On arrive à la fin de l’année et il est temps de faire les comptes.
Boeing a vendu, net 103 zincs. Même pas 10% des performances des
années précédentes. Officiellement, il y a plus de 230 ventes, mais si
l’on déduit les annulations, on arrive à 103.En réalité, la situation
est même pire, car beaucoup de ventes sont forcées et provisoires. Les
compagnies aériennes ont annulé massivement les commandes de gros
porteurs, mais pour ne pas payer les dédits, elles ont négocié avec le
constructeur de remplacer ces commandes par d’autres de petits modèles
comme le 737. Evidemment, rien n’empêche d’annuler ensuite la commande
du « petit », mais au moins, le dédit sera moins coûteux. Boeing sait
parfaitement cela, mais accepte le marché pour ménager ses clients et
ne pas accroître ne nombre de ses pertes de commandes trop vite.
Vous dites Airbus ? Même topo, même technique, on remplace des « Wide
Bodies » par des A320 avec, en plus, des astuces comptables pour
dissimiler les pertes de commandes. Si le commentaire en restait là,
il n’y aurait rien d’original, je vais donc ajouter ma touche
personnelle : Ce que personne n’a noté, c’est que cette année, il y a
un troisième requin dans le bassin : Lui aussi a vendu une centaine
d’appareils, il ne fait guère mieux que les autres. Sauf qu’il part de
zéro et qu’il a de gros espoirs : c’est le chinois Comac. Allez,
Sukhoi n’est pas loin derrière et on peut le compter comme quatrième
gros poisson.
On me dira : Ce n’est pas pareil, mettre sur le même plan Airbus et
Comac, ce n’est pas sérieux, Airbus va se redresser et creuser
l’écart. C’est oublier que Comac a un marché captif de plusieurs
milliers d’appareils et que Sukhoi peut compter aussi sur un marché
interne de 1000 unités au moins. Si l’écart doit se creuser, cela
risque d’être au crédit des nouveaux.
Mais, diras-t-on, ces nouveaux vont rester pendant des années sur des
marchés captifs, Sukhoï va vendre à la Russie et l’Inde, allez, 1000
appareils au premier, 2 ou 3 mille au second. Comac restera en Chine
et la zone asiatique, allez, 5 ou 6 milles appareils, tandis que les «
grands » auront le monde pour eux. Sauf que le « monde » restant ne
représente même pas le quart du marché planétaire. Boeing se repliera
sur les USA, Airgugus crèvera.
Y.B.
Voyez le r�sultat les jeunes, c'est moche la drogue
C'est votre drogue-chute?
Y.B.