Au coeur de la Barcelone médiévale, l’auteur retrace le destin
étonnant d'un personnage hors du commun, d'un homme au courage
inflexible, Arnaud Estanyol. Au rythme de la construction de l'église
Santa Maria del Mar, chef-d'oeuvre du gothique catalan, se construit
une fabuleuse épopée aux mille rebondissements.
Une histoire de chair et de pierre ! Celle d’un homme et d’une
cathédrale au XIVe siècle. Le héros est un petit paysan, Arnau
Estanyol, issu d’un droit de cuissage exercé par le seigneur du
village, Llhorens de Bellera. Accueilli à Barcelone chez un oncle
riche et une tante qui le déteste, Arnau devient bastaix (docker).
Lorsqu’il n’y a pas de bateaux à décharger, il transporte une à une
avec ses compagnons les pierres d’une église qui sera celle du
peuple : Santa Maria del Mar, la cathédrale de la Mer, qui sera
construite en moins de cinquante-six ans !
" Le barrio de la Ribera de la Mar de Barcelone devenu riche,
l’ancienne église romane, où les pêcheurs et autres gens de la mer
venaient vénérer leur patronne, s’avéra vite trop petite et trop
pauvre pour ses prospères paroissiens. Mais l’Église barcelonaise et
la monarchie consacraient alors tous les efforts économiques à la
reconstruction de la cathédrale de la ville.
Unis par leur dévotion à la Vierge, les paroissiens de Santa Maria del
Mar, quelle que fût leur condition, ne s’avouèrent pas vaincus devant
ce manque de soutien. Par l’intermédiaire de l’archidiacre de la Mer,
Bernat Llull, fraîchement nommé, ils sollicitèrent auprès des
autorités ecclésiastiques l’autorisation de bâtir ce qu’ils désiraient
être le plus grand monument à la Vierge Marie. Avec succès. Ainsi
débuta l’édification de Santa Maria del Mar, par et pour le peuple,
comme en témoignait la première pierre de l’ensemble, posée à
l’endroit exact où se trouverait le maître-autel et sur laquelle, à la
différence des constructions qui comptaient sur l’appui des autorités,
fut seulement sculpté le blason de la paroisse : le bâtiment, avec
tous ses droits, était la propriété unique et exclusive des
paroissiens qui l’avaient bâti – les riches avec leur argent, les
pauvres avec leur travail. "
http://users.skynet.be/pierre.bachy/falcones_cathedrale_mer.html