Le 05/05/2013 02:14, Stéphane Le Men a écrit :
> Ce qui me rend fou, c'est qu'avec le nombre de gens qui sont formés, qui
> ont des connaissance en physique, en biologie dans plein de domaines,
> on pourrait très facilement retrouver notre statut de Lumière du Monde,
Sens-toi complètement libre de trouver des excuses au professeur qui a
pondu, et à l'inspecteur qui a supervisé le sujet de physique du Bac
2013 de Pondichéry :
> D'abord accéder à cet énoncé, enseignement commun de physique et chimie
> série S :
>
http://www.ac-polynesie.pf/spip/IMG/zip/BCG_2013_S_PHYSIQUE_INDE.zip
> 13PHYCOIN1.pdf, exercice 3
>
> Regardez la question de physique sur la modification apparente de la
> gravité sur un pendule pesant, supposément par un champ magnétique au
> centre d'une double bobine de Helmoltz :
>> 2. Un pendule dans un champ magnétique
>> Pour vérifier l’influence de l’intensité de la pesanteur sur la période
>> d’un pendule
>> simple, il est difficile d’envisager de se déplacer sur une autre
>> planète
>> En revanche, il est relativement simple de placer un pendule, constitué
>> d’un fil et
>> d’une bille en acier, à l’intérieur d’un dispositif créant un champ
>> magnétique uniforme
>> dans une zone suffisamment large pour englober la totalité de la
>> trajectoire de la bille
>> du pendule pendant ses oscillations. Ce dispositif peut être constitué
>> par des bobines
>> de Helmholtz.
>> Bobines de Helmholtz
>> Lorsque l’axe des bobines est vertical, le passage du courant
>> électrique crée un
>> champ magnétique uniforme vertical dans la zone cylindrique située
>> entre les deux
>> bobines. Une bille en acier située dans cette zone est soumise à une
>> force
>> magnétique verticale.
>> 2.1. Expliquer pourquoi ce dispositif expérimental permet de simuler
>> une variation
>> de l’intensité de la pesanteur. >
>> 2.2. Comment doit être orientée la force magnétique exercée sur la
>> bille pour
>> simuler un accroissement de la pesanteur ? Justifier.
>> 2.3. Comment peut-on simuler un affaiblissement de l’intensité de la
>> pesanteur ?
>> 2.4. Si le dispositif a été correctement installé pour simuler un
>> accroissement de la
>> pesanteur, comment cela se traduit-il sur l’évolution de la période du
>> pendule ? Justifier.
>> 2.5. Le système utilisé ne permet pas de simuler une forte variation de
>> la
>> pesanteur mais il permet cependant de constater une variation de la
>> période, à
>> condition de choisir un protocole optimisant la précision de la mesure.
>> 2.5.1. Proposer une méthode expérimentale pour obtenir une mesure la
>> plus
>> précise possible de la période.
>> 2.5.2. Dans le cas d’un pendule de longueur 0,50 m, on mesure une
>> période
>> de 1,5 s lorsque les bobines sont parcourues par un courant électrique.
>> 2.5.2.1. Le dispositif simule-t-il un accroissement ou une diminution de
>> la pesanteur ? Expliquer.
>> 2.5.2.2. Déterminer la valeur de l’intensité de la pesanteur apparente.
>
> Un collègue de Belfort a écrit :
>> Juste par curiosité, qui peut expliquer comment le dispositif des
>> bobines de Helmoltz de la 2e partie l'exercice 2 peut créer une force
>> verticale sur la bille ?
>
> Le collègue a bien fait de nous alerter : cet énoncé est aussi faux que
> possible.
> Voilà où ça conduit, d'avoir choisi dans les premières années du 20e
> siècle, et malgré les mises en garde de James Clerk Maxwell en 1873 et
> de Pierre Curie en 1894, une représentation vectorielle (ici donc
> verticale) à un truc de rotation qui n'a rien de vectoriel, mais
> tornatoriel (et ici horizontal).
> De toute évidence, le prof qui a rédigé ce sujet n'a pas fait
> l'expérience, ni ne saurait faire le calcul qu'il intuite au doigt
> mouillé, et dont il exige la croyance chez les élèves. L'inspecteur non
> plus, celui qui a accepté ce sujet, ne comprenait rien à la question.
>
> La "force magnétique verticale" que le rédacteur a postulée, n'existe
> pour un corps d'épreuve ferromagnétique qu'en présence d'un gradient de
> champ magnétique. Or l'intérêt expérimental de la double bobine de
> Helmoltz est qu'elle crée une zone étendue à champ uniforme, et donc
> un gradient de champ nul. Donc "force magnétique" nulle sur un corps
> ferromagnétique. De plus, faire l'expérience lui aurait révélé le
> freinage par courants de Foucault, si sa bille est étendue et
> conductrice.
>
> Richard Feynman avait déjà souligné avec un humour cruel combien un
> enseignement des sciences dérive vers le n'importe quoi scholastique,
> quand il ne sert plus qu'à former des professeurs de sciences, faute de
> débouchés vers l'industrie. Ha ? C'était au Brésil ? Ce sujet de bac qui
> a été donné aux élèves à Pondichéry prouve que la même dérive s'est
> produite en France, et que ça n'est pas un hasard fortuit ni isolé.
> L'enseignement des sciences ne dispose pas de méthodes scientifiques
> pour se piloter : il est le jouet de luttes politiques entre clans et
> factions, où l'affrontement des volontés et des ruses pour conserver ou
> reprendre des territoires et des privilèges l'emporte de loin sur le
> souci de la qualité, ni didactique, ni scientifique. Après quoi,
> l'obéissance aux plus anciens dans les grades les plus élevés, et la
> force de l'habitude suffisent à répéter de générations en générations
> les bourdes d'il y a longtemps, excusables en leur temps (au 19e
> siècle), inexcusables depuis bien longtemps. Et si d'aventure un
> étudiant, un stagiaire à l'IUFM ou un prof en exercice s'aperçoit des
> bourdes qu'on lui fait reproduire, et expose les remèdes ? Il est
> alors promptement éliminé par le système scholastique. Au besoin on ira
> jusqu'à lui monter une affaire de moeurs avec des documents
> falsifiés... Circulez ! Il n'y a rien à voir !
>
> Que la guerre soit affrontement de volonté, l'actualité récente se
> charge de nous le rappeler, il n'y a qu'à voir l'épreuve de nos soldats
> et des soldats tchadiens dans l'Adrar des Ifoghas et à In-Amenas le
> mois dernier.
> Tandis que la science est intrinsèquement une coopération des
> intelligences et des volontés transgénérationnelle, transculturelle, et
> internationale. Avec correction des erreurs précédentes, sous
> l'impulsion des résultats expérimentaux.
> Il reste que les conflits territoriaux existent, entre chapelles, entre
> tribus, et que trop souvent, ils se règlent par affrontement des
> volontés, où les plus agressifs et plus combinards triomphent des moins
> agressifs et moins combinards.
>
> Ainsi début 20e siècle, la géométrisation de la physique était une
> Babel de chapelles. En a triomphé le formalisme de Heaviside, grossi
> des disciples de Gibbs. Il est toujours enseigné de nos jours, est
> hégémonique, malgré des défauts énormes et dirimants qui coûtent un
> prix exorbitant et injustifiable à nos étudiants. Affrontement de
> volontés, et résultat de guerre, sans aucune optimisation ni
> rationalité scientifique. D'où les bourdes du rédacteur du sujet de bac
> 2013 de Pondichéry. Et l'inspecteur non plus n'avait rien compris, n'y
> a vu que du feu. Et comme ça, de génération en génération...
> En pratique, corriger leurs erreurs et leurs incohérences est un
> sixième travail d'Hercule (Nettoyer les écuries d'Augias), réservé à la
> force herculéenne, à présent que leurs gourandes sont imprimées à des
> millions d'exemplaires.
>
> Ainsi le congrès Solvay de 1927 a été un affrontement de volontés, où
> les plus agressifs (Heisenberg et Bohr) ont vaincu les moins agressifs,
> qui ne cachaient pas leurs doutes, et ont été éliminés de la scène,
> démoralisés et stérilisés. De nos jours encore, ce résultat guerrier
> nous coûte un prix exorbitant et injustifiable ; les héritiers des
> copenhaguistes de 1927 sont encore hégémoniques sur l'enseignement, sur
> la planète entière.
> En pratique, corriger leurs erreurs et leurs incohérences est un
> sixième travail d'Hercule, réservé à la force herculéenne, à présent
> que leurs bourdes sont imprimées à des millions d'exemplaires.
>
> Et ce sont les vainqueurs qui écrivent l'histoire, et la falsifient au
> mieux de leurs intérêts.
>
> On pourrait prendre des exemples dans d'autres disciplines, qui tous
> confirment que le problème d'inexactitude et de non-qualité dans
> l'enseignement des sciences est un problème structurel, avec abus
> institutionnalisés, qui exige de grandes remises à plat, et une
> transparence toute nouvelle sous les yeux des citoyens.
>
> Ma première remise à plat d'une bourde instituée date de 1995 :
>
http://jacques.lavau.perso.sfr.fr/Syntaxe0.htm
> Une version imprimée de la problématique est parue en décembre 1997,
> les 41 dernières pages de "Le nombre une hydre à n visages ; entre
> nombres complexes et vecteurs", aux Editions de la Maison des Sciences
> de l'Homme, sous la direction de Dominique Flament. En décembre 1993 me
> fut opposé l'argument de haute tenue scientifique (c'est à dire, un
> argument strictement narcissique et tribal) : "On ne peut quand même
> pas s'être tous trompés pendant cent cinquante ans !". Mais si, mais si
> on peut, depuis cent soixante neuf ans à présent. Simplement si le
> pionnier en décembre 1843 avait des excuses, la communauté scientifique
> n'en a plus en 2013, si ce n'est que c'est enseigné comme ça,
> générations après générations, et qu'on ne touche pas aux bourdes
> enseignées, parce que les plus anciens dans les grades les plus élevés,
> n'est-ce pas...
> Copie en ligne :
>
http://jacques.lavau.perso.sfr.fr/Mystification_.htm
--
Syntaxe géométrique de la physique :
http://deonto-ethics.org/geom_syntax
"Un rond dans un rond et qui tournent pareil"