J'avais vu un jour en vid o l'ex cution au piano d'un oeuvre dont la sp cificit tait la vitesse d'ex cution tout fait incroyable. Je ne me souviens plus de quoi il relevait (artiste, morceau).
> Ce cher mammif re du nom de Nietsnie nous susurrait, le lundi > 04/07/2011, dans nos oreilles grandes ouvertes mais un peu sales tout de > m me, et dans le message <iut0b0$41...@shakotay.alphanet.ch>, les doux > m lismes suivants :
>> Est ce que quelqu'un est inspir et peut me dire ?
> Il y a beaucoup trop d'exemples pour de donner le moindre renseignement > !...Essaie d' tre plus pr cis ! (date approximative de la vid o, entre > autres)...
Ce n'est pas tellement la vid o elle m me qui m'int resse mais cet exercice tout fait remarquable. S'il y en a plusieurs, je suis preneur d'un ou quelques exemples.
> Ce cher mammif re du nom de Nietsnie nous susurrait, le mardi > 05/07/2011, dans nos oreilles grandes ouvertes mais un peu sales tout de > m me, et dans le message <iuuhs3$rq...@shakotay.alphanet.ch>, les doux > m lismes suivants :
>> Ce n'est pas tellement la vid o elle m me qui m'int resse mais cet >> exercice tout fait remarquable. S'il y en a plusieurs, je suis >> preneur d'un ou quelques exemples.
> Les "grands" virtuoses furent tr s > nombreux...*Horowitz*...*Cziffra*...*Richter*...*Gould*...*Moiseivitch*...e t > tant d'autres !...
Ce n'est pas l'ex cutant qui m'int resse, mais le morceau, le passage, dans lequel la vitesse de d roulement des notes est au-del de l'imaginable.
Ceci dit, propos d'ex cutants, je ne peux pas supporter Gould et ses mani res. Par contre, dans la vid o laquelle j'ai fait r f rence initialement, c' tait un rouquin, assez trapu. Je ne me souviens pas de son nom et il ne me semble pas qu'il ait t tr s connu. D'ailleurs, se livrer l'exercice en question, on doit mourir jeune !
On 4 juil, 20:20, Nietsnie <nietsnie.tre...@9online.fr> wrote:
> Bonjour
> J'avais vu un jour en vidéo l'exécution au piano d'un oeuvre dont la > spécificité était la vitesse d'exécution tout à fait incroyable. Je ne > me souviens plus de quoi il relevait (artiste, morceau).
> Est ce que quelqu'un est inspiré et peut me dire ?
> -- > Jean-Claude Pinoteau
Si la spécificité est la vitesse d'exécution , et non pas l'inspiration et la musicalité , tu t'es trompé de Forum tout simplement je te conseille fr.rec.jeux du cirque.classique
> On 4 juil, 20:20, Nietsnie<nietsnie.tre...@9online.fr> wrote: >> Bonjour
>> J'avais vu un jour en vid o l'ex cution au piano d'un oeuvre dont la >> sp cificit tait la vitesse d'ex cution tout fait incroyable. Je ne >> me souviens plus de quoi il relevait (artiste, morceau).
>> Est ce que quelqu'un est inspir et peut me dire ?
>> -- >> Jean-Claude Pinoteau
> Si la sp cificit est la vitesse d'ex cution , et non pas > l'inspiration et la musicalit , tu t'es tromp de Forum tout > simplement > je te conseille > fr.rec.jeux du cirque.classique
Ce genre de r ponse ironique n'est pas tr s classe... Je sais parfaitement que le morceau que je recherche n'a aucun int r t autre que l' tonnement. Cependant, c'est bien un compositeur classique qui s'est livr l'exercice et ma question est bien sur le bon groupe.
> "Ceci dit, propos d'ex cutants, je ne peux pas supporter Gould et > ses > mani res. "
> fr.rec. infirmit /surdit .classique
> aussi , c'est bien comme forum
Y en a-t-il un o les intervenants manquant d' l gance peuvent se d fouler ?
Je ne vois pas en quoi ma r flexion serait taboue. Je r it re en pr cisant que Glen Gould me semblait plut t molasse l' coute, mais quand je le vois en plus, en vid o, c'est insupportable autant de mani res inutiles. Lorsqu'il est en duo avec Menuhin, a g che tout.
> Ce cher mammif re du nom de Nietsnie nous susurrait, le mardi > 05/07/2011, dans nos oreilles grandes ouvertes mais un peu sales tout de > m me, et dans le message <iuukdl$1g...@shakotay.alphanet.ch>, les doux > m lismes suivants :
>> Ceci dit, propos d'ex cutants, je ne peux pas supporter Gould et ses >> mani res. Par contre, dans la vid o laquelle j'ai fait r f rence >> initialement, c' tait un rouquin, assez trapu.
> Gilels...Boukoff...
>> Je ne me souviens pas de son nom et il ne me semble pas qu'il ait t >> tr s connu. D'ailleurs, se livrer l'exercice en question, on doit >> mourir jeune !
> Bien au contraire !...Les artistes "classiques" ont pour habitude (sauf > accidents ou gravas maladies) de camarder _tr s g s_ !...
> Il existe une vid o d'Horowitz jouant une tude de Chopin, avec quelques > ralentis impressionnants...
Gilels et Boukoff ne sont pas roux. Mais, effectivement Horowitz et quelques tudes de Chopin semblent correspondre l'exercice qui m'avait impressionn . On les trouve sur Youtube.
Nietsnie <nietsnie.tre...@9online.fr> wrote: > Je r it re en > pr cisant que Glen Gould me semblait plut t molasse l' coute
Glenn Gould (avec deux n, merci !) a r volutionn , en un concert unique donn Washington en 1955, tout ce qu'on pouvait savoir de la mani re d'interpr ter la musique de J.S. Bach pour clavier. D'une mani re parfaitement voulue et largement expliqu e, entre autres, dans les superbes missions de Bruno Monsaingeon dont l'exceptionnel triptique de 1981, diffus l' poque sur Antenne 2, et qui n'a malheureusement jamais t rediffus depuis ni dit en VHS ni DVD.
Il y d taille, entre autres, en quoi la musique de Bach est aux antipodes de ce qu'il appelle le syndrome Scarlatti . Dans le premier cas la composition est dans une certaine mesure tr s ind pendante de l'instrumentation (ce qui justifie largement l'utilisation du piano aujourd'hui). Les preuves en sont multiples, ne serait-ce que dans l'Offrande musicale... Dans le deuxi me cas, la composition est destin e magnifier un instrument en tirant volontairement parti du maximum de ses capacit s. Dans le premier cas, la virtuosit (dans les variations Goldberg par exemple) n'est qu'une cons quence, entre autres, de l'adaptation sur un clavier d'une musique crite pour deux claviers, ainsi que d'une criture plusieurs voix qui a ses exigences propres (sans parler des contraintes stylistiques qui sont le propre des variations). Dans le deuxi me cas elle est pr alable la mise en vidence des capacit s expressives maximum de l'instrument.
Qu'on en soit l'h ritier ou pas au niveau des choix, Glenn Gould repr sente une *r f rence* universelle en mati re d'interpr tation. Des r f rences c l bres en la mati re, et plus particuli rement pour les Variations Goldberg comme Pierre Hanta (dont je recommande chaudement l'enregistrement au clavecin, que je trouve exceptionnel !) ne font pas myst re de s'y r f rer. Et m me ceux qui font des choix oppos s ne le font que par r f rence l'interpr tation de Gould. Finalement la rupture se ferait plut t entre avant 1955 et apr s ! (avant que n'aient t ouvertes par lui ces options nouvelles, cette vision nouvelle...)
Pour finir, dans la mesure o Glenn Gould a fait le choix, le 10 avril 1964, de mettre un terme d finitif sa carri re de concertiste, et o l'essentiel de sa production est *audio* enregistr e, il est paradoxal de le critiquer sur un aspect (sa gestuelle) qu'il a gard volontairement hors du champ du d bat de ce qu'il souhaitait transmettre au niveau musical. Cela inclut son norme production radiophonique (principalement sur Radio Canada). Les quelques vid os et films le concernant, qui sont essentiellement vis e biographique et didactique, ne peuvent constituer un support d'analyse pour son h ritage *musical*. D'une certaine mani re, pour parler de mani re autoris e de sa gestuelle dans un contexte de production musicale, il faudrait avoir pu assister un de ses concerts publics entre 1954 et 1964, et a doit s rieusement limiter les candidats (je n'en fais pas partie, et je ne dis pas h las car en musique les oreilles me suffisent, et le spectacle est largement perverti par des aspects non musicaux).
Quant parler interpr tation, je serais heureux d'aborder le sujet avec un pianiste, car il y a beaucoup dire ce sujet (et en particulier sur les choix d'ornementations, la lecture de l' criture baroque, les doigt s et les substitutions multiples etc.). Ou avec un musicien avec qui on pourrait aborder la lecture crois e des partitions (Henle ? Breitkopf ?)
Nietsnie <nietsnie.tre...@9online.fr> wrote: > Ceci dit, propos d'ex cutants, je ne peux pas supporter Gould et ses > mani res.
Un commentaire sur le physique de Petrucciani, tant qu'on y est ? (ou sur la couleur de peau de Manu Katch dont on rappelle que sa formation initiale est de pianiste classique avant qu'il ne s'aper oive que sa couleur serait mieux assortie au m tier de batteur :-))
>> Je r it re en >> pr cisant que Glen Gould me semblait plut t molasse l' coute
> Glenn Gould (avec deux n, merci !) a r volutionn , en un concert unique > donn Washington en 1955, tout ce qu'on pouvait savoir de la > mani re d'interpr ter la musique de J.S. Bach pour clavier. D'une > mani re parfaitement voulue et largement expliqu e, entre autres, dans > les superbes missions de Bruno Monsaingeon dont l'exceptionnel > triptique de 1981, diffus l' poque sur Antenne 2, et qui n'a > malheureusement jamais t rediffus depuis ni dit en VHS ni DVD.
> Il y d taille, entre autres, en quoi la musique de Bach est aux > antipodes de ce qu'il appelle le syndrome Scarlatti . Dans le premier > cas la composition est dans une certaine mesure tr s ind pendante de > l'instrumentation (ce qui justifie largement l'utilisation du piano > aujourd'hui). Les preuves en sont multiples, ne serait-ce que dans > l'Offrande musicale... Dans le deuxi me cas, la composition est destin e > magnifier un instrument en tirant volontairement parti du maximum de > ses capacit s. Dans le premier cas, la virtuosit (dans les variations > Goldberg par exemple) n'est qu'une cons quence, entre autres, de > l'adaptation sur un clavier d'une musique crite pour deux claviers, > ainsi que d'une criture plusieurs voix qui a ses exigences propres > (sans parler des contraintes stylistiques qui sont le propre des > variations). Dans le deuxi me cas elle est pr alable la mise en > vidence des capacit s expressives maximum de l'instrument.
> Qu'on en soit l'h ritier ou pas au niveau des choix, Glenn Gould > repr sente une *r f rence* universelle en mati re d'interpr tation. Des > r f rences c l bres en la mati re, et plus particuli rement pour les > Variations Goldberg comme Pierre Hanta (dont je recommande chaudement > l'enregistrement au clavecin, que je trouve exceptionnel !) ne font pas > myst re de s'y r f rer. Et m me ceux qui font des choix oppos s ne le > font que par r f rence l'interpr tation de Gould. Finalement la > rupture se ferait plut t entre avant 1955 et apr s ! (avant que > n'aient t ouvertes par lui ces options nouvelles, cette vision > nouvelle...)
> Pour finir, dans la mesure o Glenn Gould a fait le choix, le 10 avril > 1964, de mettre un terme d finitif sa carri re de concertiste, et o > l'essentiel de sa production est *audio* enregistr e, il est paradoxal > de le critiquer sur un aspect (sa gestuelle) qu'il a gard > volontairement hors du champ du d bat de ce qu'il souhaitait transmettre > au niveau musical. Cela inclut son norme production radiophonique > (principalement sur Radio Canada). Les quelques vid os et films le > concernant, qui sont essentiellement vis e biographique et didactique, > ne peuvent constituer un support d'analyse pour son h ritage *musical*. > D'une certaine mani re, pour parler de mani re autoris e de sa gestuelle > dans un contexte de production musicale, il faudrait avoir pu assister > un de ses concerts publics entre 1954 et 1964, et a doit s rieusement > limiter les candidats (je n'en fais pas partie, et je ne dis pas h las > car en musique les oreilles me suffisent, et le spectacle est > largement perverti par des aspects non musicaux).
> Quant parler interpr tation, je serais heureux d'aborder le sujet avec > un pianiste, car il y a beaucoup dire ce sujet (et en particulier > sur les choix d'ornementations, la lecture de l' criture baroque, les > doigt s et les substitutions multiples etc.). Ou avec un musicien avec > qui on pourrait aborder la lecture crois e des partitions (Henle ? > Breitkopf ?)
> -- > G rald
Le botafumeiro de St-Jacques de Compostelle n'est pas loin.
>> Ceci dit, propos d'ex cutants, je ne peux pas supporter Gould et ses >> mani res.
> Un commentaire sur le physique de Petrucciani, tant qu'on y est ? (ou > sur la couleur de peau de Manu Katch dont on rappelle que sa formation > initiale est de pianiste classique avant qu'il ne s'aper oive que sa > couleur serait mieux assortie au m tier de batteur :-))
Chacun ses go ts, a ne se discute pas. Je crois cependant que l'adage qui dit que la musique adoucit les moeurs est assez pertinent. En particulier, le racisme semble compl tement estomp parce que la valeur de l'artiste prime, de loin.
Les artistes ont chacun leurs mani res, des tics. Martha Argerich est amusante par sa d contraction. Friedrich Gulda aussi. Ils sont humains. Or, je le r p te, je peux pas saquer Gould, trop mani r . Mais je ne veux pas en d gouter les autres.
>>> Je r it re en >>> pr cisant que Glen Gould me semblait plut t molasse l' coute
>> Glenn Gould (avec deux n, merci !) a r volutionn , en un concert unique >> donn Washington en 1955, tout ce qu'on pouvait savoir de la >> mani re d'interpr ter la musique de J.S. Bach pour clavier. D'une >> mani re parfaitement voulue et largement expliqu e, entre autres, dans >> les superbes missions de Bruno Monsaingeon dont l'exceptionnel >> triptique de 1981, diffus l' poque sur Antenne 2, et qui n'a >> malheureusement jamais t rediffus depuis ni dit en VHS ni DVD. >>...
Dites, ce ne serait pas a, disponible en vid o gr ce eMule :
"Bach - The Goldberg Variations - Glenn Gould Filmed By Bruno Monsaingeon(1981)"
> Le 06/07/2011 13:58, Gerald a écrit : >> Nietsnie<nietsnie.tre...@9online.fr> wrote:
>>> Ceci dit, à propos d'exécutants, je ne peux pas supporter Gould et ses >>> manières.
>> Un commentaire sur le physique de Petrucciani, tant qu'on y est ? (ou >> sur la couleur de peau de Manu Katché dont on rappelle que sa formation >> initiale est de pianiste classique avant qu'il ne s'aperçoive que sa >> couleur serait mieux assortie au métier de batteur :-))
>> Et les manières de Rubinstein, en quoi ont-elles une influence sur la >> qualité de son interprétation, si pas en bien ? >> <http://www.youtube.com/watch?v=Wj6_5qWZCDY> > Chacun ses goûts, ça ne se discute pas. Je crois cependant que l'adage qui > dit que la musique adoucit les moeurs est assez pertinent. En particulier, le > racisme semble complètement estompé parce que la valeur de l'artiste prime, > de loin. > Les artistes ont chacun leurs manières, des tics. Martha Argerich est > amusante par sa décontraction. Friedrich Gulda aussi. Ils sont humains. Or, > je le répète, je peux pas saquer Gould, trop maniéré. Mais je ne veux pas en > dégouter les autres.
Cessez donc de /l'asperger/ pour qu'il ne dégoutte pas.
>> Les artistes ont chacun leurs manières, des tics. Martha Argerich est >> amusante par sa décontraction. Friedrich Gulda aussi. Ils sont humains. >> Or, je le répète, je peux pas saquer Gould, trop maniéré. Mais je ne veux >> pas en dégouter les autres.
> Cessez donc de /l'asperger/ pour qu'il ne dégoutte pas.
Plutôt sec, moi, hein...
Freinez un peu, les mecs, j'ai de plus en plus de mal à suivre... ;o)
Sans que je sache ce que ça vaut le moins du monde au niveau audio.
Une piste est toutefois donnée dans l'émission de 1981 (citée parallèlement) dans une réponse de Glenn Gould à une question de Monsaingeon concernant le caractère exceptionnel du ré-enregistrement d'une même oeuvre dans sa carrière :
« Somebody had the nerve, a couple of years after we did it in 1955 to invent something called Stereo. So, in one sense, that invalidated the technology with wich it was done. And a few years later somebody else had the audacity to invent a process called Dolby which rather invalidated the quality of sound [...] »
que je traduis rudimentairement par :
« Quelqu'un a eu le culot, deux ans après que nous ayons fait cet enregistrement en 1955, d'inventer quelque chose qu'on a appelé Stéréo. D'une certaine manière, cela rendait obsolète la technologie avec laquelle nous l'avions fait. Et quelques années plus tard quelqu'un d'autre a eu l'audace d'inventer un procédé appelé Dolby qui a augmenté son obsolescence au niveau de la qualité du son [...] ».
Mais c'est en fait au niveau musical qu'il faut distinguer les deux enregistrements et l'intérêt du second qu'il détaille dans la suite de l'interview : une sorte de cohérence, au niveau des tempos et du rythme général de l'oeuvre, qui justifie d'ailleurs que l'enregistrement de 1981 ne soit proposé que comme une piste unique pour les 30 variations.
L'enregistrement de 1955 contient surtout la fraîcheur de la jeunesse, de l'audace et de l'indépendance dans les choix, promesses d'une carrière à venir exceptionnelle. L'enregistrement de 1981, au-delà de la très bonne qualité technique - dont on se fiche mais qui ne fait pas de mal quand même - est l'aboutissement de cette démarche.
Au-delà des monuments que sont ses enregistrements du clavier bien tempéré ou de l'art de la fugue, je souhaiterais attirer l'attention sur un album de petits préludes et fugues destinés aux enfants et aux commençants, tirés essentiellement du Klavierbüchlein qu'il avait écrit en 1720 pour son fils Wilhelm Friedemann. Dénués de toute virtuosité, donc aux antipodes du sujet initial de ce fil, et techniquement accessibles à tous, ils sont superbement mis en lumière par l'incroyable sobriété de l'interprétation de Gould.
Pour les collectionneurs et fouineurs, le vinyl intitulé The Little Bach Book et qui comporte une photo-médaillon de Glenn Gould à 10 ans (qui était l'âge de Whilhelm Friedemann en 1720), porte la référence CBS Masterworks 76986
La partition du Klavierbüchlein (pour l'essentiel) se trouve en version de référence (Urtext) chez Henle Verlag sour l'ISBN-10 : 9790201801063 et sous le titre Kleine Präludien und Fughetten. (disponible chez Amazon.fr par exemple).
Nietsnie <nietsnie.tre...@9online.fr> wrote: > Dites, ce ne serait pas ça, disponible en vidéo grâce à eMule :
> "Bach - The Goldberg Variations - Glenn Gould Filmed By Bruno > Monsaingeon(1981)"
Oui, mais non. Au-delà du fait qu'il n'est pas autorisé, sur ce forum et sur la hiérarchie fr. en général de donner des solutions pour se procurer illégalement des documents sous copyright...
...il ne s'agit que de la troisième émission du tryptique, et en un sens de la moins intéressante puisqu'elle n'est consituée quasiment que de l'enregistrement de 1981 des variations Goldberg dans une version qui n'est d'ailleurs pas celle du disque auquel on ne peut qu'accorder un caractère plus abouti compte-tenu des choix opérés au mixage. Elle ne comporte que six minutes de commentaires et d'interview sur cinquante-huit minutes d'émission...
Pour mémoire, les deux autres émissions s'appellent « La question de l'instrument » et « Un art de la fugue ».
La première est consacrée à la légitimité du piano en tant qu'instrument (quasi inconnu de Bach... en fait totalement sous sa forme actuelle) pour interpréter l'oeuvre pour clavier de Bach. Elle comporte de nombreux exemples (intégraux) assortis de commentaires sur les choix d'exécution : la première fugue de l'Art de la fugue (dont, véritablement, je ne me lasse pas et que j'évite de trop regarder pour garder un semblant d'autonomie à ma propre interprétation), mais aussi le concerto italien, la fantaisie chromatique, la 4e partita en ré majeur...
La deuxième est consacrée à une étude de l'écriture de Bach tout au long de son oeuvre, mise en perspective avec celle de Haendel par exemple, avec des discussions sur la légitimité de l'association de certains préludes avec certaines fugues, le choix des tonalités, beaucoup de commentaires humoristiques et critiques avec Bruno Monsaingeon à propos des oeuvres de jeunesse pour orgue de Bach, et en bouquet final, la dernière fugue de l'Art de la fugue, qu'on n'ose appeler inachevée et que je qualifierai de « suspendue », comme la main de Glenn Gould dans la dernière image de l'émission, après l'introduction du quatrième sujet qui reprend le thème magique si bémol, la, do, si naturel, qui se nottent évidemment en noms de notes allemands B-A-C-H, signature et point final prophétique de son oeuvre.
Il serait vraiment intéressant que Bruno Monsaingeon et Clasart Film (Munich) qui en détiennent les droits nous en servent enfin une version DVD ! -- Gérald
>>> Les artistes ont chacun leurs manières, des tics. Martha Argerich est >>> amusante par sa décontraction. Friedrich Gulda aussi. Ils sont humains. >>> Or, je le répète, je peux pas saquer Gould, trop maniéré. Mais je ne veux >>> pas en dégouter les autres.
>> Cessez donc de /l'asperger/ pour qu'il ne dégoutte pas.
> Plutôt sec, moi, hein... > Freinez un peu, les mecs, j'ai de plus en plus de mal à suivre... ;o)
>> Dites, ce ne serait pas ça, disponible en vidéo grâce à eMule :
>> "Bach - The Goldberg Variations - Glenn Gould Filmed By Bruno >> Monsaingeon(1981)"
> Oui, mais non. Au-delà du fait qu'il n'est pas autorisé, sur ce forum et > sur la hiérarchie fr. en général de donner des solutions pour se > procurer illégalement des documents sous copyright... >...
Personnellement, je déplore que la législation actuelle soit un moyen de freiner le développement de la culture et de contribuer à la disparition de certaines oeuvres. Que les ayants droit puissent obtenir ce qui leur est du est compréhensible. Mais, comment expliquer que je puisse écouter gratuitement une oeuvre sur une radio spécialisée (et éventuellement l'enregistrer) alors que je deviens coupable si je télécharge la même ?
>>>> Les artistes ont chacun leurs manières, des tics. Martha Argerich >>>> est amusante par sa décontraction. Friedrich Gulda aussi. Ils sont >>>> humains. Or, je le répète, je peux pas saquer Gould, trop maniéré. >>>> Mais je ne veux pas en dégouter les autres.
>>> Cessez donc de /l'asperger/ pour qu'il ne dégoutte pas.
>> Plutôt sec, moi, hein...
>> Freinez un peu, les mecs, j'ai de plus en plus de mal à suivre... ;o)
Nietsnie <nietsnie.tre...@9online.fr> wrote: > Mais, comment expliquer que je puisse écouter > gratuitement une oeuvre sur une radio spécialisée (et éventuellement > l'enregistrer) alors que je deviens coupable si je télécharge la même ?
Simplement parce que dans le premier cas l'écoute n'est pas si gratuite que cela : soit on paye une redevance soit on ingère des pubs qui permettent aux radios d'avoir des revenus... qui servent à payer les droits de diffusion.
Dans le téléchargement illégal intervient le fait que la copie numérique est *exacte* à la différence d'un enregistrement analogique pour lequel il y avait perte de qualité à chaque nouvelle génération de copie. L'exactitude de cette copie permet une large diffusion et ne permet plus d'argumenter sur la qualité supérieure du produit acheté.
C'est juste une observation, sans parti pris aucun.
Il faut aussi noter qu'il existe une offre légale non négligeable.
D'une part certains sites proposent des oeuvres totalement libres de droits, mises en ligne par des gens non protégés par le droit d'auteur qui espèrent se faire une notoriété « à l'estime ». Il y a beaucoup d'ivraie et peu de bon grain mais dans une certaine mesure on peut estimer que ce n'est pas pire que ce qu'on nous sert en soupe commerciale (incluant de pseudo-classiques ou mystiques à chandeliers...). Certains sites ont tenté une recherche intelligente par proximité de goûts... bôf... Dans l'ensemble c'est de la variété pop... discutable mais pas toujours : <http://www.jamendo.com/fr/album/41801> (fait avec GarageBand) <http://www.jamendo.com/fr/> <http://www.musiquelibrededroit.com/musique-libre-de-droit-gratuite.html
Ensuite certains artistes ne renonçant pas à leurs droits d'auteur mettent quand même en ligne, à titre promotionnel, des exemples de ce qu'ils font et c'est parfois non seulement de qualité mais abondant, en particulier pour Gotan Project (zut, ils ont arrêté la promo !) <http://www.gotanproject.com/fr/> reste encore un titre... Kamini continue de diffuser ses clips : <http://www.kamini.fr/> Un compositeur de musiques de films qui sait encore « écrire » d'une manière peut-être plus en charte ici : <http://www.myspace.com/149876724>
Enfin dans le domaine classique, il ne faut pas perdre de vue les sites consacrés aux enregistrements tombés dans le domaine public. Plus on avance dans le temps et plus on va y trouver, évidemment, des enregistrements de meilleure qualité technique (au moins) voire musicale (je dois avouer que l'expressionnisme emphatique façon début de XXe siècle ne m'enthousiasme guère, mais il en faut pour tous les goûts...) <http://www.i12.ch/musiqueouverte/index.php> <http://public-domain-archive.com/classic/?lang=eng>
>> Mais, comment expliquer que je puisse écouter >> gratuitement une oeuvre sur une radio spécialisée (et éventuellement >> l'enregistrer) alors que je deviens coupable si je télécharge la même ?
> Simplement parce que dans le premier cas l'écoute n'est pas si gratuite > que cela : soit on paye une redevance soit on ingère des pubs qui > permettent aux radios d'avoir des revenus... qui servent à payer les > droits de diffusion.
Oui, il y a collectivisation des droits, chose qu'on pourrait aussi considérer pour le téléchargement. Radio FM, TVT TNT ou téléchargement, quelle différence ? Juste le mode de diffusion.
> Dans le téléchargement illégal intervient le fait que la copie numérique > est *exacte* à la différence d'un enregistrement analogique pour lequel > il y avait perte de qualité à chaque nouvelle génération de copie. > L'exactitude de cette copie permet une large diffusion et ne permet plus > d'argumenter sur la qualité supérieure du produit acheté.
Il y a des lustres que des oeuvres musicales sont diffusées en numérique sur certaines chaines TV ou la radio FM.
> C'est juste une observation, sans parti pris aucun.
> Il faut aussi noter qu'il existe une offre légale non négligeable.
Bien sûr. Je vois mal certains se priver de fréquenter FNAC ou VIRGIN. Plus divers sites tel AMAZON et plus.
> ...
Je ne pousse pas au crime, je déplore qu'il soit dommage de priver un certain public peu argenté et pas forcément citadin d'une certaine culture. Comment pratiquer la solidarité ?
> Il serait vraiment intéressant que Bruno Monsaingeon et Clasart Film > (Munich) qui en détiennent les droits nous en servent enfin une version > DVD !
Ce que tu racontes fait envie, en effet. Il y a beaucoup de choses qu'il faudrait déterrer des archives. Je pense, en particulier, à des émissions (diffusées sur Arte ?) dans lesquelles - autour d'une oeuvre - Boulez faisait une première partie "analyse", et une seconde "concert".
Dans <4e19bc65$0$18799$ba4ac...@reader.news.orange.fr>, François Polloli nous a offert :
> Le 08/07/11 06:06, Gerald a écrit : >> Il serait vraiment intéressant que Bruno Monsaingeon et Clasart Film >> (Munich) qui en détiennent les droits nous en servent enfin une version >> DVD ! > Ce que tu racontes fait envie, en effet. Il y a beaucoup de choses qu'il > faudrait déterrer des archives. Je pense, en particulier, à des émissions > (diffusées sur Arte ?) dans lesquelles - autour d'une oeuvre - Boulez faisait > une première partie "analyse", et une seconde "concert". > C'était passionnant. > @ +