Gerald a écrit :
> RVG<
not....@themoment.invalid.org> wrote:
>
>>> <
http://fr.wikipedia.org/wiki/Basse_continue>
>>> <
http://fr.wikipedia.org/wiki/Chiffrage_des_accords>
>>>
>>
>> Bien que j'aie pratiqué la Méthode Rose dans mon enfance, j'ai surtout
>> appris avec la méthode jazz, donc je ne connaissais pas ce chiffrage des
>> accords qui appartient à la vieille école classique.
>
> Vieille... si on veut. En tout cas il y a plus que du cousinage dans ces
> chiffrages. La principale différence historique résidait dans le fait
> qu'en jazz on indiquait peu les renversements alors qu'en notation
> classique ils sont imposés, mais l'indication de la basse (quand elle
> diffère de la fondamentale) est de plus en plus présente dans les
> notations récentes, et à juste titre.
>
A ma connaissance elle l'est depuis longtemps, notamment pour indiquer
une basse continue ou une pédale de basse, ou un cliché ascendant ou
descendant sur une cadence originale. La notation Fake Book n'en tient
pas compte car l'interprète est censé trouver sa propre façon d'aborder
la question.
> Dans les années 60-70, quand le Real Book n'existait pas encore ou était
> encore confidentiel à la Berklee School, le chiffrage utilisé en jazz et
> en variété, en France, était même plus proche du classique au moins sur
> deux points :
>
> - les noms d'accords, souvent en notation latine, suivis de m ou min
> pour mineur et indiquant les caractéristiques non standard des
> intervalles *après* leur valeur (et non avant, à l'américaine). Do
> septième majeure pouvait donc s'écrire Do7Maj par exemple et non M7. En
> fait on suivait une logique précise et cohérente : la tierce est donnée
> par le nom de l'accord, la quinte est juste sauf contre-ordre ultérieur,
> la septième est mineure idem, les éventuelles modifications
> interviennent *après* l'indication de l'intervalle. Dom7M se comprenait
> donc très bien. Mieux que C-M7
>
Do mineur 7ème majeure ? Ben non, c'est plus clair.
En plus la notation alphabétique simplifie nettement la lecture
musicale: il suffit de retenir que les interlignes en clef de Sol
forment FACE et en clef de Fa ACEG. En quelques minutes vous savez
déchiffrer !
C'est comme les durées, la notation anglo donne le quantième d'une
mesure à quatre temps en partant de la pleine (ronde), la demie, quart,
huitième, seizième, etc. Vous savez immédiatement non seulement découper
le temps en conséquence, mais repérer le moment exact de n'importe
quelle note dans une mesure, surtout utile dans le cas où les mesures
sont écrites en longueur relative (par exemple quand on veut
systématiquement quatre mesures par ligne).
Pour ma part ça fait plus de quinze ans que je fonctionne avec le
système anglo et je trouve le système latin terriblement lourd et
contre-intuitif, ne fournissant aucun moyen mnémotechnique.
> - la logique de la qualification classique des intervalles s'appliquait
> au-delà de l'octave, assez logiquement en fait : la 11e pouvait donc
> être majeure ou mineure au même titre que la tierce dont elle est le
> redoublement, et non "+" ou "-" qui supposent que tous les intervalles
> supérieurs à l'8ve soient automatiquement "justes" ce qui est un
> non-sens harmonique (même si plus pratique en lecture). Du coup la 11e
> augmentée (la vraie) devient quoi ?
#11
> Idem pour les superstructures et la
> notation des accords incomplets (quartes etc.)
>
> Mais bon, quand on en est encore à compter en pieds, en miles et en
> gallons, on n'en est pas à ça près... :-(
>
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