Lüko Willms a écrit le 23/12/2011 :
> Am 23.12.2011 10:53, schrieb Xavier Dupeyré:
>
>> Quand on a commencé à parler d'ouverture à la concurrence, on nous a
>> affirmé qu'il n'était pas question de dumping social.
>
> C'est bien sur une connerie.
On le sait parfaitement.
> Mais le problème n'est pas la concurrence. Dans toute l'industrie, la
> production se deroule en entreprises qui se battent en concurrence l'un
> contre l'autre. Je ne vois pas que les sindicats se battraient pour un
> monopole étatique de l'automobile, par example, une
> PSA-Renault-Toyota-Mercedes de la république française, non?
Bah, sans le décréter, c'est déjà plus ou moins ce qu'il se passe.
Les grands groupes industriels n'aspirent qu'à une seule chose :
éliminer la concurrence !
> Pourquoi alors cette peur de la concurrence? A-t-on peur de perdre
> les avantages liés au statut d'EPIC? Est-ce qu'on pense que ce sont des
> privilèges sans fondement, qu'on n'avait déjà concedé aux travailleurs
> de chez le VFLI en France ou les chemins de fer hors de la proprieté
> féderale en RFA?
Evidemment que c'est la peur de perdre les avantages existants !
Comme tu le dis plus loin, si les conditions étaient équivalentes pour
tout le monde, il n'y aurait aucune raison d'avoir peur de la
concurrence.
> La première chose à faire est de se battre pour une seule et unique
> convention collective pour tout le secteur industriel, avec des
> conditions de travail et des salaires égales pour tous. Après cela, on
> laisse les capitalistes concurrencer sur la qualité de leur produit, pas
> sur leur capacité de baisser les salaires de leurs ouvriers.
Oui, je suis bien d'accord. Mais c'est dans un monde idéal.
Dans la réalité, on sait très bien quelle est la variable d'ajustement
du coût des produits. C'est d'ailleurs pour cette raison que tous ceux
qui ont pu ont déguerpi vite fait en Chine !
Toujours est-il que pour atteindre l'objectif que tu cites, il faut
commencer par lutter pour ne pas perdre ce qu'on a, d'une part, et que
tout le monde s'y mette, cheminot ou non, d'autre part. Et sur ce
deuxième point, la partie est loin d'être gagnée, l'Etat et ses médias
s'évertuant à monter les travailleurs les uns contre les autres (et à
lire certains commentaires sur les sites d'info, ça fonctionne à
merveille).
> L'offre Thello remplace l'offre Artesia, encore dans une tout petit
> mésure. Artésia, la cooperation entre Trenitalia et la SNCF, a été donné
> un coup meurtrier par l'investissement de la SNCF dans la concurrence
> contre Trenitalia en Italie même, en prenant une partie de 20% du
> capital de NTV. Pourquois les sindicats des cheminots en France n'ont
> pas organisé telles "actions symbolique" contre cet investissement?
> Pourquoi n'ont il pas organisé telles "actiosn symboliques" contre les
> TGVs qu la SNCF exploite comme concurrent de Trenitalia en Italie, le 3
> ou 4 TGV Paris - Milan qui ne sont plus sous le toit de la societé
> cooperative Artesia, mais une concurrence "privé" contre l'operateur
> classique d'Italie?
Peut-être parce que, dans l'état actuel des choses, c'est aux syndicats
italiens de le faire ?
> Tout cela me rapelle la politique chauvine du PCF de "produire
> français", ou le PCF est sur le même terrain que les gaullistes, ou même
> plus chauvin que celles.
Je ne vois pas ce qu'il y a de choquant.
Pourquoi une entreprise qui se dit française ne devrait-elle pas
fabriquer ses produits en France ?
Tu parles de saine concurrence. D'accord : pour un même produit, la
marque française construit en France, la marque allemande en Allemagne,
l'italienne en Italie ... et le consommateur fait son choix.
Actuellement, chaque marque fait construire son produit dans la même
usine chinoise ! Seul le logo est différent ... où est la concurrence ?
Sans compter que ça redonnerait du travail à ceux qui sont censés
acheter ces produits !
--
Xavier