Bonjour
Je ne connais en fait que les quarts à 3, sauf exception (avec Yann). Et je
dirais que tout dépend de l'équipier et de la fatigue accumulée ou non.
En ce qui concezrne la fatigue, je me référerais à ce que m'avait dit
Lapache il y a bien longtemps, quand j'ai commencé les convoyages Toulon
Athènes: "le plus que tu peux dormir entre tes quarts, le mieux c'est."
Même s'il n'est pas toujours facile - ou compris par les autres - d'aller
se mettre en couchette entre les quarts et de dormir, cela peut sde révéler
bien utile (d'être reposé) le jour où il faudra barrer (et je dis bien:
barrer) 6 ou 8 ou 10 h d'affilée poar mauvais temps.
Je pense aussi qu'il faut pouvoir adapter le temps de quart aux
circonstances: météo ou période de l'année. 3h semble une bonne durée. 2h
c'est très court par beau temps, juste bien par mauvais temps; 4h c'est
souvent long même par beau temps, et encore pire de nuit et en hiver (je
veux dire en dehors de l'été). De plus, une durée impaire permet de varier
les heures de quart d'un jour sur l'autre.
Considérer aussi qu'une durée trop longue sans événement est encore plus
longue et plus fatigante; l'attention se relâche vite, surtout avec des
bateaux au cockpit abrité et avec pilote (j'ai longtemps navigué en
convoyage sans pilote et sans capote ou pare-brise). Quand il fait froid
aussi, le temps s'étire désespérément.
A deux, je dirais 3h: cela permet quand même de bien dormir entre les
quarts; on peut aussi avoir 1h de quart commun (2h seul 1h à deux pour le
1er; 1h en commun puis 2h seul pour le 2e; ce qui revient pour chacun à
faire 2h seul) en cas de météo difficile.
Par ailleurs, si le temps est vraiment très mauvais, et l'équipage
préalablement bien reposé, il me semble préférable que tout le monde soit
éveillé, même si pas à la manoeuvre.
Mais je parle de tout cela en considérant que mon expérience était sans
AIS, ou ordi alarme, etc. Un vieux, quoi :)
ADB