>
> Kernel panic c'est sous Linux.
> Sur Amiga c'est "Guru Meditation".


Et "Imagine", d'abord un logiciel d'images de synth�se,
et ensuite une chanson de Lennon.


Thomas Alexandre

unread,
Sep 24, 2009, 4:52:40 AM9/24/09
to
On Thu, 24 Sep 2009 09:52:03 +0200, *.-pipolin-.* wrote:

> le cinéma, il y a ceux qui en font et ceux qui en parlent

Merci de votre soutien.

*.-pipolin-.*

unread,
Sep 24, 2009, 5:15:31 AM9/24/09
to
Thomas Alexandre a couchᅵ sur son ᅵcran :

> On Thu, 24 Sep 2009 09:52:03 +0200, *.-pipolin-.* wrote:
>
>> le cinᅵma, il y a ceux qui en font et ceux qui en parlent
>
> Merci de votre soutien.

mouarf !!

c'est pas parce que ton gsm est ᅵquipᅵ d'une fonction vidᅵo que cela
fait de toi un cinᅵaste...

ceci dit, je serais curieux de voir tes films, qui au vu des critiques
de tu distribues aux autres, doivent ᅵtre de vᅵritable
chef-d'oeuvres...

robby

unread,
Sep 27, 2009, 12:39:58 PM9/27/09
to
Thomas Alexandre a écrit :

> On Sat, 19 Sep 2009 12:21:10 +0200, robby wrote:

> Nos marketeux gentils sont un peu plus rusés que ça. Le "geste pour
> l'environnement" est un acte moral, responsable, concret et militant.

il n'en reste pas moins que reussir a faire passer un geste moins
negatif pour un geste positif est quand meme assez enorme (et
dangereusement reconfortant).

> Quand un film est vendu comme un spectacle technophile-immersif
> jubilatoire-décomplexé et avant-gardiste par dessus le marché,
> franchement, j'ose préjuger.

en meme temps, c'est pas le meme type qui fait le scenar, la
realisation, et le marketing de la promo.


>>> C'est quoi au juste la culture numérique ? Je suis sérieux là, c'est
>>> une vraie question. J'ai l'âge de Pong mais j'aimerais bien savoir de
>>> quoi on parle là au juste.

>> La culture (et biens culturels) assistés par ordinateur ?
>
> Pourquoi pas. Mais lesquels ? Quelle "oeuvre assistée par ordinateur"
> aurait fait assez date pour fonder la dite culture numérique ?

peut-on dire que la peinture a l'huile a "fondé une culture" ? je ne
crois pas, et pourtant elle l'a profondément transformée.

les effets speciaux ont largement explosés en possibilités comme en
accessibilités. la capacité à faire des dessins animés aussi. sans
parler du montage, de la retouche numérique ou dessin numérique.

tout etait deja possible avant (comme toute peinture etait deja
theoriquement possible avant la peinture a l'huile). N'empeche que les
pros ont pu se lacher bien plus loins, et que les amateurs ont pu y
acceder, jusqu'au large public qui peut maintenant s'y essayer comme
naguere le colégien en arts plastiques la gouache et la terre.


> Oh, je ne nie pas que techniquement il y a une évolution. Le problème
> c'est l'utilisation pertinente de ces "avancées" techniques. Et
> là c'est maigre. Autant en terme de quantité on assiste effectivement à
> de la production en masse, autant en terme de qualité c'est d'un vide
> abyssal.

on peut dire ça de toutes les epoques, et de toutes les techniques.
On ne voit d'hier que ce qui en est resté.


> Offense. J'étais dans le camp Atari.

personne n'est parfait.

>>>> Les techniques 3D inédites dont Avatar fait la démonstration
>> qu'est-ce qu'il y a de fondamentalement inedit ? par ailleurs, ici, 3D =
>> relief ou = image de synthese ?
>
> Je n'en sais rien. Peut-être les deux, la belle affaire.

bin, comprendre ce que voulais dire le monsieur dans sa tête.


--

Fabrice

Thomas Alexandre

unread,
Sep 28, 2009, 8:24:02 AM9/28/09
to
On Thu, 24 Sep 2009 12:15:31 +0200, *.-pipolin-.* wrote:

> c'est pas parce que ton gsm est �quip� d'une fonction vid�o que cela
> fait de toi un cin�aste...

Je ne suis pas cin�aste.

> ceci dit, je serais curieux de voir tes films, qui au vu des critiques

> de tu distribues aux autres, doivent �tre de v�ritable
> chef-d'oeuvres...

Ainsi vous �tes donc cin�aste, vous n'oseriez quand m�me pas (pr�)juger
d'un film sans �tre vous-m�me cin�aste.

Thomas Alexandre

unread,
Sep 28, 2009, 8:44:54 AM9/28/09
to
On Sun, 27 Sep 2009 19:39:58 +0200, robby wrote:

> Thomas Alexandre a �crit :


>> On Sat, 19 Sep 2009 12:21:10 +0200, robby wrote:
>

>> Nos marketeux gentils sont un peu plus rus�s que �a. Le "geste pour


>> l'environnement" est un acte moral, responsable, concret et militant.
>
> il n'en reste pas moins que reussir a faire passer un geste moins
> negatif pour un geste positif est quand meme assez enorme (et
> dangereusement reconfortant).

Oui. Et je trouve encore plus incroyable que ce geste moins n�gatif se
transforme en "consommation engag�e".



>> Quand un film est vendu comme un spectacle technophile-immersif

>> jubilatoire-d�complex� et avant-gardiste par dessus le march�,
>> franchement, j'ose pr�juger.


>
> en meme temps, c'est pas le meme type qui fait le scenar, la
> realisation, et le marketing de la promo.

Certes mais ici les propos sont de Cameron lui-m�me.

>>>> C'est quoi au juste la culture num�rique ?
>>> La culture (et biens culturels) assist�s par ordinateur ?
>>
>> Pourquoi pas. Mais lesquels ? Quelle "oeuvre assist�e par ordinateur"
>> aurait fait assez date pour fonder la dite culture num�rique ?
>
> peut-on dire que la peinture a l'huile a "fond� une culture" ? je ne
> crois pas, et pourtant elle l'a profond�ment transform�e.

Voil�, cette technique n'a pas fond� une "culture huileuse" mais elle
n'a pas non plus transform� le rapport � l'art qui, lui, est rest�
sensiblement le m�me. Ce n'est pas le cas de la "culture num�rique"
(voir plus bas).

> les effets speciaux ont largement explos�s en possibilit�s comme en
> accessibilit�s. la capacit� � faire des dessins anim�s aussi. sans
> parler du montage, de la retouche num�rique ou dessin num�rique.

Oui.

> tout etait deja possible avant (comme toute peinture etait deja
> theoriquement possible avant la peinture a l'huile). N'empeche que les
> pros ont pu se lacher bien plus loins, et que les amateurs ont pu y
> acceder, jusqu'au large public qui peut maintenant s'y essayer comme

> naguere le col�gien en arts plastiques la gouache et la terre.

Aussi.

>> Oh, je ne nie pas que techniquement il y a une �volution. Le
>> probl�me c'est l'utilisation pertinente de ces "avanc�es"
>> techniques. Et l� c'est maigre. Autant en terme de quantit� on
>> assiste effectivement � de la production en masse, autant en terme
>> de qualit� c'est d'un vide abyssal.
>
> on peut dire �a de toutes les epoques, et de toutes les techniques. On
> ne voit d'hier que ce qui en est rest�.

Et non, on ne peut pas dire �a de toutes les �poques. L'in�dit c'est le
ph�nom�ne de masse, la "d�mocratisation" qu'on dit en novlangue, o�
chacun peut s'autod�clarer artiste, s'autoproduire et s'autodiffuser.
C'est quand m�me assez incroyable qu'alors que nous n'avons jamais eu
autant de moyens (de canaux et de possibilit�s) pour nous exprimer, cette
expression est incroyablement pauvre et st�r�otyp�e. Avec autant de
moyens techniques mis � la disposition de presque-tous, on aurait pu
s'attendre � un foisonnement d'id�es, une sorte de vaste agora �
l'�chelle mondiale, y compris sur le plan artistique. Force est de
constater qu'il n'en est rien et que chacun semble au contraire se faire
le simple relai du discours ambiant (tout en croyant �tre original et
novateur).

>>>>> Les techniques 3D in�dites dont Avatar fait la d�monstration


>>> qu'est-ce qu'il y a de fondamentalement inedit ? par ailleurs, ici, 3D
>>> = relief ou = image de synthese ?
>>

>> Je n'en sais rien. Peut-�tre les deux, la belle affaire.
>
> bin, comprendre ce que voulais dire le monsieur dans sa t�te.

Sauf qu'il n'y a rien d'in�dit. Il faut juste faire comme si.

*.-pipolin-.*

unread,
Sep 30, 2009, 9:36:20 AM9/30/09
to
Thomas Alexandre a exposᅵ le 28/09/2009 :

> On Thu, 24 Sep 2009 12:15:31 +0200, *.-pipolin-.* wrote:
>
>> c'est pas parce que ton gsm est ᅵquipᅵ d'une fonction vidᅵo que cela
>> fait de toi un cinᅵaste...
>
> Je ne suis pas cinᅵaste.

>
>> ceci dit, je serais curieux de voir tes films, qui au vu des critiques
>> de tu distribues aux autres, doivent ᅵtre de vᅵritable
>> chef-d'oeuvres...
>
> Ainsi vous ᅵtes donc cinᅵaste, vous n'oseriez quand mᅵme pas (prᅵ)juger
> d'un film sans ᅵtre vous-mᅵme cinᅵaste.

non je ne suis pas cineaste, mais je travail dans l'industrie de
cinᅵma, plus prᅵcisᅵment dans les FX ᅵ base d'images de synthᅵse...

Thomas Alexandre

unread,
Oct 1, 2009, 3:59:26 AM10/1/09
to
*.-pipolin-.* a ᅵcrit :

> Thomas Alexandre a exposᅵ le 28/09/2009 :

>> Je ne suis pas cinᅵaste.
> (..)
> je ne suis pas cineaste

Par moments c'est quand mᅵme beau frcd.

Mehmet

unread,
Oct 1, 2009, 4:36:03 AM10/1/09
to
Thomas Alexandre a �crit :

> C'est quand m�me assez incroyable qu'alors que nous n'avons jamais eu
> autant de moyens (de canaux et de possibilit�s) pour nous exprimer, cette
> expression est incroyablement pauvre et st�r�otyp�e. Avec autant de
> moyens techniques mis � la disposition de presque-tous, on aurait pu
> s'attendre � un foisonnement d'id�es, une sorte de vaste agora �
> l'�chelle mondiale, y compris sur le plan artistique. Force est de
> constater qu'il n'en est rien et que chacun semble au contraire se faire
> le simple relai du discours ambiant (tout en croyant �tre original et
> novateur).

J'aime beaucoup ce constat, mais je serais curieux de le voir soumis �
une sorte de test statistique. La "d�mocratisation" dont tu parles
n'a-t-elle vraiment eu aucun effet d'augmentation des bonnes id�es
concr�tisables et concr�tis�es ? Par ailleurs, on peut raisonnablement
affirmer, je pense, que, de toute fa�on, le foisonnement d'id�es existe,
mais qu'il est simplement noy� sous un flot d�cupl� de productions rat�es.

Sinon, quoi de neuf ?

Mehmet

*.-pipolin-.*

unread,
Oct 1, 2009, 4:40:09 AM10/1/09
to
Thomas Alexandre a prᅵsentᅵ l'ᅵnoncᅵ suivant :

voila, je ne suis pas cinᅵaste, c'est bien pour cela que je me garde
bien de critiquer le travail de ceux qui font des films, en revanche
sur la partie technique, je ne me prive pas, parce que lorsque que
j'estime que quelques choses ne va pas, je suis en mesure d'apporter
des solutions....

maintenant, tu peux continuer ᅵ te rouler dans ta condescendance...

Thomas Alexandre

unread,
Oct 1, 2009, 7:32:59 AM10/1/09
to
*.-pipolin-.* a ᅵcrit :

> voila, je ne suis pas cinᅵaste, c'est bien pour cela que je me garde
> bien de critiquer le travail de ceux qui font des films,

Il n'y a aucun lien de cause ᅵ effet. D'ailleurs si tous les cinᅵphiles
et tous les critiques ᅵtaient soumis ᅵ cette obligation, nous n'aurions
plus que des cinᅵastes critiquant entre eux leurs oeuvres.

C'est quand mᅵme curieux ce que vous proposez. Pourquoi tenez-vous tant
ᅵ ce que seuls les cinᅵastes aient le droit de critiquer un film ? Vous
voulez vraiment d'un monde oᅵ seuls les autodᅵclarᅵs "sachants" aient
droit de critique sur l'art ? Sanctionnᅵ par un diplome pendant qu'on y
est ?

Allez, j'attends une de vos sempiternelle regaine :
( ) c'est ce que tu crois mais ce n'est pas la vᅵritᅵ
( ) la vᅵritᅵ n'existe pas
( ) [insulte

> en revanche sur
> la partie technique, je ne me prive pas, parce que lorsque que j'estime
> que quelques choses ne va pas, je suis en mesure d'apporter des
> solutions....

Ca, en revanche c'est logique : un problᅵme technique appelle une
solution technique qui elle-mᅵme demande des compᅵtences techniques.

Euh ... oᅵ est le problᅵme technique lᅵ ?

> maintenant, tu peux continuer ᅵ te rouler dans ta condescendance...

Lᅵ je me fends d'un "LOL" (c)(tm)

Eric Regnier (B)

unread,
Oct 1, 2009, 7:44:08 AM10/1/09
to
Thomas Alexandre a ᅵcrit:

> *.-pipolin-.* a ᅵcrit :


>
>> voila, je ne suis pas cinᅵaste, c'est bien pour cela que je me garde
>> bien de critiquer le travail de ceux qui font des films,

> Il n'y a aucun lien de cause ᅵ effet. D'ailleurs si tous les
> cinᅵphiles et tous les critiques ᅵtaient soumis ᅵ cette obligation,
> nous n'aurions plus que des cinᅵastes critiquant entre eux leurs

> oeuvres. [...]

Tu as bien raison; le monsieur exagᅵre.
A mon avis, il ne demande en fait qu'un peu plus d'indulgence (surtout
quand on est pas professionnel) et un ton un peu moins pᅵremptoire
(surtout quand on n'a pas vu l'oeuvre).

Parce que je te rappelle quand mᅵme que tu as traitᅵ Avatar (qui est
l'objet de ce fil ᅵ l'origine) de "sous-merde" et ce en critiquant
essentiellement la 3D (alors que tu n'est pas pro) et sans avoir vu le
film (ce qui est un comble)...

--
Eric.

Thomas Alexandre

unread,
Oct 1, 2009, 7:52:59 AM10/1/09
to
Mehmet a �crit :

Salut Mehmet !

> Thomas Alexandre a �crit :
>
>> C'est quand m�me assez incroyable qu'alors que nous n'avons jamais eu
>> autant de moyens (de canaux et de possibilit�s) pour nous exprimer, cette
>> expression est incroyablement pauvre et st�r�otyp�e. Avec autant de
>> moyens techniques mis � la disposition de presque-tous, on aurait pu
>> s'attendre � un foisonnement d'id�es, une sorte de vaste agora �
>> l'�chelle mondiale, y compris sur le plan artistique. Force est de
>> constater qu'il n'en est rien et que chacun semble au contraire se faire
>> le simple relai du discours ambiant (tout en croyant �tre original et
>> novateur).
>
> J'aime beaucoup ce constat, mais je serais curieux de le voir soumis �
> une sorte de test statistique.

Ce serait int�ressant bien que difficilement r�alisable.

> La "d�mocratisation" dont tu parles
> n'a-t-elle vraiment eu aucun effet d'augmentation des bonnes id�es
> concr�tisables et concr�tis�es ?

Franchement je ne pense pas. Ou tr�s peu, localement. Je pense en
particulier � nombre de musiciens qui peuvent maintenant s'autoproduire.
A-t-on plus de musiciens qu'avant ? S�rement oui, les prix des
instruments ont beaucoup baiss� (enfin pour ceux qui utilisent encore un
instrument et pas leur PC). A-t-on plus de "bons" musiciens ? Pas
l'impression. Les moyens sont plus accessibles mais le talent ne semble
pas se "d�mocratiser". Ou plut�t si, puisque tout est devenu �gal.

Et c'est bien �a le probl�me central de cette "d�mocratisation" dont on
nous rab�che les oreilles : l'�galisation totale. Y compris et surtout
en mati�re d'art, tous artistes.

> Par ailleurs, on peut raisonnablement
> affirmer, je pense, que, de toute fa�on, le foisonnement d'id�es existe,
> mais qu'il est simplement noy� sous un flot d�cupl� de productions rat�es.

C'est pr�cis�ment le drame. Bien s�r qu'il existe, forc�ment, mais il
est noy� dans l'eau du bain.

Thomas Alexandre

unread,
Oct 1, 2009, 8:14:10 AM10/1/09
to
Eric Regnier (B) a ᅵcrit :

> Tu as bien raison; le monsieur exagᅵre.
> A mon avis, il ne demande en fait qu'un peu plus d'indulgence (surtout
> quand on est pas professionnel) et un ton un peu moins pᅵremptoire
> (surtout quand on n'a pas vu l'oeuvre).

Allez, je vais m'auto-citer :

"C'est que la 3D c'est du novateur, pour sᅵr. Ceci dit, question
simulacre, je ne peux qu'ᅵtre d'accord. Quant ᅵ la sidᅵration, il
semble que ce soit effectivement l'objectif totalement assumᅵ
(dᅵcomplexᅵ qu'on dit en novlangue) de ce genre de sous-merdes."

> Parce que je te rappelle quand mᅵme que tu as traitᅵ Avatar (qui est
> l'objet de ce fil ᅵ l'origine) de "sous-merde" et ce en critiquant
> essentiellement la 3D (alors que tu n'est pas pro) et sans avoir vu le
> film (ce qui est un comble)...

Et je rappelle que je faisais rᅵfᅵrence ᅵ tous les navets passᅵs,
prᅵsents et ᅵ venir, vendus ᅵ grand coup de marketing comme un truc
ultime au-delᅵ de tout, alors qu'il est conᅵu exclusivement pour
immerger les masses dans le grand fleuve Lᅵthᅵe.

Oui, j'y inclu Avatar puisqu'il est prᅵsentᅵ comme tel par son propre
rᅵalisateur : un produit, une marque, un objet jubilatoire et franchisᅵ.

Et je ne critique mᅵme pas la sacro-sainte 3D (si chᅵre ᅵ Pipolin) mais
la 3D comme argument de vente.

Thomas Alexandre

unread,
Oct 1, 2009, 8:20:33 AM10/1/09
to
Mehmet a �crit :

> Sinon, quoi de neuf ?

J'ai essay� de t'envoyer un mail mais l'adresse que j'ai (pas celle en
.invalid hein) ne marche pas. Tu peux utiliser mon reply-to, il est valide.

Eric Regnier (B)

unread,
Oct 1, 2009, 8:37:10 AM10/1/09
to
Thomas Alexandre a ᅵcrit:

>> [...]

> Oui, j'y inclu Avatar puisqu'il est prᅵsentᅵ comme tel par son propre
> rᅵalisateur : un produit, une marque, un objet jubilatoire et
> franchisᅵ.

Ben si c'est beau et que ᅵa cartonne... et si en plus y a un minimum de
scᅵnar et une mise en scᅵne un tant soit peu rᅵflᅵchie, moi je suis
client...
On peut aimer Mozart ET Les Beatles, comme dirait je sais plus qui dans
je sais plus quoi (Love Story?...).

--
Eric.

Francois Kahn

unread,
Oct 1, 2009, 1:39:15 PM10/1/09
to
Eric Regnier (B) <e...@no-spam.fr> wrote:


> Parce que je te rappelle quand m�me que tu as trait� Avatar (qui est
> l'objet de ce fil � l'origine) de "sous-merde" et ce en critiquant

> essentiellement la 3D (alors que tu n'est pas pro) et sans avoir vu le
> film (ce qui est un comble)...

Vu que le d�bat est lanc� depuis trois semaines et qu'il a pris une
telle tournure sans que j'y contribue, je m'autorise un petit rappel :

Thomas Alexandre, qui passe irr�guli�rement sur ce forum, n'est
absolument pas un cin�phile et se contente d'intervenir pour se faire
valoir aux d�pens d'un interlocuteur qu'il suppose inexp�riment� et
novice.

Il s'est dans le cas pr�sent attaqu� � un message visiblement post� par
Muscleman sous un nom d'emprunt et qui �tait, comme Muscleman en est
coutumier, un simple copi�-coll� d'un article trouv� sur le web, post� �
seule fin de voir comment les gens r�agiraient.

Thomas Alexandre s'empare donc du message pour le tailler en pi�ces et
provoquer son interlocuteur. Sans se rendre compte qu'il tombait en fait
dans une provoc grossi�re.

R�sultat, un message caricatural, hautain et insultant auquel une tierce
personne, Pipolin, s'est oblig� de r�agir. Il s'ensuit une enfilade un
peu r�p�titive o� le jeune Thomas Alexandre r�p�te que son interlocuteur
n'y conna�t rien, que son raisonnement est faux, qu'il aime des trucs
mauvais (sur le principe) et que �a d�cr�dibilise forc�ment ses propos.

Au final, comme Pipolin ne travaille pas directement dans le milieu du
cin�ma (ce qui est d�j� bien plus que M. Thomas Alexandre), il n'aurait
aucun droit � formuler un avis recevable alors qu'il pr�tendait un peu
s'y conna�tre sur le sujet. Donc qu'il a (c'est un coup qu'il d�j� fait
des dizaines de fois) franchi les bornes.

Je pr�f�re en avertir Pipolin, Thomas Alexandre est � peu pr�s aussi
comp�tent en mati�re de cin�ma que Gilbert Montagn� en peinture. Quand
il se risque � parler de cin�ma (une fois tous les trois ou quatre ans),
on n'a droit � des citations mal dig�r�es d'autres messages post�s ici,
de comparaisons vagues et gratuites � Bergman (il ne conna�t visiblement
m�me pas son oeuvre), bref � un discours d�notant encore moins de sens
critique que ceux qu'il se pla�t � d�noncer.


Sinon, concernant le d�bat en cours ici sur l'arrestation de Roman
Polanski, la seule chose qui me vient en t�te est une citation de
"Dodgeball" : "On dirait une bande de d�biles qui essaye de baiser une
poign�e de porte".
--
FK
"In France, an average of 200 films are released each year,
over half of which are about French cinema."

Francois Kahn

unread,
Oct 1, 2009, 1:52:07 PM10/1/09
to
Eric Regnier (B) <e...@no-spam.fr> wrote:


> Parce que je te rappelle quand m�me que tu as trait� Avatar (qui est
> l'objet de ce fil � l'origine) de "sous-merde" et ce en critiquant

> essentiellement la 3D (alors que tu n'est pas pro) et sans avoir vu le
> film (ce qui est un comble)...

Vu que le d�bat est lanc� depuis trois semaines et qu'il a pris une


telle tournure sans que j'y contribue, je m'autorise un petit rappel :

Thomas Alexandre, qui passe irr�guli�rement sur ce forum, n'est
absolument pas un cin�phile et se contente d'intervenir pour se faire
valoir aux d�pens d'un interlocuteur qu'il suppose inexp�riment� et
novice.

Il s'est dans le cas pr�sent attaqu� � un message visiblement post� par
Muscleman sous un nom d'emprunt et qui �tait, comme Muscleman en est
coutumier, un simple copi�-coll� d'un article trouv� sur le web, post� �
seule fin de voir comment les gens r�agiraient.

Thomas Alexandre s'empare donc du message pour le tailler en pi�ces et
provoquer son interlocuteur. Sans se rendre compte qu'il tombait

lui-m�me dans une provoc grossi�re.

R�sultat, un message caricatural, hautain et insultant auquel une tierce

personne, Pipolin, s'est senti oblig� de r�agir. Il s'ensuit une

Thomas Alexandre

unread,
Oct 1, 2009, 4:32:39 PM10/1/09
to
On Thu, 01 Oct 2009 19:52:07 +0200, Francois Kahn wrote:

> Eric Regnier (B) <e...@no-spam.fr> wrote:
>
>

>> Parce que je te rappelle quand même que tu as traité Avatar (qui est
>> l'objet de ce fil à l'origine) de "sous-merde" et ce en critiquant

>> essentiellement la 3D (alors que tu n'est pas pro) et sans avoir vu le
>> film (ce qui est un comble)...
>

> Vu que le débat est lancé depuis trois semaines et qu'il a pris une


> telle tournure sans que j'y contribue, je m'autorise un petit rappel :
>

> Thomas Alexandre, qui passe irrégulièrement sur ce forum, n'est
> absolument pas un cinéphile et se contente d'intervenir pour se faire
> valoir aux dépens d'un interlocuteur qu'il suppose inexpérimenté et
> novice.
>
> Il s'est dans le cas présent attaqué à un message visiblement posté par
> Muscleman sous un nom d'emprunt et qui était, comme Muscleman en est
> coutumier, un simple copié-collé d'un article trouvé sur le web, posté à
> seule fin de voir comment les gens réagiraient.
>
> Thomas Alexandre s'empare donc du message pour le tailler en pièces et


> provoquer son interlocuteur. Sans se rendre compte qu'il tombait

> lui-même dans une provoc grossière.
>
> Résultat, un message caricatural, hautain et insultant auquel une tierce
> personne, Pipolin, s'est senti obligé de réagir. Il s'ensuit une
> enfilade un peu répétitive où le jeune Thomas Alexandre répète que son
> interlocuteur n'y connaît rien, que son raisonnement est faux, qu'il
> aime des trucs mauvais (sur le principe) et que ça décrédibilise
> forcément ses propos.


>
> Au final, comme Pipolin ne travaille pas directement dans le milieu du

> cinéma (ce qui est déjà bien plus que M. Thomas Alexandre), il n'aurait
> aucun droit à formuler un avis recevable alors qu'il prétendait un peu
> s'y connaître sur le sujet. Donc qu'il a (c'est un coup qu'il déjà fait


> des dizaines de fois) franchi les bornes.
>

> Je préfère en avertir Pipolin, Thomas Alexandre est à peu près aussi
> compétent en matière de cinéma que Gilbert Montagné en peinture. Quand
> il se risque à parler de cinéma (une fois tous les trois ou quatre ans),
> on n'a droit à des citations mal digérées d'autres messages postés ici,
> de comparaisons vagues et gratuites à Bergman (il ne connaît visiblement
> même pas son oeuvre), bref à un discours dénotant encore moins de sens
> critique que ceux qu'il se plaît à dénoncer.
>
>
> Sinon, concernant le débat en cours ici sur l'arrestation de Roman
> Polanski, la seule chose qui me vient en tête est une citation de
> "Dodgeball" : "On dirait une bande de débiles qui essaye de baiser une
> poignée de porte".

François, arrête, tu m'excites.

Francois Kahn

unread,
Oct 1, 2009, 5:11:00 PM10/1/09
to
Thomas Alexandre <thomas.a...@no.invalid> wrote:


> Fran�ois, arr�te, tu m'excites.

Tu ne m'avais pas killfil� ?

Et � propos de killfile, pour quel motif me citer en entier ? (*)


--
FK
"In France, an average of 200 films are released each year,
over half of which are about French cinema."

(*) C'est une question rh�torique

Thomas Alexandre

unread,
Oct 1, 2009, 5:58:11 PM10/1/09
to
On Thu, 01 Oct 2009 23:11:00 +0200, Francois Kahn wrote:

> Thomas Alexandre <thomas.a...@no.invalid> wrote:
>
>
>> François, arrête, tu m'excites.
>
> Tu ne m'avais pas killfilé ?

Si. Mais tous les ans je vide mon kill-file.
Bonne année, au fait.

> Et à propos de killfile, pour quel motif me citer en entier ? (*)

Parce que ta déclaration d'amour m'a bouleversé, grand fou.

Francois Kahn

unread,
Oct 1, 2009, 6:14:52 PM10/1/09
to
Thomas Alexandre <thomas.a...@no.invalid> wrote:

> > Et � propos de killfile, pour quel motif me citer en entier ? (*)
>
> Parce que ta d�claration d'amour m'a boulevers�, grand fou.

Normalement ce genre de propos ironique se voulant machiav�lique devrait
�tre accompagn� dans une sc�ne de film par du Wagner ou du Stravinsky
mais dans le cas pr�sent on ne pourrait trouver plus adapt� que du
Manowar ou du Licence IV.

Allez, remets-moi dans ton killfile, j'avais oubli� � quel point tu
�tais un interlocuteur m�diocre, avec ou sans citation de seconde main
de C�line.
--
FK
"Alors Massu ? Toujours aussi con ?
- Toujours con, toujours gaulliste, mon g�n�ral"

robby

unread,
Oct 1, 2009, 6:23:37 PM10/1/09
to
Thomas Alexandre a �crit :
> On Sun, 27 Sep 2009 19:39:58 +0200, robby wrote:
>> Thomas Alexandre a �crit :

>>> Oh, je ne nie pas que techniquement il y a une �volution. Le


>>> probl�me c'est l'utilisation pertinente de ces "avanc�es"
>>> techniques. Et l� c'est maigre. Autant en terme de quantit� on
>>> assiste effectivement � de la production en masse, autant en terme
>>> de qualit� c'est d'un vide abyssal.

>> on peut dire �a de toutes les epoques, et de toutes les techniques. On
>> ne voit d'hier que ce qui en est rest�.

> Et non, on ne peut pas dire �a de toutes les �poques. L'in�dit c'est le
> ph�nom�ne de masse, la "d�mocratisation" qu'on dit en novlangue, o�
> chacun peut s'autod�clarer artiste, s'autoproduire et s'autodiffuser.
> C'est quand m�me assez incroyable qu'alors que nous n'avons jamais eu
> autant de moyens (de canaux et de possibilit�s) pour nous exprimer, cette
> expression est incroyablement pauvre et st�r�otyp�e. Avec autant de
> moyens techniques mis � la disposition de presque-tous, on aurait pu
> s'attendre � un foisonnement d'id�es, une sorte de vaste agora �
> l'�chelle mondiale, y compris sur le plan artistique. Force est de
> constater qu'il n'en est rien et que chacun semble au contraire se faire
> le simple relai du discours ambiant (tout en croyant �tre original et
> novateur).

je ne suis pas d'accord.
cf par ex le web: au milieu du xillion de pages merdiques, il y a plein
de perles, modestes ou carr�ment belles, faites par des inconnus, en une
quantit� bien plus grande qu'aucune �poque n'a jamais permis a la
population de cr��er.

Par ailleurs, meme si ca n'etait pas le cas, ce qui compte, c'est qu'il
n'y ait pas moins de belles oeuvres qu'aux autres g�n�ration; le fait
qu'il y ait un angouement populaire me semble accessoire � ce point.


par ailleurs, �a me semble un exercice assez souvent rat� de deviner
contemporainement de ce qui passera a la post�rit�. Les grandes oeuvres
(meme en cin�ma) ne l'ont pas tj �t� consid�r� telles � leur sortie (cf
des films "cultes" comme blade runner...).

--
Fabrice

Mehmet

unread,
Oct 1, 2009, 7:50:53 PM10/1/09
to
Francois Kahn a �crit :

> Vu que le d�bat est lanc� depuis trois semaines et qu'il a pris une
> telle tournure sans que j'y contribue, je m'autorise un petit rappel :

C'est justement �a le probl�me : que tu t'autorises (formulation dont tu
es somme toute coutumier) des choses que tu d�fends � des interlocuteurs
que tu abhorres ; ce qui fragilise consid�rablement la coh�rence de ta
ligne de conduite sur ce forum.

H�las, j'ai l'impression que ces �changes sont un �ternel recommencement
alors que je me disais qu'on allait pour une fois �viter cette redite.

D'ailleurs, il ne manquerait plus que Yoxoman intervienne pour me lancer
une vanne � la figure pour que la boucle soit boucl�e.

> Sinon, concernant le d�bat en cours ici sur l'arrestation de Roman
> Polanski, la seule chose qui me vient en t�te est une citation de
> "Dodgeball" : "On dirait une bande de d�biles qui essaye de baiser une
> poign�e de porte".

Ce dernier paragraphe me laisse tr�s perplexe au regard de la coh�rence
dont je parle plus haut.

Mehmet

Francois Kahn

unread,
Oct 2, 2009, 3:54:39 AM10/2/09
to
Mehmet <mehme...@skynet.invalid> wrote:

> Francois Kahn a �crit :
>
> > Vu que le d�bat est lanc� depuis trois semaines et qu'il a pris une
> > telle tournure sans que j'y contribue, je m'autorise un petit rappel :
>
> C'est justement �a le probl�me : que tu t'autorises (formulation dont tu
> es somme toute coutumier) des choses que tu d�fends � des interlocuteurs
> que tu abhorres ; ce qui fragilise consid�rablement la coh�rence de ta
> ligne de conduite sur ce forum.

Mais je m'en fous compl�tement de la coh�rence de ma ligne de conduite.
Tu crois que tous les matins je me regarde dans la glace et je me dis
"Ah, Fran�ois, faut que tu sois coh�rent dans ta ligne de conduite" ?

Ce que je vois, c'est un type se faire injustement �triller au terme
d'un troll p�niblement d�ploy� sur trois semaines (et auquel tu as �t�
infoutu de r�agir, malgr� la tonne de provoc dans chaque message de
Thomas). Pipolin a forc�ment ma sympathie. Thomas Alexandre qui aurait
pu r�ellement �lever le d�bat plut�t de dire qu'il aimerait �lever le
d�bat, qui aurait pu mentionner au moins un ou deux films pour nourrir
ses arguments, ne l'a pas fait et il s'est born� � agir exactement comme
il l'avait d�j� fait � de multiples reprises.

Grosso modo, tu me reproches de d�truire ton illusion na�ve de vivre
dans un monde de Bisounours et ne pas �tre dot� de bonnes intentions. Ce
que je reproche � Thomas c'est moins d'�tre un troll que d'�tre un troll
m�diocre. Le genre de type qui va citer une citation de Kierkegaard en
�tant incapable d'orthographier correctement le nom deux fois d'affil�e.
Sur ce point, je suis "coh�rent", les bons trolls courts m'amusent, un
"troll" de Thomas Alexandre qui consiste � pilonner une cible suppos�e
facile ne m�rite pas de vivre aussi longtemps.


>
> H�las, j'ai l'impression que ces �changes sont un �ternel recommencement
> alors que je me disais qu'on allait pour une fois �viter cette redite.

Pour Pipolin, �a n'est pas une redite. Et je pr�f�re lui dire que Thomas
n'est pas (du moins � mes yeux) un cin�phile et que l'attitude dont il a
�t� l'objet n'est pas repr�sentative des cin�philes, simplement de celle
d'un type qui cherchait � se foutre de sa gueule.

Tu parles de recommencement, moi je vois �a sous l'angle de la cloture.
Et effectivement, Thomas Alexandre a aussit�t bott� en touche en citant
l'int�gralit� de mon message dans sa non-r�ponse, ce qui est une fa�on
transparente d'inciter quelqu'un d'autre qui serait de passage sur frcd
et qui m'aurait mis dans son killfile � le lire et � y r�pondre.
J'esp�re que tu as vu la manoeuvre grossi�re et que tu pr�pares aussi un
message � Thomas pour lui reprocher d'activer un engrenage dangereux.
Non ? Ah bon ?

>
> D'ailleurs, il ne manquerait plus que Yoxoman intervienne pour me lancer
> une vanne � la figure pour que la boucle soit boucl�e.
>
> > Sinon, concernant le d�bat en cours ici sur l'arrestation de Roman
> > Polanski, la seule chose qui me vient en t�te est une citation de
> > "Dodgeball" : "On dirait une bande de d�biles qui essaye de baiser une
> > poign�e de porte".
>
> Ce dernier paragraphe me laisse tr�s perplexe au regard de la coh�rence
> dont je parle plus haut.

Vu la masse de platitudes et d'id�es d�j� bien ancr�es lanc�es de part
et d'autre sur Polanski, il serait tentant de s'y lancer et de balancer
un coup de pied dans ce cloaque. Toutefois, en dehors de quelques
remarques pertinentes d'Olivier Paquet (en particulier pourquoi d�fendre
Polanski plut�t que Jean-Luc Lahaye ?), c'est un de ces d�bats o� chacun
ne cherche qu'� marteler une position et o� avoir raison se limite �
gueuler plus fort que la personne � laquelle on r�pond. Il n'y aurait
donc aucun int�r�t � s'engluer dans le thread en question tandis qu'une
remarque venue de l'ext�rieur a plus de chance d'�tre lue et d'�tre
efficace.

Et effectivement, vu de loin, �a ressemble � une bande de d�biles
essayant de baiser une poign�e de porte.

Thomas Alexandre

unread,
Oct 2, 2009, 4:44:13 AM10/2/09
to
Francois Kahn a �crit :

> Thomas Alexandre <thomas.a...@no.invalid> wrote:
>
>>> Et � propos de killfile, pour quel motif me citer en entier ? (*)
>> Parce que ta d�claration d'amour m'a boulevers�, grand fou.
>
> Normalement ce genre de propos ironique se voulant machiav�lique (...)

Il n'y a aucune ironie, encore moins de machiav�lisme. Ton post m'a
r�ellement �mu, tu ne m'as pas oubli� et visiblement je t'ai beaucoup
manqu�.

> Allez, remets-moi dans ton killfile,

Pas cette fois mon ch�ri.

> j'avais oubli� � quel point tu
> �tais un interlocuteur m�diocre,

Mais non, tu t'en souvenais parfaitement. C'est m�me �a qui m'�meut.

> avec ou sans citation de seconde main
> de C�line.

Oui, c'est triste, je n'ai pu l'avoir de C�line lui-m�me. J'ai du me
contenter du livre de poche.

Thomas Alexandre

unread,
Oct 2, 2009, 5:01:23 AM10/2/09
to
robby a �crit :
> Thomas Alexandre a �crit :

>> Et non, on ne peut pas dire �a de toutes les �poques. L'in�dit c'est le
>> ph�nom�ne de masse, la "d�mocratisation" qu'on dit en novlangue, o�
>> chacun peut s'autod�clarer artiste, s'autoproduire et s'autodiffuser.
>> C'est quand m�me assez incroyable qu'alors que nous n'avons jamais eu
>> autant de moyens (de canaux et de possibilit�s) pour nous exprimer, cette
>> expression est incroyablement pauvre et st�r�otyp�e. Avec autant de
>> moyens techniques mis � la disposition de presque-tous, on aurait pu
>> s'attendre � un foisonnement d'id�es, une sorte de vaste agora �
>> l'�chelle mondiale, y compris sur le plan artistique. Force est de
>> constater qu'il n'en est rien et que chacun semble au contraire se faire
>> le simple relai du discours ambiant (tout en croyant �tre original et
>> novateur).
>
> je ne suis pas d'accord.
> cf par ex le web: au milieu du xillion de pages merdiques, il y a plein
> de perles, modestes ou carr�ment belles, faites par des inconnus, en une
> quantit� bien plus grande qu'aucune �poque n'a jamais permis a la
> population de cr��er.

Curieusement je ne vois pas de d�saccord. Les perles existent �videmment
et il y en a s�rement plus qu'� aucune �poque, tout le probl�me �tant
qu'elles sont noy�es dans le bruit (et quel vacarme !). La
"d�mocratisation" des moyens d'expression favorise bien plus le bruit
que l'accouchement de perles - contrairement � ce qu'on essaie de nous
vendre id�ologiquement sous le terme de "d�mocratisation".

> Par ailleurs, meme si ca n'etait pas le cas, ce qui compte, c'est qu'il
> n'y ait pas moins de belles oeuvres qu'aux autres g�n�ration; le fait
> qu'il y ait un angouement populaire me semble accessoire � ce point.

Comment �a ?

> par ailleurs, �a me semble un exercice assez souvent rat� de deviner
> contemporainement de ce qui passera a la post�rit�. Les grandes oeuvres
> (meme en cin�ma) ne l'ont pas tj �t� consid�r� telles � leur sortie (cf
> des films "cultes" comme blade runner...).

Oh, je ne me lance pas dans cet exercice de divination. Je note
simplement le nombre incalculable de "d�j� culte" qui disparaissent du
paysage en quelques mois.

Thomas Alexandre

unread,
Oct 2, 2009, 1:39:15 PM10/2/09
to
Eric Regnier (B) a ᅵcrit :
> Thomas Alexandre a ᅵcrit:
>
>>> [...]
>
>> Oui, j'y inclu Avatar puisqu'il est prᅵsentᅵ comme tel par son propre
>> rᅵalisateur : un produit, une marque, un objet jubilatoire et franchisᅵ.
>
> Ben si c'est beau et que ᅵa cartonne... et si en plus y a un minimum de
> scᅵnar et une mise en scᅵne un tant soit peu rᅵflᅵchie, moi je suis
> client...

Mieux vaut un bon block' qu'un mauvais block'. Ceci dit, ᅵa reste un block'.

> On peut aimer Mozart ET Les Beatles, comme dirait je sais plus qui dans
> je sais plus quoi (Love Story?...).

On peut prendre du plaisir ᅵ ᅵcouter les deux, tout cela est d'ailleurs
indiscutable. Personne ne va vous coller un flingue sur la tempe en vous
hurlant "non, tu n'aimes pas Les Beatles, AVOUE !". C'est inepte.

En revanche chercher ᅵ les mettre sur le mᅵme plan, pour le coup, c'est
sujet ᅵ dᅵbat. Et sans flingue.

--
"Ce qu'il faut au fond pour obtenir une espᅵce de paix avec les hommes,
(...) c'est leur permettre en toutes circonstances, de s'ᅵtaler, de se
vautrer parmi les vantardises niaises. Il n'y a pas de vanitᅵ
intelligente. C'est un instinct." - Cᅵline

robby

unread,
Oct 3, 2009, 5:49:16 AM10/3/09
to
Thomas Alexandre a �crit :
> robby a �crit :

>> je ne suis pas d'accord.
>> cf par ex le web: au milieu du xillion de pages merdiques, il y a
>> plein de perles, modestes ou carr�ment belles, faites par des
>> inconnus, en une quantit� bien plus grande qu'aucune �poque n'a jamais
>> permis a la population de cr��er.
>
> Curieusement je ne vois pas de d�saccord. Les perles existent �videmment
> et il y en a s�rement plus qu'� aucune �poque, tout le probl�me �tant
> qu'elles sont noy�es dans le bruit (et quel vacarme !). La
> "d�mocratisation" des moyens d'expression favorise bien plus le bruit
> que l'accouchement de perles - contrairement � ce qu'on essaie de nous
> vendre id�ologiquement sous le terme de "d�mocratisation".

en quoi est-ce un probl�me ?

si, dans le cas pr�sent, le nombre absolu de cr�ations valables
augmente, c'est un progres civilisationnel en soi !

ensuite, l'outils vient d'apparaitre (a peu de choses pres, nous somme
tous des debutants ou l'etions recemment, une bande etroite de la
pyramide des ages est concern�e, et l'outil d'il y a 3 ans nous
paraitrait inutilisable). C'est un peu comme si on venait d'inventer le
feutre. Attendons qu'une generation soit pass�e pour juger du potentiel
d'appropriation creative de l'outil par la population ! mais il restera
forc�ment des scories d'apprentissage, de la mediocrit� moyenne: so what ?


> Oh, je ne me lance pas dans cet exercice de divination. Je note
> simplement le nombre incalculable de "d�j� culte" qui disparaissent du
> paysage en quelques mois.

idem, regarde qui parle. je n'attend pas du marketing ou du journaliste
a courte vue de decid� de ce qui sera ou non culte.


--

Fabrice

Message has been deleted

robby

unread,
Oct 4, 2009, 3:12:25 PM10/4/09
to
Yannick Rolandeau a �crit :

> On Sat, 03 Oct 2009 11:49:16 +0200, robby <m...@pla.net> wrote:
>
>> en quoi est-ce un probl�me ?
>> si, dans le cas pr�sent, le nombre absolu de cr�ations valables
>> augmente, c'est un progres civilisationnel en soi !
>
> Il y a un truc d�sagr�able, c'est de constater que notre �poque n'est pas
> plus int�ressante que les pr�c�dentes

�a c'est l'autre type que �a g�ne. moi je n'ai rien dit de tel.
Par ailleurs, sur l'exemple que je donne, il y a meme progres.
simplement il faut savoir regarder avec les bonnes lunettes.

> Alors pour une perle, on d�fend tel outil technologique au d�triment d'une
> centaine de catastrophes

quel rapport avec la choucroute ?

> sans compter que la nouveaut� technologique
> �merveille par son illusion de perfection notre imperfection naturelle.

sur les technos dont on parlait ici, il n'y a "perfection" qu'a la
mesure de l'humain qui manipule l'outil (rien de nouveau sous le soleil).


> L'autre illusion est de croire que si tout le monde �crit, la cr�ation
> artistique va augmenter.

c'est l'autre qui se plaint que ce ne soit pas le cas.
Par ailleurs, il se peut que neanmoins la creation interessante totale
augmente effectivement un peu.

> Je pense que c'est tout � faire le contraire.

il y aurais moins d'ecrivains ???

>> ensuite, l'outils vient d'apparaitre (a peu de choses pres, nous somme
>> tous des debutants ou l'etions recemment, une bande etroite de la
>> pyramide des ages est concern�e, et l'outil d'il y a 3 ans nous
>> paraitrait inutilisable). C'est un peu comme si on venait d'inventer le
>> feutre. Attendons qu'une generation soit pass�e pour juger du potentiel
>> d'appropriation creative de l'outil par la population ! mais il restera
>> forc�ment des scories d'apprentissage, de la mediocrit� moyenne: so what ?
>

> Comme si personne ne savait que tel effet entra�ne telle cause. Surtout par
> des outils technologiques qui font perdre le rapport au temps et � l'oubli
> de soi.

j'ai rien compris.
faire un blog plutot que regarder Dalas a la t�l�, c'est n�gatif dans le
sens de perdre le rapport au temps et � l'oubli de soi?

> Le Monde : Amy envoie une lettre au "New York Times" o� elle pr�dit la fin
> de l'�re litt�raire : "Il fut un temps o� les gens intelligents se
> servaient de la litt�rature pour r�fl�chir. Ce temps ne sera bient�t plus."
> Est-ce votre avis ?
> PR : Oui, je pense que, d�sormais, les gens qui lisent et �crivent sont une
> survivance, presque des fant�mes.
> Certes, il y a encore quelques personnes
> qui lisent vraiment, mais elles sont rares.

encore un litt�raire qui ne sait pas faire la diff�rence entre nombre
absolu et pourcentage.

autant dire qu'il y a moins d'athletes en France parceque tout le monde
fait du sport. �a n'est pas parceque la proportion baisse (suite a
angouement) que le nombre de l'�lite baisse.


> Lire ce n'est pas acheter des
> livres et tourner les pages. Lire demande une tr�s singuli�re
> concentration. Alors il est plus facile de renoncer et de s'amuser avec
> tous les gadgets technologiques qui existent aujourd'hui, toutes les
> distractions auxquelles on peut avoir acc�s sur son ordinateur, son iPhone,
> etc."

�a vaut bien les conneries dites par B.Pivot pour argumenter de la
baisse de la lecture en s'appuyant sur une stat de la baisse du chiffre
d'affaire des beaux livres et dictionnaires. (je vous laisse lister le
cumuls de biais).


>> idem, regarde qui parle. je n'attend pas du marketing ou du journaliste
>> a courte vue de decid� de ce qui sera ou non culte.
>

> Comme par hasard. Le relativisme culturel est un aubaine pour le
> n�o-lib�ralisme puisqu'� chacun ses go�ts et ses couleurs, l'industrie peut
> produire tout et n'importe quoi.

rien compris. quel rapport avec ce que je dit ?
--

Fabrice

Mehmet

unread,
Oct 7, 2009, 5:16:10 AM10/7/09
to
Thomas Alexandre a �crit :

> J'ai essay� de t'envoyer un mail mais l'adresse que j'ai (pas celle en
> .invalid hein) ne marche pas. Tu peux utiliser mon reply-to, il est valide.

Mon mail m'est revenu aussi, Thomas. Pourtant, j'ai r�pondu � l'adresse
"r�ponse �", en effet. Un complot ?

Mehmet

Mehmet

unread,
Oct 7, 2009, 5:18:44 AM10/7/09
to
Francois Kahn a �crit :

> Mais je m'en fous compl�tement de la coh�rence de ma ligne de conduite.

D'accord. Je pense avoir dit ce que j'ai dit avec suffisamment de
clart�. Tant pis.

Mehmet

Thomas Alexandre

unread,
Oct 10, 2009, 3:35:56 AM10/10/09
to
Mehmet a �crit :

> Mon mail m'est revenu aussi, Thomas. Pourtant, j'ai r�pondu � l'adresse
> "r�ponse �", en effet.

Alors l� je ne comprends pas, mon reply-to est pourtant valide vu le
nombre de spams que je re�ois dessus.

> Un complot ?

C'est la seule explication *rationnelle*.

--
"Ce qu'il faut au fond pour obtenir une esp�ce de paix avec les hommes,
(...) c'est leur permettre en toutes circonstances, de s'�taler, de se
vautrer parmi les vantardises niaises. Il n'y a pas de vanit�
intelligente. C'est un instinct." - C�line

sacha martinetti-levy

unread,
Oct 13, 2009, 10:47:32 PM10/13/09
to
In ref :<4ac63a03$0$9965$426a...@news.free.fr>,
Thomas Alexandre <thomas.a...@no.invalid> a transmis ceci :

> Mieux vaut un bon block' qu'un mauvais block'. Ceci dit, �a reste un
> block'.

Ca...

>> On peut aimer Mozart ET Les Beatles, comme dirait je sais plus qui
>> dans je sais plus quoi (Love Story?...).

> On peut prendre du plaisir � �couter les deux, tout cela est


> d'ailleurs indiscutable. Personne ne va vous coller un flingue sur la
> tempe en vous hurlant "non, tu n'aimes pas Les Beatles, AVOUE !".
> C'est inepte.

Ca...

> En revanche chercher � les mettre sur le m�me plan, pour le coup,
> c'est sujet � d�bat. Et sans flingue.

C'est un d�bat d'une complexit� redoutable en ce qui concerne le parall�le
Mozart/Beatles.
Je veux dire qu'il est plus facile actuellement de pondre une sonatine
mozartienne lambda qu'une nouvelle m�lodie des Fab Four.

Il faut de plus distinguer la relation hi�rarchique qui s'�tablit
naturellement - lorsqu'on sait les exigences - entre le niveau inou� des
interpr�tes classiques, d'autant plus lorsqu'ils sont en bande, parfois �
60, 80, ou 130 - et celui des musiciens de groupes.

M�me si certains sont sortis des m�mes conservatoires avec la m�me technique
(plus qu'on ne le croit), et qu'au contraire, beaucoup des plus �minents
jazzmen et inventeurs de formes de musique respect�es et jou�es par les
m�mes classiques sont ou �taient (�taient, surtout, malheureusement, les
choses changent) de parfaits g�nies incultes en mati�re de solf�ge.

D'ailleurs, on peut estimer � plusieurs centaines de millions, les gens qui
ont eu acc�s au solf�ge. Les cr�ateurs int�ressants sont, m�me d�perdition
drastique et classique des rencontres manqu�es, bien plus rares... Je veux
dire que la perfection de l'interpr�tation classique, le travail associ�, ne
doivent pas masquer la geste purement cr�ative. Tu peux interpr�ter avec les
meilleurs instrumentistes du monde, le trenti�me classique de la liste du
XVIIIe que ce sera absolument magnifique � �couter. Mais ce sont les
instrumentistes qui auront fait illusion, et sur une cha�ne, ce sera chiant
la seconde fois.

Nous avons assez parl� tous les deux d'Hendrix ou d'autres. Coltrane en
seule fois il y a un peu moins de 50 ans souffle et propulse le jazz en un
instant hors de l'atmosph�re.

Mon but n'�tait pas (il faudrait des pl�iades) de d�boulonner qui que ce
soit, et certainement pas l'ami aim� Amadeus. Ni �videmment de c�der � un
relativisme de facilit�. C'est compliqu�, c'est tout bordelllll !

Pi j'm'en fous. J'ai bient�t 50 ans de musique, et selon des lois
nouvellement acquises, je dis ce que je veux de mon domaine d'expertise.


--

Sacha


Thomas Alexandre

unread,
Oct 14, 2009, 8:58:33 AM10/14/09
to
On Wed, 14 Oct 2009 04:47:32 +0200, sacha martinetti-levy wrote:

> In ref :<4ac63a03$0$9965$426a...@news.free.fr>,
> Thomas Alexandre <thomas.a...@no.invalid> a transmis ceci :

>> En revanche chercher à les mettre sur le même plan, pour le coup,
>> c'est sujet à débat. Et sans flingue.
>
> C'est un débat d'une complexité redoutable en ce qui concerne le parallèle

> Mozart/Beatles.
> Je veux dire qu'il est plus facile actuellement de pondre une sonatine

> mozartienne lambda qu'une nouvelle mélodie des Fab Four.

Oh, je te le concède. Que ce soit d'une complexité redoutable par
contre, je ne sais pas. Tout dépend comment sont posées les choses.
Cherche-t-on à hiérarchiser les deux ? dans quel but ? Je passe sur
l'aspect relativiste de la chose (même si on se fendrait bien la poire à
relire "Rabelais à Rabelaisland" de l'ami Muray).

Bon, les hiérarchiser, je veux bien, et c'est d'ailleurs une évidence.
La complexité me semble arriver juste après : on en fait quoi de cette
hiérarchie ? C'est là, à mon sens que ça se corse. Parce que si on
colle, au hasard, Ligeti et Hendrix dans la balance, ça penche forcément
d'un côté, toujours le même. Au fond c'est injuste et c'est même
ingrat de les comparer. Ils n'évoluent pas dans les mêmes champs et
chercher à les faire jouer dans la même cour me paraît une
démarche stérile.

On peut aimer (au sens du beau, pas de l'agréable) les deux. Dire que
l'un est supérieur à l'autre est une évidence, mais il s'agirait pas
d'oublier l'importance de l'autre non plus et de quoi on parle. C'est que
c'est malheureusement souvent teinté d'idéologie (au sens péjoratif) ce
genre de constat. La complexité, à mon sens, elle est là.

> Il faut de plus distinguer la relation hiérarchique qui s'établit
> naturellement - lorsqu'on sait les exigences - entre le niveau inouï
> des interprètes classiques, d'autant plus lorsqu'ils sont en bande,
> parfois à 60, 80, ou 130 - et celui des musiciens de groupes.

Ca ...

> Même si certains sont sortis des mêmes conservatoires avec la même


> technique (plus qu'on ne le croit), et qu'au contraire, beaucoup des

> plus éminents jazzmen et inventeurs de formes de musique respectées et
> jouées par les mêmes classiques sont ou étaient (étaient, surtout,
> malheureusement, les choses changent) de parfaits génies incultes en
> matière de solfège.

C'est vrai aussi et c'est encore plus rare.

> D'ailleurs, on peut estimer à plusieurs centaines de millions, les gens
> qui ont eu accès au solfège. Les créateurs intéressants sont, même
> déperdition drastique et classique des rencontres manquées, bien plus
> rares... Je veux dire que la perfection de l'interprétation classique,
> le travail associé, ne doivent pas masquer la geste purement créative.

Voilà. Ceci dit, ça clarifie certes les choses (et c'est important) mais
ça n'enlève rien au constat : certaines oeuvres (créativité donc) sont
plus denses et ont plus de portée que d'autres.

Maintenant, est-ce que, parce que la musique d'Hendrix ou de Tom Waits
est moins denses que celle de Ligeti ou Bartok, elles n'ont pas
d'importance, de place ou d'envergure ? Non, bien sûr que non.

> Tu peux interpréter avec les meilleurs instrumentistes du monde, le
> trentième classique de la liste du XVIIIe que ce sera absolument
> magnifique à écouter. Mais ce sont les instrumentistes qui auront fait
> illusion, et sur une chaîne, ce sera chiant la seconde fois.

Ha ha ha !

> Nous avons assez parlé tous les deux d'Hendrix ou d'autres. Coltrane en


> seule fois il y a un peu moins de 50 ans souffle et propulse le jazz en

> un instant hors de l'atmosphère.

Et oui.

> Mon but n'était pas (il faudrait des pléiades) de déboulonner qui que
> ce soit, et certainement pas l'ami aimé Amadeus. Ni évidemment de
> céder à un relativisme de facilité. C'est compliqué, c'est tout
> bordelllll !

Justement ! Oui c'est plus compliqué que ça en a l'air. C'est
précisément ça qui m'agace dans cette sorte de simplification
relativiste totale : on peut aimer de tout, sous-entendu tout se vaut à
l'aune de mon nombril sensible (la belle affaire). C'est une horrible
manière d'évacuer à peu de frais cette question pas mince de la
hiérarchie et surtout de ce qu'on en fait.

Car au fond, le relativisme est une hiérarchie et elle a un but : rendre
tout égal.

> Pi j'm'en fous. J'ai bientôt 50 ans de musique, et selon des lois


> nouvellement acquises, je dis ce que je veux de mon domaine d'expertise.

T'as raison ma Brenda.

--
"Ce qu'il faut au fond pour obtenir une espèce de paix avec les hommes,
(...) c'est leur permettre en toutes circonstances, de s'étaler, de se
vautrer parmi les vantardises niaises. Il n'y a pas de vanité
intelligente. C'est un instinct." - Céline

sacha martinetti-levy

unread,
Oct 14, 2009, 3:15:09 PM10/14/09
to
In ref :<2odec5dsksp97ok4h...@4ax.com>,
Yannick Rolandeau <yr...@yrol.invalid> a transmis ceci :

> On Sat, 03 Oct 2009 11:49:16 +0200, robby <m...@pla.net> wrote:
>

>> en quoi est-ce un probl�me ?
>> si, dans le cas pr�sent, le nombre absolu de cr�ations valables
>> augmente, c'est un progres civilisationnel en soi !
>

> Il y a un truc d�sagr�able, c'est de constater que notre �poque n'est

> pas plus int�ressante que les pr�c�dentes, surtout en plus qu'on y
> vit, et que l'on n'arr�te pas de traiter de pass�iste ceux qui
> pensent que le pass� �tait plus vivable en oubliant ceux qui adulent
> le pr�sent, ce qui est le m�me processus : l'adulation aveugle d'une
> �poque. Il faut donc se rassurer � ce que notre �poque soit un
> "progr�s"ou du moins qu'elle en est l'allure. Alors pour une perle,


> on d�fend tel outil technologique au d�triment d'une centaine de

> catastrophes sans compter que la nouveaut� technologique �merveille
> par son illusion de perfection notre imperfection naturelle.

Il y a un moyen de revenir dans le temps afin de dresser des statistiques
humaines, tr�s impr�cis certes, mais qui a tout de m�me le m�rite d'exister
: Le d�veloppement technique est h�t�rog�ne au plan plan�taire. Les
disparit�s de d�veloppement sont dans le m�me temps assimilables � une forme
d'�chelle temporelle, du moins au plan technologique. Echelle qui plonge
assez loin dans le pass�, m�me si �videmment, le mod�le n'est pas lin�aire,
et qu'il faut r�duire le bruit, issu par exemple des disparit�s sociales,
religieuses, voire plus profond�ment civilisationnelles (les tribus
amazoniennes, les Papous etc..)

Et les �tudes ne manquent pas : Les territoires occidentaux sont en t�te des
endroits o� les gens se plaignent de leurs malheurs, de leur incapacit�
d'�tre heureux.
D�sol� pour les sources, je n'ai pas not�, mais c'est s�rieux, r�cent, et
devrait �tre facile � trouver. L�, j'ai en plus la grippe A la con (vrai).
La flemme donc.

Qu'on ne fasse pas le proc�s � ces �tudes d'oublier les champs de guerre, de
famine, d'arbitraire politique aigu. Ce sont des stats qui concernent
�videmment les lieux �pargn�s par ces terreurs, et les questions, portant
sur le sentiment d'�tre heureux, sont simples et ont �t� pos�es dans de
multiples strates un peu partout.

Oui, ces gens (ceux qui ont connaissance de notre existence) se
d�localisent, r�vent de chez nous. Il y a donc un manque. Mais il faut dire
que la pub pour l'occident est irr�sistible, les mythes de r�ussite se sont
abattus depuis longtemps sur leurs terres comme des nuages de sauterelles,
le lobbying des passeurs est puissant, mais plus puissant encore, le nerf du
/mieux/.
L'illusion qu'on conservera ses pr�rogatives tout en acc�dant � beaucoup
plus de richesses. Le miroir aux alouettes, le pot de miel au centre du
pi�ge, le savetier et le financier, il faut faire simple, parce que pour une
fois, c'est plut�t simple.

C'est comme si les occidentaux (dont certains sont - en vingt ans, ce n'est
pas un mince retournement - attir�s par le "miracle chinois") avaient sous
le nez, quelque part, une civilisation du XXVe si�cle, � la Buck Rogers, et
qu'il suffisait de le d�cider pour y aller voir, vivre dans le futur et la
richesse, puis revenir avec un bon pactole, plein d'aventures, du cash, des
artefacts quasiment extra-terrestres, des connaissances dingues, et la
certitude avec tout �a de devenir un people - au minimum - local.

Tiens :

Je viens de voir un reportage sur des appareils photo : le progr�s est
l'appareil qui attend que tout le monde sourie pour prendre le clich�. Un
gentil progr�s � usage des r�unions de famille, et certainement le tout
d�but d'une atrocit� dont les algorithmes serviront au films de propagandes
dont il ne sera m�me plus la peine de modifier (avec le risque que cela se
voit) les originaux.

Mais avec le mim�tisme du sourire people, bien plus efficace que le sourire
obligatoire ou le t�l�contr�le de nos zygomatiques, je ne sais pas si ces
techniques ne sont pas, d�j�, une perte d'�nergie. Nous sommes d�j� plus
loin, beaucoup plus loin.

"Souriez, le petit oiseau va sortir !", est devenu : "Faites ce que vous
voulez, la grosse bite va vous mettre !"

Oui, c'est gras. Mais bien moins que la vaseline g�n�rale, produite en
barils.


--

Sacha


Chaouen

unread,
Oct 15, 2009, 6:36:12 AM10/15/09
to
sacha martinetti-levy a �crit :

>"Souriez, le petit oiseau va sortir !", est >devenu : "Faites ce que vous
>voulez, la grosse bite va vous mettre !"

:)
Gras sans doute, mais pas plus que �a :
http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/giacometti-sa-societe-ami-de-63223


sacha martinetti-levy

unread,
Oct 17, 2009, 9:25:14 PM10/17/09
to
In ref :<4ad6fb22$0$899$ba4a...@news.orange.fr>,
Chaouen <parlemoipropre@�pic�tou.barre> a transmis ceci :

Ouaip. Et gasp...

--

Sacha


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