"ADB" <
a.adu...@orange.fr> a écrit dans le message de news:
4efe3ea3$0$5695$ba4a...@reader.news.orange.fr...
Bonsoir à tous,
Tout à coup, je me demande ce que ça rapporte et à qui, ce trophée Jules
Verne. Les organisateurs sont quasi inconnus et je ne vois pas ce qu'ils
peuvent tirer de l'événement; au contraire, je suppose même qu'ils doivent
débourser quelque chose pour organiser la remise du trophée.
Et les concurrents ? Qu'obtiennent-ils? Le trophée, une ligne dans le
journal et le Bière's Book des records. Mais des ponsors? Quelle paie (en
même temps, je ferai sans doute bien le tour gratos - pas les moyens de
payer non plus)? Quel retour?
Quelqu'un aurait-il un début de réponse?
ADB
Allez, je me lance, mais je vais passer pour un pisse froid. Je suis
pourtant très admiratif de tout cela. Pire, j'ai participé à la construction
de bateaux de course répondant à l'image que j'en donne ci-dessous.
Pour se lancer sur ce parcours et le faire sous le nom de "Trophée Jules
Verne", un concurent doit tout d'abord acquiter un droit d'inscription.
Conséquent et fixé à chaque nouvelle tentative. C'est ce qui fait que Steve
Fossett n'a jamais détenu ce trophée bien qu'il ait battu le record existant
sur ce parcours en 2005. Ces ce droit qui fait fonctionner l'organisation.
Les concurents, j'entends par là toute l'équipe, à terre pour construire et
préparer, sur l'eau pour mettre au point et s'entrainer et ensuite pour les
tentatives, sont dans la majorité des cas salariés sous contrat plus ou
moins exotique avec l'armateur. Ici BANQUE POPULAIRE ou GROUPAMA, ou tout ce
qui porte un nom ou le message d'un annonceur.
C'est là que ça devient moins "bisounours". Les armateurs/anonceurs sont
dans l'immense majorité des cas des entreprises qui dépensent sur ces
opérations des budgets identifiés comme de la promotion/communication et qui
sont imputés en tant que charges avant impot.
En clait pour ceux qui on lu en diagonale, TOUT ce que coûtent ces
navigations, c'est autant qui échappe au calcul de l'impôt sur les bénéfices
de ces entreprises. C'est donc autant d'impôt que l'état cherchera ailleurs
pour boucler son budget. Le fait que GROUPAMA soit en ce moment "sauvé" par
l'état (nous) est dans ce contexte un peu "dérangeant".
Je suis, comme sans doute beaucoup ici, salarié, contribuable, propriétaire
armateur et skipper de mon bateau et RIEN ne me permet de déduire quoi que
ce soit de toute cette belle et saine activité. Pire, je paye aussi de la
TVA là ou le team BANQUE POPULAIRE la récupère.
Une dernière touche. Un voilier de ce niveau de performance est TOUT SAUF
une superbe machine verte usant d'énergie renouvelable.
Les matériaux mis en oeuvre (tissus, mousses, résines, périphériques de
fabrication, tissus des voiles, fibres du grément, etc ...) viennent tous
des réserves fossiles, bouffent encore plus de ces réserves lors de leur
fabrication, et ne seront pas du tout recyclable autrement au mieux qu'en
carburant de cimenterie après avoir pourri quelques année sans utilité
lorsque le bateau sera de toute façon laissé à l'abandon une fois dépassé
technologiquement.