Un vieux problème historique et structurel à régler une fois pour
toutes : deux concours pour le même métier... avec des conditions bien
différentes.
Je cite :
#####
Philippe Meirieu : Je crois, effectivement, qu'il faut changer le
système de recrutement pour mieux l'adapter à la réalité des écoles et
des établissements.
Je ne comprends pas pourquoi certains professeurs, parce qu'ils ont passé
un concours plus difficile, ont moins d'heures de cours à effectuer, le
plus souvent devant des élèves de centre-ville, et en étant plus payés.
Il me semble qu'il faut prendre en compte les difficultés réelles qui se
posent sur le terrain et promouvoir la formation continue des
enseignants.
Dans ce cadre, l'agrégation pourrait être une promotion pour ceux et
celles qui se sont beaucoup investis dans leur métier et ont mis en place
des activités pédagogiques nouvelles et efficaces.
#####
Sous entendu, l'agreg ne garantie pas des activités pédagogiques
nouvelles et efficaces...
Je ne suis pas toujours d'accord avec Meirieu, mais là, j'approuve.
Bravo !
On va dire que je suis jaloux. Pourquoi pas.
[...]
Ah, la source :
http://www.lemonde.fr/politique/article/2008/05/09/la-france-a-une-tres-
mauvaise-gestion-des-rythmes-scolaires-selon-m-
meirieu_1043183_823448_1.html
A voir :
http://ressources.ecole.free.fr/outils/humour/phrasesdebiles.htm
Bien cordialement
OA
Evidemment, à l'heure des 40 années de cotisations pour tous, c'est
totalement absurde. Mais cela concerne tout le monde de fonctionnement de
l'éducation nationale ; absurde et archaïque.
Mais le plus absurde, vous le dites clairement, est que l'on destine des
personnes pourvues, a priori, d'une formation plus poussée, aux mêmes
emplois que les certifiés. Il aurait certainement été plus logique, comme
cela se passe dans tous les autres métiers, de destiner les meilleurs
éléments à l'encadrement des autres. Mais là, voyez-vous, on entre dans un
ensemble de questions qui devraient conduire à refondre complètement le
système : obligations de travail, établissement de liens hiérarchiques
fondés sur la compétence et l'expérience, évaluation des performances,
abandon du fonctionnariat à vie ...
J'arrête là, ça donne le vertige.
Pour l'instant, compte tenu de l'état des choses et des mentalités, un seul
conseil : montrez ce que vous savez faire et passez l'agrégation !
"remi" <re...@nospam.com> a écrit dans le message de news:
g04e8h$mmi$1...@netfinity.fr...
Quel pourcentage des salariés du privé cotisent réellement 40 ans ?
Quel pourcentage des fonctionnaires cotiseront réellement 40 ans ?
A+
Gilles
> Il est étonnant que la raison ne soit pas connue de tout le monde : les 15 h
> ont été déterminées, dans les années 50, pour que le nombre d'heures
> travaillées jusqu'à la retraite soit identique pour tous. Le nombre d'heure
> de cours réduit des agrégés devait, à l'époque, compenser une année d'études
> supplémentaires par rapport aux certifiés.
Sources ? Il me semble bien que les 15 heures sont largement plus
anciennes que 1950 et les fameux décrets qui ont créé le corps des
certifiés.
Accessoirement, en 69, un autre décret a créé le corps des PEGC,
bivalents *et* 21 heures d'enseignement *et* recrités à bac +1 puis bac
+2.
Idem chez les profs du technique : bac +2 = 21 heures pendant longtemps.
Pourquoi ne pas réclamer :
-- les certifiés au collège et en seconde ;
-- les agrégés en première et Tale, et dans le supérieur ?
Oui, c'est à la limite vers celle qu'il faudrait tendre. Je suis plutôt
favorable à une fusion de ces deux corps dans le second degré.
Les agrégés seront alors affectés en classes prépa, BTS. Tout ce qui
relève du supérieur mais qui est dans les lycées.
Ce pose alors un problème de fond, celui des perspectives d'évolutions
dans le métier de professeur. Avec l'agrégation, les masses pouvaient au
moins avoir l'illusion de croire à une possibilité d'évolution
professionnelle. Sans, il ne restera vraiment rien.
Il ne faut pas faire fusionner ces deux corps: cela supprimerait une
perspective de promotion pour les certifiés, et cela déclasserait les
agrégés; qui ont passé un concours plus exigeant du point de vue
disciplinaire.
> Les agrégés seront alors affectés en classes prépa, BTS. Tout ce qui
> relève du supérieur mais qui est dans les lycées.
Je suis plus favorable à cela. Les agrégés (qui ne l'ont en général pas
demandé) n'ont rien à faire en collège, leur spécificité n'y est pas
mise à profit.
Mon cas personnel: je suis affecté en collège, et je suis le seul
agrégé de mon établissement: quand je suis arrivé, l'accueil était
plutôt "frais": "voilà un type qui va travailler moins en gagnant un
peu plus", se sont dit les collègues. J'ai dû expliquer que je n'étais
absolument pas un planqué, et que ce poste m'avait été imposé,
contrairement à ce que stipulent les textes réglementaires. Cela se
passe bien maintenant, mais j'ai toujours un peu mauvaise conscience
vis à vis des collègues.
> Ce pose alors un problème de fond, celui des perspectives d'évolutions
> dans le métier de professeur. Avec l'agrégation, les masses pouvaient au
> moins avoir l'illusion de croire à une possibilité d'évolution
> professionnelle.
C'est bien pour cela qu'il ne faut pas fusionner les deux corps. Surtout
que vous savez bien que si cela se produit, c'est le statut d'agrégé que
l'on ramènera au statut de certifié, et non l'inverse.