Google Groups no longer supports new Usenet posts or subscriptions. Historical content remains viewable.
Dismiss

Ça commence à bien faire!

2 views
Skip to first unread message
Message has been deleted

Dominique

unread,
Jan 22, 2012, 4:11:10 AM1/22/12
to
(supersedes pour suivi sur le groupe adapté)

Tout ce battage médiatique autour du Commandant Schettino devient
ridicule et pire , un tantinet raciste!

Depuis que le Commandant Schettino a rejoint son domicile où il est en
résidence surveillée, le lynchage médiatique s'est déplacé sur sa ville
et ses habitants.
Les journalistes de tous bords se scandalisent du soutien apporté par
les habitants de sa ville à l'enfant du pays, Schettino, comme si
celui-ci avait déjà été jugé et condamné ...

Entendons nous bien : je ne suis pas partisane de le considérer comme un
ange bienfaiteur mais de là à lui reprocher de se défendre et d'avoir
des amis, il y a un pas franchi allègrement par une "journaliste" du
Nouvel Obs :
http://tempsreel.nouvelobs.com/societe/20120121.OBS9428/costa-concordia-
schettino-heros-en-son-village.html

Dès le début de son "article", on perçoit la mauvaise humeur de la
Marcelle Padovani, que Wikipédia précise née d'une famille corse
modeste, et, à la lecture de sa biographie, assez coutumière du
changement d'allégeances :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Marcelle_Padovani

Qu'une licenciée en philosophie, diplômée de Sciences Po et docteur en
sciences politiques écrive dans un article consacré au Commandant
probablement fautif d'un paquebot échoué que celui-ci est soutenu par
les habitants de son "patelin" (terme familier pour désigner un petit
village) ne démontre que la grossiéreté de ladite dame et son intention
de rabaisser systématiquement ceux qui habitent la ville de Meta di
Sorrento...

En effet, le "patelin" en question, dont la dame précise qu'il a "8.042
habitants, quatre églises, une cathédrale et une chapelle tournées vers
la mer" n'est pas prècisément un village quelconque perdu au fin fond de
la campagne napolitaine et peuplé de brutes comme elle semble le
décrire.

Déjà, cette dame "née en Corse" devrait se souvenir que certaines villes
de Corse comportent beaucoup moins d'habitants que ce "patelin" italien.
Ainsi Corte, ville universitaire, n'en a qu'environ 6 400, Calvi, son
port et sa citadelle, 5 200, Biguglia, ancienne capitale et Borgo,
célèbre pour sa prison, à peine 5 000 chacune, Sartène, la plus corse
des villes corses et ses 200km2, ainsi que Propriano qui reçoit des
bateaux de croisière dans son port de commerce, un peu plus de 3 000...

Ensuite, cette journaliste qui encense la presse italienne ferait bien
de réfléchir à sa propre pratique au cas présent.

Par exemple, la première chose qui l'a frappée "dès que je suis déboulée
en Italie" (on notera l'élégance du verbe et la maîtrise de sa
conjugaison), "c'est le caractère élitaire, très peu pédagogique de la
presse italienne, même pour ses grands quotidiens indépendants, tels Il
Corriere della sera et La Repubblica. On suppose du lecteur qu'il
connaisse déjà beaucoup lorsqu'on lui propose de lire un article. Il
arrive souvent qu'on arrive à la fin d'un papier sans avoir compris
quelle est l'information qui l'a motivé."
http://www.lepost.fr/article/2010/02/02/1919628_entretien-avec-marcelle-
padovani.html

Or, c'est prècisément ce qu'on peut lui reprocher dans son "article" sur
le Commandant Schettino et son "patelin" : on sort de cette lecture sans
comprendre quelle est l'information qui l'a motivée.
En effet, le Commandant Schettino est rentré chez lui, sous contrôle
judiciaire et ses amis le soutiennent, ça, on le savait avant que
Marcelle écrive son papier.
Alors que veut-elle nous dire, dans cette diatribe virulente sur le
"patelin" ?
Moi, je ne vois que mépris et rancœur dans ce torchon : mépris pour la
ville, mépris pour ses habitants, mépris pour ses édiles, mépris pour
ses prêtres, alors même que chacun n'a fait que jouer son rôle d'ami,
d'humaniste, de citoyen, de chrétien.

Ha, çà, on comprend qu'elle ait de la rancœur, la dame, quand on lit
qu'ils (les habitants) ont osé refuser de répondre aux journalistes qui
assiégent la maison de Schettino et cherchent à tout prix une
condamnation de "l'enfant du pays" par les habitants.

La hargne de la dame est palpable quand elle écrit, rageuse : "Schettino
est un ami, un copain, un homme à défendre contre la "grogne
médiatique". Qui sait si un jour on ne donnera pas son nom à une rue ou
meme une avenue ?"
Quelle bassesse dans cette ironie... de la part de quelqu'un qui a
défendu le PCF pour tomber ensuite dans les bras de Mitterrand, qui est
passée de l'Express au Nouvel Obs et qui est donc "de gauche", qui
regrette que les journaux italiens ne prennent pas position sur les gros
problèmes politiques ou sociaux, tout en les flattant de manière
grossière (" en faveur de la presse italienne, les grands journalistes,
les éditorialistes, sont très souvent beaucoup plus cultivés que les
confrères français.")

Elle, elle ose prendre position, n'est-ce-pas, et se permet d'écraser de
son mépris de journaliste ce "couard", ce "lapin" de Commandant et ceux
qui osent temporiser en expliquant qu'il faut laisser l'enquête se
faire.

Quand le curé Don Gennaro Stanta explique ses craintes : "Il y a eu
assez de morts. On veut un autre cadavre?" la brave dame n'y voit,
ironiquement qu'une "allusion fine à l'éventualité d'un suicide du
commandant" alors que très nettement, la plupart des journalistes
souhaiteraient une telle fin, bien plus spectaculaire et source de
profits qu'un procès qui s'annonce compliqué, long et peu médiatique
parce qu'il sera surtout un débat d'experts...

Ha, un beau suicide, après une larmoyante confession publique et une
expiation à genoux et en chemise sur le parvis de la cathédrale (car le
"patelin" a une cathédrale :-)), devant la presse réunie et exultante,
voilà qui ferait plaisir à la dame journaliste...

Mais non, point de suicide en vue, point d'anathème par l'Eglise, point
de lapidation par les habitants, pas de _spectacle_ , en fait.

Alors la brave dame, frustrée mais forte de ses certitudes de savoir ce
qui est bien, ce qui est propre, ce qui se dit et qui se fait quand on
est un "lâche" ou quand on est ami avec un lâche, de laisser tomber
cette phrase qu'elle pense cruelle mais qui ne démontre que son ridicule
car elle est fausse et frise la diffamation :
"Meta, antique ville de la péninsule de Sorrente, risque ainsi de passer
à l'histoire comme le seul endroit au monde à avoir exprimé sa
solidarité à un lâche."
C'est beau, non ? On dirait du Berlusconi...

Et comme elle sent qu'elle est peut-être allée un petit peu trop loin,
elle met un bémol, trouve une consœur en philosophie qui lui permet de
faire semblant d'avoir fait un papier objectif :" Une professeure de
philosophie qui est sa voisine dit symboliquement du commandant: "C'est
quelqu'un de bien". "

Et finalement, après avoir bien assassiné médiatiquement une ville et
ses habitants dont le seul tort est d'être la ville d'un "présumé
coupable", elle lâche comme à regret :
"A moins que l'affaire Schettino soit moins unilinéaire, et plus
complexe qu'il n'apparait."

Voilà, Madame Marcelle Padovani, c'est un peu complexe pour vous, sans
doute...


--
«La justice, c'est comme la Sainte Vierge,
si on la voit pas de temps en temps,
le doute s'installe.» Michel Audiard

BlueNote

unread,
Jan 22, 2012, 8:52:43 AM1/22/12
to
Oui, on en a rien à foutre y compris de votre prose !

0 new messages