Marc Van Dyck :
> Pärt j'ai essayé, je n'aime pas du tout. Mais c'est vrai, il y a
> quelques exceptions. ELgar, Orff, Enjott Schneider, Holst, Tournemire,
> Franz Schmidt... Mais ça n'est quand même pas la musique vers laquelle
> je vais le plus souvent. Je n'en saisis ni la logique ni la structure :
> (pour moi, une oeuvre musicale, c'est quelque chose de construit, et
> là, je ne vois qu'un tas de briques).
Remarque intéressante dans la mesure où la musique du XXe s'est
construite, en partie, sur le rejet des formes - esprit déjà présent
dans le Romantisme qui veut, avec le poème symphonique, échapper aux
conventions de la forme sonate. Cela ne signifie pas que la
construction soit absente au siècle passée, mais qu'elle suit des
logiques qui sont différentes qu'auparavant, chez les compositeurs dits
novateurs.
Il me vient à l'esprit un mot de Leonard Bernstein sur une partition
très célèbre qui ne mérite cependant pas, selon lui, le qualificatif de
"composition", car précisément elle n'est pas "composée" mais seulement
constituée d'épisode différents et reliés entre eux, sans relation
organique. Bref, un "tas de brique". Je ne sais plus les termes exacts,
il parlait de la Rhapsodie in blue.
Pour revenir à ton message, tu n'es visiblement pas un ignorant si j'en
crois les noms que tu cites. Après tout, ce n'est pas scandaleux de
moins apprécier telle ou telle période musicale, tant qu'on a fait
l'effort de s'y intéresser.