On 18.04.2013 11:57, Jean Toulet wrote:
> "Lionel Tacchini" <
lionel....@arcor.de> a écrit dans le message de
> news: 516fbffa$0$9522$9b4e...@newsspool1.arcor-online.net...
>> On 18.04.2013 09:11, Olivier Miakinen wrote:
>>
>> Alors bien sur Ducros oppose des examples francs, du tonal
>> très classique à du Schönberg pur et dur.
>
> Voire même du Stockhausen de la pire manière
>
>> On l'accuse de malhonnèteté mais, curieusement, persone n'amène de
>> contre-exemples.
>>
>
> Il aurait pu s'appuyer sur Berg (Suite lyrique, Lulu...) pour montrer qu'il
> y avait au moins autant continuité et transition que rupture.
Cela n'aurait rien changé à son propos puisque cette transition s'est
accomplie.
> Je trouve malhonnête de présenter d'entrée le sujet comme une opposition
> radicale entre deux mondes séparés alors que l' histoire de Schönberg montre
> tout au contraire que les choses se sont passées autrement. Après tout
> Schönberg a écrit de la très belle musique tonale. Pourquoi ne pas l'avoir
> mentionné?
Parce que l'intention n'était pas de parler de Schönberg mais de
présenter une différence fondamentale entre deux façons de faire de la
musique, l'une au sein de guides permettant de jouer avec les attentes
de l'auditeur, l'autre en dehors s'ouvrant sur une liberté non codifiée.
Mais pour ce qui est de l'histoire, je ne suis pas d'accord. L'oeuvre
de Schönberg effectue une rupture très rapide et plonge dès l'op. 10
dans la musique martienne sans espoir de retour.
Déjà, la Crise De Nerfs op. 9, tout en restant tonale, avait repoussé
les limites de la densité musicale et annoncé un changement de
paradigme.
La continuité est dans la recherche expressive exacerbée, d'une
intensité inégalée dans Erwartung, qui fait de l'Elektra de Richard
Strauss une chansonnette.
Alors peut-être Berg a-t-il essayé de trouver une voie médiane, mais
il semble qu'il n'ait pas eu de descendance notable.
> Ce Ducros est un escroc, point barre.
Mais non voyons, il n'a même pas demandé d'argent à la fin ;-)