> La situation :
> Les "numéros surtaxés" sont une déferlante en France et n'ont aucune
> légitimité, hors celle de faire très facilement un maximum de "fric"
> pour leurs initiateurs.
> Tout un joli monde de prédateurs n'a qu'à se baisser pour ramasser.
> A votre détriment.
> Si cela ne concernait que les medias qui organisent des jeux avec comme
> question "combien font 2+2 ? " pour inciter les gens à téléphoner au
> maximum du tarif (O892), libre à nous de ne pas le faire.
> Mais, à présent, ce qui est grave, et inadmissible, c'est que des
> organismes dits sociaux: Sécurité Sociale, Allocations Familiales,
> hôpitaux, ANPE, ASSEDIC,... s'y sont mis, pénalisant des populations
> déjà vulnérables.
> Il n'y a aucun service rendu supplémentaire : au contraire, c'est la
> foire infernale des répondeurs automatisés qui font durer le plaisir,
> en vous demandant de taper des chiffres pour "faire du chiffre" ! "Tous
> nos conseillers sont en ligne; nous estimons que votre temps d'attente
> sera de..."
> Le citoyen, piégé, est contraint d'y passer : aucune issue possible.
> De fait, il s'agit bien d'un nouvel impôt qui avance masqué et qui a
> le bel avantage de ne pas être inclus dans la liste des prélèvements
> fiscaux.
> Ainsi l'Etat ne dit rien : il encaisse sa part et s'y met aussi, bien
> entendu : cf les sites gouvernementaux.
> Les SAV, idem, la punition est double : le produit est défectueux,
> mais en plus vous payez.
> Actuellement, c'est la grande farandole aux "118" à un tarif
> "hyper-mega-surtaxé" !
> Et il faut bien aussi compenser le "manque à gagner" de la
> téléphonie gratuite (via les box)...
> Le paroxysme a été atteint avec la mise en oeuvre d'un numéro
> surtaxé pour obtenir des renseignements sur... la grippe aviaire :
> faire du fric grâce à un problème majeur de santé publique, il
> fallait oser !
> Vous avez tous vécu cette sorte d'"arnaque légale".
> Récemment un sénateur, ancien ministre du budget , a raconté sa
> mésaventure (une hot-line) en déclarant "si on m'avait dit cela, je
> n'y aurais jamais cru..."
> La "gratuité" du temps d'attente, qui serait prévue (qui concerne
> seulement les hotline et, soyons-en sûr, le correspondant saura bien
> de toutes façons nous faire patienter...) ne changera pas le fait
> qu'il s'agira toujours d'un surcoût inacceptable.
> Il nous faut exiger le retour à une tarification normale.
> Vous avez tous râlé et avez le sentiment de ne rien pouvoir y faire.
> Seule une pétition nationale adressée au Président de la
> République, ultime garant de l'égalité dans notre pays, réclamant
> la SUPPRESSION DES NUMEROS SURTAXES EN FRANCE et le retour à une
> tarification normale (s'agissant des services au
> citoyen-contribuable-consommateur : organismes sociaux et d'intérêt
> public, SAV, banques, assurances, hotline...)
> pourra faire pression.
> Et seule une pétition de grande envergure pourra être efficace.
> La commodité des courriels permettra d'obtenir un maximum de
> signatures : un million de signataires interpellerait nos décideurs !
> Montrons notre capacité à ne pas nous laisser plumer aussi
> facilement.
> Certes, il y a d'autres sujets bien plus graves, en France, que les
> "numéros surtaxés".
> Mais ils sont emblêmatiques d'une tendance qui ne doit pas être
> érigée en système : celle de l'abus du citoyen.
> Abus qui en appellerait d'autres, si l'on ne réagit pas.
> C'est aussi une question de dignité que de ne pas renoncer.
> -------------------------------------------
LA PETITION :