Ce prétentieux imbécile a fait tout ce qu'il fallait pour.
> Cherchez l'erreur ...
Même réponse que précédemment.
De exemples de management réussi, on ne va quand même pas les chercher
chez Allègre.
Tiens justement, dans deux semaines, cela fera seize ans que Mohammed
Boudiaf a été assassiné. Nous n'oublierons pas sa vaine lutte contre
la corruption : "Oui, c'est une question d'hommes. Je n'arrive pas à
trouver assez de gens compétent qui aient les mains nettes",
confiait-il à la caméra française. Donc pas chez feu Boudiaf non plus,
puisqu'il a été assassiné avant de réussir quoi que ce soit.
J'ai l'habitude de citer plutôt Orlando Winfield Wilson.
http://en.wikipedia.org/wiki/Orlando_Winfield_Wilson
http://www.encyclopedia.chicagohistory.org/pages/983.html
Scandal over police involvement in a burglary ring prompted Mayor
Richard J. Daley to appoint Orlando W. Wilson as superintendent of
police in 1960. The nation's foremost expert on police administration,
Wilson implemented an ambitious program of reorganization, emphasizing
efficiency rather than ward politics. Wilson moved the
superintendent's office from City Hall to Police Headquarters and
closed police districts and redrew their boundaries without regard to
politics. Hiring standards were raised, graft curbed, and discipline
tightened, with a new Police Board overseeing it. Wilson updated the
communications system, adopted computers and improved record-keeping,
bought new squad cars, and eliminated most foot patrols. Police
boasted of quicker response times to citizen calls. Police morale, and
the public image of the police, rose.
Wilson also improved police relations with the black community. He
recruited more African American officers, promoted black sergeants,
and insisted on police restraint in racially charged conflicts.
Wilson's retirement in 1967 came both as racial tensions intensified
and disputes over policing grew more heated, and the example of his
forceful leadership was not followed.
http://www.paternet.net/salon/forum/viewtopic.php?t=1065
Sous-Chapitre 8.2 : L’effet simplificateur des modifications d’ordre
supérieur.
. . . . .
Exemple: 0. W. Wilson, superintendant de la police de Chicago depuis
1960 (et comme McNamara ancien professeur d'université) prit son poste
après un important scandale dans la police : une patrouille avait fait
le guet pour le compte de criminels et transporté des marchandises
volées dans des voitures de police. Il trouva des moyens criblés de
corruption, ballottés par les influences et les protections politiques
et dépourvus des plus élémentaires rudiments d'un fonctionnement
efficace. Il y avait fréquemment de véritables barrières le long des
frontières d'un arrondissement politique, et son chef y dictait sa
justice ; certains policiers devaient acheter eux-mêmes leur papier
carbone pour rédiger leurs rapports.
Comme McNamara, dans la réorganisation des moyens, Wilson prit ses
distances pour travailler et obtint ainsi la direction effective. Sans
doute s'adressa-t-il occasionnellement à la presse pour gagner la
confiance du public dans ses activités, mais il évitait en général les
contacts avec le public et les personnalités politiques se bornant à
poser des questions à ses forces.
Il s'aperçut, par exemple, qu'il n'existait aucune méthode de compte
rendu organisé pour évaluer les résultats des officiers et des
policiers. Les comptes-rendus de crimes étaient fréquemment perdus ou
non enregistrés, et rarement exploitables quand ils existaient. De
plus, il n'y avait pas d'ordre de priorité : les réceptions tapageuses
étaient traitées avec autant d'attention que les meurtres en cours
d'exécution.
Wilson définit son système en créant les rapports et les
communications nécessaires pour fournir aux hommes des mesures
pratiques d'efficacité.
Tous les délits signalés par les citoyens étaient enregistrés, codés
pour être stockés sur ordinateur, et diffusés en fonction de l'ordre
de priorité depuis un centre de contrôle, sur un réseau de
communication à 12 canaux, aux voitures radios. Pour rapporter les
circonstances du délit, l'homme de la patrouille ne devait plus
utiliser sa radio tant que le cas n'était pas résolu ; il avait alors
un rapport écrit à remplir et à classer, et ce rapport était confronté
au rapport d'origine enregistré par l'ordinateur. Cette action
découragea les inexactitudes, les corruptions et le traitement de
faveur des délinquants. Elle permit également l'analyse statistique
des taux de criminalité, des localisations et des modes opératoires
des criminels.
Wilson améliora de façon spectaculaire le fonctionnement de ses moyens
en combinant des mesures de redéfinition du système et l'introduction
de nouveaux équipements de communication, davantage de voitures radios
et une logistique adaptée. Mais l'élément le plus puissant de cette
amélioration fut la redéfinition du système, qui apporta des mesures
d'efficacité permettant à Wilson de diriger le système sans être sujet
à son désordre, aux rivalités politiques et aux intrigues criminelles (8).
8 Beaucoup d'auteurs ont écrit sur la réorganisation de la police de
Chicago. Le plus récent est J. Starr, « Chicago Shows Way to Police
Reform, Look », 19 octobre 1965, pp. 43 à 49. Voir aussi 0. W. Wilson,
Police Administration, 2e éd., McGraw-Hill, New York, 1963.
Extrait pages 222 et 223 de Van Court Hare, Jr. L'analyse des
systèmes, outil moderne de gestion. Paris Dunod 1972. 1967 en
américain chez Harcourt, Brace and World, Inc.
"des moyens criblés de corruption, ballottés par les influences et les
protections politiques, et dépourvus des plus élémentaires rudiments
d'un fonctionnement efficace." Look familiar ?
Je pensais évidemment à l'injustice aux affaires matriarcales quand
j'ai écrit la phrase ci-dessus, mais elle est applicable aussi au
commandement dans l'Education Nationale, autre administration elle
aussi financée par l'impôt, elle aussi incontrôlée.
--
La science se distingue de tous les autres modes de transmission des
connaissances, par une "croyance" de base : nous croyons que les
experts sont faillibles, que les connaissances transmises peuvent
contenir toutes sortes de fables et d’erreurs, et qu’il faut prendre
la peine de vérifier, par des expériences.
-- Jacques Lavau (retirer les anti et les spam pour le courriel)
http://lavaujac.club.fr
"Pour nettoyer un escalier, on commence par le haut, toute femme de
ménage vous le confirmera". Ce n'est pas de Boudiaf, mais largement
antérieur. Evidemment que l'auteur d'une telle formule a immédiatement
été liquidé...
Pour pouvoir réformer la Ford Motor Company, alors que son terrible
grand-père était toujours vivant, et que l'énorme système d'espionnage
était toujours en place afin d'empêcher tout directeur de prendre la
moindre décision, Henry Ford II a commencé par nommer un directeur
général très compétent, aux attributions souveraines. Puis il a convoqué
un par un tous les directeurs, a examiné leurs compétences réelles, leur
a demandé leurs projets. Environ un tiers ont été rétrogradés à leur
niveau réel, et y ont généralement donné satisfaction. Environ un tiers
ont été licenciés. Environ un tiers a pu être laissé à leurs postes,
quitte à compléter leur formation.
Quand il a repris en mains Chrysler, Lee Iacocca a commencé de même par
le haut de l'escalier, les directeurs. Un bon nombre ont été licenciés
sur le champ : codes invalidés, reprise des clés, leurs affaires
personnelles remises dans un sac-poubelle par un planton, et expulsion
immédiate...
Le protale ripoux cité plus haut coule une retraite paisible, jamais
inquiété.
L'inspecteur qui ne venait que pour pirater des logiciels ? Jamais
inquiété. http://e.profs.free.fr/smf/index.php?topic=34.0
http://deonto-famille.org/citoyens/debattre/index.php?topic=579.0
Le chef de travaux qui achetait ainsi l'inspecteur ? Il a continué à
faire semblant de travailler.
Etc. etc. etc.
Voir le reportage "Une vie de profs" tourné par Canal + en 1991-92 au
collège de Saint-Denis, et diffusé en 1992 : le principal totalement
incompétent, en dessous de tout, a été promu protale d'un lycée parisien
facile et sans problèmes : son salaire a donc substantiellement
augmenté.
Je suis assez d'accord avec le reste, mais ne généralisons pas à outrance :
les chefs d'établissement et les enseignants sont bien obligés d'appliquer
soit les textes, soit les ordres, et sont souvent coincés entre leur envie
d'avancer et leurs obligations. Ce n'est donc pas à eux qu'ils faut jeter la
pierre, ils ne sont pas tous "en pleine forme et payés à ne rien faire".
Quant aux primes, ne révez pas, ça n'existe pas dans l'EN !
--
Il n'y a pas de problème, il n'y a que des professeurs.
- Jacques Prévert -
Tu as tout confondu, tout mélangé : c'est le témoin gênant, que le
Rectorat a tenté de corrompre, en le payant cinq ans et demi à ne rien
faire. Pour pas qu'il gêne le ripoux !
On a déjà abordé publiquement et la question des faux en écritures, et
la question des insoupçonnables calomniateurs à gages payés par le
Rectorat avec tes impôts :
http://caton-censeur.org/resources/Alie_Boron//Et_si_les_psychiatres.html
> Quant aux primes, ne révez pas, ça n'existe pas dans l'EN !
Sauf que la note, l'avancement et donc la paie d'un membre du "Parti
Intérieur" dépendent de son "pas de vagues !", de sa dissimulation des
problèmes de son établissement, et donc des faux en écritures qu'il
réussit à faire faire par sa secrétaire, pour continuer à falsifier la
réalité.
> critico a écrit :
- Entièrement d'accord quand il s'agit de nettoyer,
dégresser,restructurer .
Mais quand il faut reconstruire la maison,on commence toujours par les
fondations.
Les exemples de Ford et de Chrisler que vous citez plus bas sont
pertinents dans la mesure où l'organisation des ateliers respectait
les normes habituelles de management (adéquation des moyens matériels
et humains aux tâches productives assignées) .
Mais dans la plus grande "entreprise " du monde que constitue notre
éducation nationale,force est de constater que ça ne teourne pas bien
rond à tous les étages.
La cause: l'EN est une administration et réagit comme telle.
Le mammouth ne sait plus sur quel pied danser, alors il piétine et
fait du sur place tout en réclamant de plus en plus de moyens .
Or,en alourdissant la bête , on l'enfonce de plus en plus .
En comparaison, les établissements privés, du primaire aux grandes
écoles, sont organisés à la façon d'entreprises : ils savent comment
conciler rentabilité et résultats.
Sans parler de privatisation de l'EN, il convient d'examiner par quel
bout prendre le problème pour donner plus de dynamisme à ce corps
d'enseignants dont la grande majorité aspire à faire un métier
"productif" en termes de diffusion de connaissances.
Un timide pas en avant a été fait pour les universités , mais des
ringards conservateurs n'eont pas tardé à soulever un tollé.
Pensez donc, fonctionner comme les universités américaines, quelle
avanie !
Or, quel est le point fort de cette réforme des universités ? Donner
plus de pouvoirs aux présidents, les faire agir comme des "patrons" .
Il me semble que la voie est tracée et que la seconde étape consiste à
appliquer la formule aux chefs d'établissements .
Des expériences-tests à différents niveaux et dans certaines académies
devraient être lancées .
C'est ce que j'espère de notre ministre actuel.
> Un timide pas en avant a été fait pour les universités , mais des
> ringards conservateurs n'eont pas tardé à soulever un tollé.
> Pensez donc, fonctionner comme les universités américaines, quelle
> avanie !
Quand on sait ce qui se passe dans les universités aux USA, on est en
droit d'être inquiet !
--
Djeel