http://fcrank.neufblog.com/lepremierjour/2006/02/mon_premier_tes.html
:
"Conformément aux recommandations du ministère, le centre ne
communique pas les résultats du test VIH directement au patient mais
envoie ceux-là par courrier au médecin traitant."
"théoriquement, l'annonce d'un résultat positif doit être faite par le
médecin, donc si on nous remet les résultats, c'est que c'est
forcément négatif."
Est-ce conforme au principe d'accès direct du patient aux informations
médicales (loi du 4 mars 2002) ? D'autres textes posent-ils des règles
différentes selon la nature des examens (à ma connaissance, seuls les
internements psychiatriques font l'objet de règles particulières) ? Ou
bien la loi de 2002 ne concerne-t-elle que les informations
"médicales", c'est-à-dire passées entre les mains de certains
professionnels de santé et pas seulement du personnel de labo ? Le
fait de transmettre des informations au patient, sans intermédiaire
d'un médecin, constitue-t-il une infraction pénale ou une faute
disciplinaire ?
>Il semble que des résultats d'examens médicaux sont communiqués au
>patient uniquement par l'intermédiaire d'un médecin:
>
>http://fcrank.neufblog.com/lepremierjour/2006/02/mon_premier_tes.html
>:
>
>"Conformément aux recommandations du ministère, le centre ne
>communique pas les résultats du test VIH directement au patient mais
>envoie ceux-là par courrier au médecin traitant."
>
>http://forum.doctissimo.fr/doctissimo/homosexualite-bisexualite/laboratoire-depistage-sida-sujet_154770_1.htm
>:
>
>"théoriquement, l'annonce d'un résultat positif doit être faite par le
>médecin, donc si on nous remet les résultats, c'est que c'est
>forcément négatif."
>
Ce qui ne veut pas dire que si c'est le médecin qui vous les remet,
c'est que c'est obligatoirement positif...
>Est-ce conforme au principe d'accès direct du patient aux informations
>médicales (loi du 4 mars 2002) ? D'autres textes posent-ils des règles
>différentes selon la nature des examens (à ma connaissance, seuls les
>internements psychiatriques font l'objet de règles particulières) ? Ou
>bien la loi de 2002 ne concerne-t-elle que les informations
>"médicales", c'est-à-dire passées entre les mains de certains
>professionnels de santé et pas seulement du personnel de labo ? Le
>fait de transmettre des informations au patient, sans intermédiaire
>d'un médecin, constitue-t-il une infraction pénale ou une faute
>disciplinaire ?
Tu ne penses pas qu'il y a des choses, en ce qui conerne la pratique
de la médecine, qui méritent largement plus qu'on s'en soucie.
Personnellement, ça me semble une plutôt bonne chose, la meilleure
étant que ça soit annoncé par un infectiologue ou quelqu'un qui prenne
en charge fréquemment des patients VIH+
> Ce qui ne veut pas dire que si c'est le médecin qui vous les remet,
> c'est que c'est obligatoirement positif...
Je ne fais que citer des témoignages (pris au pif parmi d'autres) qui
valent ce qu'ils valent.
> Tu ne penses pas qu'il y a des choses, en ce qui conerne la pratique
> de la médecine, qui méritent largement plus qu'on s'en soucie.
Fbm n'est pas réservé aux sujets médicaux qui sont au sommet de
l'échelles de la méritance. .
> Personnellement, ça me semble une plutôt bonne chose, la meilleure
> étant que ça soit annoncé par un infectiologue ou quelqu'un qui prenne
> en charge fréquemment des patients VIH+
Ca ne répond pas à la question de la légalité, d'ailleurs le premier
lien dit que le résultat du test de la syphilis est transmis par
courrier. Du point de vue de l'opportunité: imposer des
intermédiaires, ou des modes de transmission, ralentit la
communication des résultats, et même impose des contraintes
logistiques s'il faut se déplacer sous prétexte qu'un médecin ou un
administratif ne fait pas soigner sa phobie de l'enveloppe ou du
téléphone.
Par ailleurs, j'aurais dû relire l'art. L1111-7 CSP (issu de la loi de
2002) au lieu de me reposer sur des souvenirs imprécis... Dispositions
pertinentes:
"Toute personne a accès à l'ensemble des informations concernant sa
santé détenues, à quelque titre que ce soit, par des professionnels et
établissements de santé, qui sont formalisées ou ont fait l'objet
d'échanges écrits entre professionnels de santé, notamment des
résultats d'examen, comptes rendus de consultation, d'intervention,
d'exploration ou d'hospitalisation, des protocoles et prescriptions
thérapeutiques mis en oeuvre, feuilles de surveillance,
correspondances entre professionnels de santé, à l'exception des
informations mentionnant qu'elles ont été recueillies auprès de tiers
n'intervenant pas dans la prise en charge thérapeutique ou concernant
un tel tiers."
Plusieurs questions se posent:
- un labo (puisqu'on parle de la communication directe par le labo, à
côté d'autres modes de transmission) est-il un établissement de
santé ? Il me semble que la question ne se pose pas quand ledit labo
appartient à un hôpital;
- les personnes qui font les tests ou interprètent les résultats sont-
elles des professionnels de santé ? (je parle de celui qui conclut que
tel test est négatif ou positif, pas de celui qui fait un diagnostic
de sida, ni même de celui qui conclut à la contamination après un
deuxième test);
- peut-être qu'un résultat "brut" (+ ou -, sans interprétation sur
l'existence ou l'éventualité d'une maladie) ne répond pas à la
nécessité de la formalisation; mais le simple fait qu'une information
(même un document manuscrit) soit contenue (ou ait vocation à être
contenue ultérieurement ?) dans un dossier médical suffit parfois à
conclure au caractère communicable (CAA Paris 30 septembre 2004 n°
03PA01769; CADA conseil du 15 avril 2004 n° 20041645-MNC, rapport
2003);
- Noter cependant que ni l'art. L1111-7, ni le décret 2002-637, ne dit
explicitement que ledit dossier est communicable (ces textes parlent
uniquement de la communication d'*informations*); mais si on
interprète un peu largement l'art. R1112-2, et si un test VIH est un
examen para-clinique (j'ignore la définition d'"examen para-
clinique"), alors le résultat d'un test VIH est communicable
directement dès qu'il est versé au dossier d'un patient hospitalisé
(mais alors, quel régime pour les infos qui doivent figurer dans le
dossier mais n'y figurent pas encore ?)
- à défaut de répondre au caractère de formalisation, le critère
(alternatif et non cumulatif) de transmission à un autre professionnel
de santé s'appliquerait dès lors que le résultat aurait été transmis à
n'importe quel professionnel de santé (là encore, on peut se demander
si le simple *projet* de transmission donne les mêmes effets qu'une
transmission effective).
Si ces dispositions ne s'appliquent pas, on pourrait en conclure qu'il
n'existe pas d'*obligation* de communiquer les résultats d'un examen
médical, mais que comme rien non plus ne l'interdit, cela n'empêche
pas les labos qui le veulent de le faire.
djef
>On 20 déc, 00:33, S. Delerme <dele...@free.fr> wrote:
>
>> Ce qui ne veut pas dire que si c'est le médecin qui vous les remet,
>> c'est que c'est obligatoirement positif...
>
>Je ne fais que citer des témoignages (pris au pif parmi d'autres) qui
>valent ce qu'ils valent.
>
>> Tu ne penses pas qu'il y a des choses, en ce qui conerne la pratique
>> de la médecine, qui méritent largement plus qu'on s'en soucie.
>
>Fbm n'est pas réservé aux sujets médicaux qui sont au sommet de
>l'échelles de la méritance. .
>
Je n'ai jamais dit ça, je t'ai posé une question (à laquelle tu es
libre de ne pas répondre)
>> Personnellement, ça me semble une plutôt bonne chose, la meilleure
>> étant que ça soit annoncé par un infectiologue ou quelqu'un qui prenne
>> en charge fréquemment des patients VIH+
>
>Ca ne répond pas à la question de la légalité, d'ailleurs le premier
>lien dit que le résultat du test de la syphilis est transmis par
>courrier. Du point de vue de l'opportunité: imposer des
>intermédiaires, ou des modes de transmission, ralentit la
>communication des résultats, et même impose des contraintes
>logistiques s'il faut se déplacer sous prétexte qu'un médecin ou un
>administratif ne fait pas soigner sa phobie de l'enveloppe ou du
>téléphone.
>
Tu as vécu combien d'annonce de la séropositivité ?
>Par ailleurs, j'aurais dû relire l'art. L1111-7 CSP (issu de la loi de
>2002) au lieu de me reposer sur des souvenirs imprécis... Dispositions
>pertinentes:
>
>"Toute personne a accès à l'ensemble des informations concernant sa
>santé détenues, à quelque titre que ce soit, par des professionnels et
>établissements de santé, qui sont formalisées ou ont fait l'objet
>d'échanges écrits entre professionnels de santé, notamment des
>résultats d'examen, comptes rendus de consultation, d'intervention,
>d'exploration ou d'hospitalisation, des protocoles et prescriptions
>thérapeutiques mis en oeuvre, feuilles de surveillance,
>correspondances entre professionnels de santé, à l'exception des
>informations mentionnant qu'elles ont été recueillies auprès de tiers
>n'intervenant pas dans la prise en charge thérapeutique ou concernant
>un tel tiers."
>
C'est assez intéressant de voir que, pour toi, le droit à l'accès,
c'est le droit à avoir tout apporté chez soi sans effort de sa part.
Ca n'est cependant absolument pas ce que dit la loi.
>
>Plusieurs questions se posent:
>
>- un labo (puisqu'on parle de la communication directe par le labo, à
>côté d'autres modes de transmission) est-il un établissement de
>santé ? Il me semble que la question ne se pose pas quand ledit labo
>appartient à un hôpital;
>- les personnes qui font les tests ou interprètent les résultats sont-
>elles des professionnels de santé ? (je parle de celui qui conclut que
>tel test est négatif ou positif, pas de celui qui fait un diagnostic
>de sida, ni même de celui qui conclut à la contamination après un
>deuxième test);
Oui, ils sont soumis au secret professionnel
>- peut-être qu'un résultat "brut" (+ ou -, sans interprétation sur
>l'existence ou l'éventualité d'une maladie) ne répond pas à la
>nécessité de la formalisation; mais le simple fait qu'une information
>(même un document manuscrit) soit contenue (ou ait vocation à être
>contenue ultérieurement ?) dans un dossier médical suffit parfois à
>conclure au caractère communicable (CAA Paris 30 septembre 2004 n°
>03PA01769; CADA conseil du 15 avril 2004 n° 20041645-MNC, rapport
>2003);
>- Noter cependant que ni l'art. L1111-7, ni le décret 2002-637, ne dit
>explicitement que ledit dossier est communicable (ces textes parlent
>uniquement de la communication d'*informations*); mais si on
>interprète un peu largement l'art. R1112-2, et si un test VIH est un
>examen para-clinique (j'ignore la définition d'"examen para-
>clinique"), alors le résultat d'un test VIH est communicable
>directement dès qu'il est versé au dossier d'un patient hospitalisé
>(mais alors, quel régime pour les infos qui doivent figurer dans le
>dossier mais n'y figurent pas encore ?)
>- à défaut de répondre au caractère de formalisation, le critère
>(alternatif et non cumulatif) de transmission à un autre professionnel
>de santé s'appliquerait dès lors que le résultat aurait été transmis à
>n'importe quel professionnel de santé (là encore, on peut se demander
>si le simple *projet* de transmission donne les mêmes effets qu'une
>transmission effective).
>
Encore une fois, le laboratoire ne te refuse pas l'information, il le
transmet au médecin qui te la donnera. Si ce médecin te la refuse, tu
auras le droit de râler.
>Si ces dispositions ne s'appliquent pas, on pourrait en conclure qu'il
>n'existe pas d'*obligation* de communiquer les résultats d'un examen
>médical, mais que comme rien non plus ne l'interdit, cela n'empêche
>pas les labos qui le veulent de le faire.
Ben voilà.
SI les laboratoires ne donnent pas directement les résultats aux
patients, c'est probablement parce qu'ils sont de mêche avec les
médecins pour que ceux-ci gagnent une consultation de plus sur le dos
des patients et de la sécu
On a un type qui est chargé spécialement des demandes d'accès aux
dossiers, dans notre hôpital.
Il a une grande bassine et on l'appelle "le nettoyeur"...
(naon, je plaisante, mais bizarrement, quand on dit aux gens qu'ils
sont les bienvenus pour avoir leur dossier mais qu'il faut soit venir
le consulter à l'hôpital, soit payer pour qu'on leur envoie des
photocopies, il y a beaucoup moins de monde)
> (naon, je plaisante, mais bizarrement, quand on dit aux gens qu'ils
> sont les bienvenus pour avoir leur dossier mais qu'il faut soit venir
> le consulter à l'hôpital, soit payer pour qu'on leur envoie des
> photocopies, il y a beaucoup moins de monde)
De toute manière c'est imbitable le dossier, j'ai lu le mien avec un
hospitalier,
y a plein de trucs ou il pouvait pas me répondre, en particulier le décodage
de mon virus à moa que j'ai en alphabet ARN, des désaccords entre le
radiologue
et le neurologue sur l'interprétation d'un scan cérébral, idem avec le
radiologue
et le service ORL sur un n'oedème cérébral, plus des tas de trucs qu'ils
mesurent
et seul le prescripteur sait pkoa il a prescrit ca :-) [Enfin dès foas y
sait po, j'ai lu
une phrase de l'anapath: "étant donné la qualité du prescripteur, j'ai
vérifié la
présence du virus dans le foie, examen totalement inutile vu qu'il est
présent
dans le sang. Annoté par le prescripteur: il n'a pas tort".
--
Si s'Aimer d'Amour
C'est mourir d'Aimer
Sont mourus d'Amour
Seuls et Sidannés
Les Damnés d'Amour
A vouloir s'Aimer
Ils sont morts d'Amour
Sid'assassinés.
> C'est assez intéressant de voir que, pour toi, le droit à l'accès,
> c'est le droit à avoir tout apporté chez soi sans effort de sa part.
> Ca n'est cependant absolument pas ce que dit la loi.
L'agence immobilière doit me donner une quittance de loyer, mais c'est
quérable et pas portable, ils me facturent donc l'envoi.
--
Christophe Dang Ngoc Chan
secouriste bénévole, moniteur
cd...@wanadoo.fr
Tiens, je t'avais pas encore reconnu.
Entre Schering etc. ?
Ramanujan, ça a un rapport avec le mathématicien indien ?
>Samuel Delerme a écrit :
>
>> (naon, je plaisante, mais bizarrement, quand on dit aux gens qu'ils
>> sont les bienvenus pour avoir leur dossier mais qu'il faut soit venir
>> le consulter à l'hôpital, soit payer pour qu'on leur envoie des
>> photocopies, il y a beaucoup moins de monde)
>
>De toute manière c'est imbitable le dossier, j'ai lu le mien avec un
>hospitalier,
>y a plein de trucs ou il pouvait pas me répondre, en particulier le décodage
>de mon virus à moa que j'ai en alphabet ARN, des désaccords entre le
>radiologue
>et le neurologue sur l'interprétation d'un scan cérébral, idem avec le
>radiologue
>et le service ORL sur un n'oedème cérébral, plus des tas de trucs qu'ils
>mesurent
>et seul le prescripteur sait pkoa il a prescrit ca :-) [Enfin dès foas y
>sait po, j'ai lu
>une phrase de l'anapath: "étant donné la qualité du prescripteur, j'ai
>vérifié la
>présence du virus dans le foie, examen totalement inutile vu qu'il est
>présent
>dans le sang. Annoté par le prescripteur: il n'a pas tort".
Bien sûr que 95% au moins est soit sans intérêt, soit
incompréhensible, soit les deux.
Les médecins n'étant pas les agents du Malin qu'Apokif semble croire,
en général, on propose aux gens qui viennent consulter le dossier ou
celui du proche défunt qu'un médecin soit là pour leur expliquer.
Parce que sinon, entre les paquets d'examens biologiques plus ou moins
soigneusement rangés, généralement sans le compte rendu, le dossier où
sont religieusement marqués les 23 examens cliniques faits par les
externes et les mots d'évolution plus ou moins pertinents marqués et
pas toujours déchiffrables, la plupart des gens sortent en en savant
encore moins qu'avant de les consulter. Mais ils ont eu accès à leur
dossier et sont "informés".
Vi. J'ai changé de pseudo.
>
> Ramanujan, ça a un rapport avec le mathématicien indien ?
>
Hé oui. Etonnant son histoire ...
Se faire dicter en rêve des formules par une déesse hindoue, formules
qu'on à mis un siècle
à démontrer, pour la plus-part.
> Les médecins n'étant pas les agents du Malin qu'Apokif semble croire,
> en général, on propose aux gens qui viennent consulter le dossier ou
> celui du proche défunt qu'un médecin soit là pour leur expliquer.
Ouaip. Le seul truc que je comprends fort bien, mais qui m'énerve, c'est
que j'ai
été présenté à 6 essais cliniques d'anti-protéases, et refusé, au vu de
mon dossier,
par les médecins des six laboratoires, passque y avait marqué que
j'avais une personnalité
cyclothymique :-) [bon fo po pousser, je suis dès fois un peu hypomaniaque,
comme tout le monde !]
Quand j'ai suggéré au chef de service, heuh, qu'il pouvait ptet faire
disparaître la
page en question, il m'a très gentiment expliqué pourquoi il ne le
ferait pas. Cela
étant il m'a promis que si l'anti-amibiase en phase III aux US pour le
VHC se révélait
efficace, je l'aurais en ATU nominative et qu'il déclarerait que j'ai
une amibiase ...
Ca je sais pas s'il le mettra dans le dossier par contre :-)
Cela étant pour revenir au VIH, je me fais dépister une fois par an,
parce que je suis
un être humain, et que dès fois je me laisse aller, et quand le test est
négatif le labo
me remet les résultats. La fois ou il m'a dit nan, nan, on refait le
test, on n'a un doute,
on contacte votre médecin, j'étais persuadé d'avoir choppé le VIH, ce
qui n'était pas
le cas. Donc on devrait jamais remettre les résultats ou toujours ...
> Les médecins n'étant pas les agents du Malin qu'Apokif semble croire
Il vous semble mal.
> >> Tu ne penses pas qu'il y a des choses, en ce qui conerne la pratique
> >> de la médecine, qui méritent largement plus qu'on s'en soucie.
>
> >Fbm n'est pas réservé aux sujets médicaux qui sont au sommet de
> >l'échelles de la méritance. .
>
> Je n'ai jamais dit ça, je t'ai posé une question (à laquelle tu es
> libre de ne pas répondre)
Votre touche "?" est cassée .
> C'est assez intéressant de voir que, pour toi, le droit à l'accès,
> c'est le droit à avoir tout apporté chez soi sans effort de sa part.
Vous avez mal lu: je citais le CSP.
> Ca n'est cependant absolument pas ce que dit la loi.
Les textes disent qu'il n'y pas pas beaucoup d'efforts à fournir par
le patient: cela consiste en gros à faire la demande, à dire
si on veut ou non l'assistance d'un médecin ou d'une autre personne, à
payer les frais.
> >- les personnes qui font les tests ou interprètent les résultats sont-
> >elles des professionnels de santé ? (je parle de celui qui conclut que
> >tel test est négatif ou positif, pas de celui qui fait un diagnostic
> >de sida, ni même de celui qui conclut à la contamination après un
> >deuxième test);
>
> Oui, ils sont soumis au secret professionnel
Ca ne répond pas à la question: on peut être soumis au secret
professionnel sans être un professionnel de santé.
> Encore une fois, le laboratoire ne te refuse pas l'information, il le
> transmet au médecin qui te la donnera. Si ce médecin te la refuse, tu
> auras le droit de râler.
Si, comme vous le dites plus haut, les employés du labo sont des
professionnels de santé, cela fait plutôt pencher en faveur de
l'obligation
de communication par le labo. D'autre part, ça n'explique pas
pourquoi, d'après ce que je vu sur des pages web, des CDAG refusent
explicitement
la communication par courrier alors qu'ils font partie d'un
établissement de santé (à moins que les CDAG ne soient pas eux-mêmes
des établissements de santé,
qu'ils ne fassent pas partie administrativement de l'hôpital dans
lequel ils sont physiquement installés, et que le résultat des examens
n'y soit pas détenu par un professionnel de santé ? Ou encore, se pose
le problème d'absence de formalisation, de participation à un
diagnostic, ou de transmission, que j'ai déjà évoqué ?)
> >Ca ne répond pas à la question de la légalité, d'ailleurs le premier
> >lien dit que le résultat du test de la syphilis est transmis par
> >courrier. Du point de vue de l'opportunité: imposer des
> >intermédiaires, ou des modes de transmission, ralentit la
> >communication des résultats, et même impose des contraintes
> >logistiques s'il faut se déplacer sous prétexte qu'un médecin ou un
> >administratif ne fait pas soigner sa phobie de l'enveloppe ou du
> >téléphone.
>
> Tu as vécu combien d'annonce de la séropositivité ?
Aucune, et vous ?
Par ailleurs (cf les liens en tête de fil) vous avez vécu combien de
cas de personnes dont les horaires leur rendait difficile le
déplacement,
ou qui avaient envie et/ou besoin d'avoir le résultat le plus
rapidement possible ?
> De toute manière c'est imbitable le dossier
Je vous dis pas la complexité des résultats des exams de sérologie:
c'est marqué "négatif" ou "positif" (peut-être même "indéterminé"),
soit
des mots de...attendez, je cherche la calculette de Windows... c'est
ça: au moins *7* lettres qu'ils font, les mots ! Une telle complexité
est hors de portée du patient qui n'a pas suivi au moins le cours
préparatoire.
> [Enfin dès foas y
> sait po, j'ai lu
> une phrase de l'anapath: "étant donné la qualité du prescripteur, j'ai
> vérifié la
> présence du virus dans le foie, examen totalement inutile vu qu'il est
> présent
> dans le sang. Annoté par le prescripteur: il n'a pas tort".
C'est économique, ces dossiers à double emploi, qui renseignent autant
sur les médecins que sur les patients.
> Je vous dis pas la complexité des résultats des exams de sérologie:
> c'est marqué "négatif" ou "positif" (peut-être même "indéterminé"),
> soit
> des mots de...attendez, je cherche la calculette de Windows... c'est
> ça: au moins *7* lettres qu'ils font, les mots ! Une telle complexité
> est hors de portée du patient qui n'a pas suivi au moins le cours
> préparatoire.
Perso je n'ai jamais eu de soucis vav des sérologies. Même que dans le doute
la salpé fait n'un décodage de l'ARN/ADN du virus s'il a été trouvé par PCR
qq part. S'il n'a pas été trouvé, c'est qu'en principe, vous vous êtes
guéri tout
seul.
Bon après c'est au virologue de décider si c'est un nouveau type ou pas.
Enfin je dois dire des bêtises, que Delerme va relever :-)
> ou qui avaient envie et/ou besoin d'avoir le résultat le plus
> rapidement possible ?
Sauf une prise de risque dans les 24h, ca ne sert à rien et ni les
anti-corps
ni la PCR ne donnera qqch.
Et on n'en meurt pas dans la semaine.
Contrairement à d'autres maladies, tiens la je pense à la méningite.
> Encore une fois, le laboratoire ne te refuse pas l'information, il le
> transmet au médecin qui te la donnera. Si ce médecin te la refuse, tu
> auras le droit de râler.
"Le résultat appartient au patient et doit lui être rendu".
http://www.sdbio.fr/html/modules.php?op=modload&name=News&file=article&sid=446
--
Nobody
Rien, ni personne
Ce texte peut être interprété de façons diverses.
Ce n'est pas certain qu'il indique que donner les résultats au patient
directement soit obligatoire.
"Si les résultats ne peuvent pas être communiqués au médecin (...)
le biologiste doit demander au malade de lui désigner le médecin, à
qui il souhaiterait voir remettre les résultats."
"Si aucun médecin n'est désigné, il appartient au biologiste d'informer
lui-même le patient des résultats avec d'autant plus de prudence et
sensibilité que les résultats sont préoccupants."
=>Cela suggère que l'annonce directe au labo ne se fait que s'il n'est
pas possible de transmettre l'information à un médecin.
En même temps, il ne s'agit d'un texte simplifié écrit par un syndicat.
C'est la loi qui doit rester la référence.
qu'au medecin prescripteur.
Dans le public les resultats d'examens appartiennent à l'hôpital et donc
en demander un double occasionne des frais
et demande du personnel qui n'existe deja pas pour les services de
soins alors...
djef
>>
>> "Le résultat appartient au patient et doit lui être rendu".
>> http://www.sdbio.fr/html/modules.php?op=modload&name=News&file=article&sid=446
>
>
> Ce texte peut être interprété de façons diverses.
>
> Ce n'est pas certain qu'il indique que donner les résultats au patient
> directement soit obligatoire.
>
Sisi, c'est certain..
En dehors de certains cas particuliers, le patient peut souhaiter que son
médecin ignore les résultats et le faire savoir au biologiste, qui est tenu
dans ce cas de ne pas les transmettre au prescripteur.
http://www.sante.gouv.fr/htm/info_pro/gbea/an_execution.htm
" III. - 5. Transmission des résultats
III. - 5.1. Elle doit se conformer à la législation et à la réglementation
en vigueur et assurer le respect du secret professionnel.
Les résultats d'analyses sont, d'une façon générale, remis au patient en
main propre ou lui sont envoyés sous pli cacheté, à son nom et à son
adresse. Les résultats d'analyses sont également transmis au médecin
prescripteur du patient sauf opposition de ce dernier. En aucun cas, des
résultats ne peuvent être remis à une tierce personne sans autorisation du
patient. Lorsque le patient est hospitalisé les résultats sont adressés au
médecin prescripteur et remis au patient à sa demande selon la
réglementation en vigueur.
.........
Lorsque le résultat d'un examen biologique met en jeu le pronostic vital, le
biologiste doit tout mettre en oeuvre pour joindre et avertir le médecin
traitant ou l'équipe médicale dans les plus brefs délais.
III. - 5.2. Un résultat laissant présager un pronostic grave ou fatal ne
doit être révélé qu'avec la plus grande circonspection.
Si les résultats ne peuvent pas être communiqués au médecin prescripteur
(changement de médecin, analyses effectuées à l'initiative du biologiste ou
ajoutées à la demande du patient), le biologiste doit demander au malade de
lui désigner le médecin à qui il souhaiterait voir remettre les résultats.
Si aucun médecin n'est désigné, il appartient au biologiste d'informer
lui-même le patient avec d'autant plus de prudence et sensibilité que les
résultats sont préoccupants.
Tout résultat préoccupant que le biologiste est amené à remettre, ne peut
être communiqué au patient qu'en main propre et au cours d'un entretien
particulier. Le biologiste doit alors inciter le patient à consulter un
médecin traitant le plus rapidement possible. "
Si on veut que le patient se comporte en adulte responsable, autant lui
laisser l'occasion de le faire lorsqu'il le souhaite..
La réglementation est par contre différente en ce qui concerne l'ana-path,
qui contient éventuellement des propositions diagnostiques.
> Les resultats n'appartiennent au patient que dans le cadre de medecine du
> privé ce qui n'empêche pas de l'envoyer
>
> qu'au medecin prescripteur.
>
> Dans le public les resultats d'examens appartiennent à l'hôpital et donc
> en demander un double occasionne des frais
>
http://www.aphp.fr/site/droits/communication_dossier.htm
"
Le code de la santé publique (art. L. 1111-7) énonce que :
" toute personne a accès à l'ensemble des informations concernant sa santé
détenues par des professionnels et établissements de santé, qui sont
formalisées et ont contribué à l'élaboration et au suivi du diagnostic et du
traitement ou d'une action de prévention ou ont fait l'objet d'échanges
écrits entre professionnels de santé (...) à l'exception des informations
mentionnant qu'elles ont été recueillies auprès de tiers n'intervenant pas
dans la prise en charge thérapeutique ou concernant un tel tiers.
Et qu'elle peut accéder à ces informations (...) au plus tard dans les
huit jours suivant sa demande et au plus tôt après qu'un délai de réflexion
de quarante-huit heures aura été observé.
Il en résulte que :
a.. La communication du dossier constitue une obligation pour
l'établissement de santé et un droit pour le patient.
b.. Cette communication peut s'effectuer directement ou par
l'intermédiaire d'un médecin désigné par le patient.
La consultation sur place des informations est gratuite.Lorsque le demandeur
souhaite la délivrance de copies, quel qu'en soit le support, les frais
laissés à sa charge ne peuvent excéder le coût de la reproduction et, le cas
échéant, de l'envoi des documents (partie de l'Article L.1112-1). "
Ca me surprend toujours de voir que la plupart des soignants préfèrent que
le patient reste à l'écart des résultats et des prises de décision qui le
concernent..
Beaucoup préfèrent laisser le choix de la conduite du traitement au médecin
en qui ils ont confiance, et c'est une attitude aussi respectable que
l'inverse, mais il faut que le choix reste possible, sachant qu'il est basé
sur différents examens dont le patient est libre de faire l'usage qu'il
souhaite..
Bof bof
Le GBEA indique bien qu'il s'agit d'un cas général.
De plus, le fait qu'un biologiste donne un diagnostic préoccupant n'est
cité que lorsqu'il existe une défaillance du médecin ou l'absence de
médecin.
De plus le VIH a toutes les chances d'être un cas particulier comme
l'évaluation du risque de trisomie 21 chez le foetus.
Les gros labo en France qui évaluent ce risque ne donnent en aucun cas
de réponse chiffrée au patient.
Le patient reçoit une lettre lui indiquant que les résultats seront
communiqués par le prescripteur et citant les textes législatifs.
clés egarées ,archiviste en rtt, si vous avez quelques mois alors là
peut-être...
djef
>>> Ce texte peut être interprété de façons diverses.
>>>
>>> Ce n'est pas certain qu'il indique que donner les résultats au patient
>>> directement soit obligatoire.
>>>
>>
>> Sisi, c'est certain..
>
>
> Bof bof
>
> Le GBEA indique bien qu'il s'agit d'un cas général.
> De plus, le fait qu'un biologiste donne un diagnostic préoccupant n'est
> cité que lorsqu'il existe une défaillance du médecin ou l'absence de
> médecin.
>
Oui, mais il est bien précisé que l'analyse peut avoir été effectuée à la
demande du patient ou du biologiste, ce qui peut signifier que le patient
veut limiter le nombre de personnes au courant du résultat.
Il est également spécifié que " Les résultats d'analyses sont également
transmis au médecin prescripteur du patient sauf opposition de ce dernier. "
Il faut bien voir que certains résultats d'analyse ont une portée qui
dépasse parfois le domaine médical, et que le patient reste maître de leur
transmission à qui il le souhaite..
> De plus le VIH a toutes les chances d'être un cas particulier comme
> l'évaluation du risque de trisomie 21 chez le foetus.
Là c'est vraiment un cas particulier, de même que les comptes rendus
d'analyse effectués sur réquisition judiciaire :
" III. -5.3. Les comptes rendus des analyses de cytogénétique ou de biologie
destinées à établir un diagnostic prénatal ne peuvent être remis à la femme
enceinte que par l'intermédiaire du médecin prescripteur (article R.
162-16-7 du décret n° 95-559 du 6 mai 1995 modifié (décret n° 97-579 du 28
mai 1997). "
> clés egarées ,archiviste en rtt, si vous avez quelques mois alors là
> peut-être...
Je ne peux parler que pour ce que je connais. Je vais tous les six mois
passer une
journée en hôpital de jour à la Salpé, pour un bilan. D'une part j'ai
immédiatement
un double des résultats "immédiats" (Fibroscan et toussa), et qqs
semaines plus tard
un double des résultats biologiques, avec une ou deux lignes de
commentaires de
"mon" médecin, genre:
RAS.
C pas mal toussa, bravo.
Regardez les CDT, fo n'arrêter la picole.
Le plus marrant que j'ai eu c'était:
Vous avez été en contact avec un virus qu'on n'a pas pu déterminer. Il
est innofensif (pour l'instant). :-)
L'idéal, c'est d'avoir le compte-rendu détaillé de son autopsie.
On peut l'avoir directement, ou il faut que ce soit expliqué par son
médecin?
Lol. C'est ce que m'avait dit "mon" médecin.
Qu'est ce qu'il fait comme dégât le virus dans mon cerveau ?
Soyez pas anxieux, avec les nouvelles technologies, on vous enverra le
rapport d'autopsie. J'ai bien marqué "a autopsier" sur le dossier :-)
Enfin, la morale de ces histoires, c'est qu'il faut éviter, autant que
faire se peut, le nomadisme hospitalier (et médical).
> La séropositivité VIH est quelque chose de trop "délicat" pour la rendre
> directement par courrier ou à l'accueil d'un labo.
Plus délicat que quoi ?
Et moins délicat que quoi ?
--
XD
> >> La séropositivité VIH est quelque chose de trop "délicat"
> > Plus délicat que quoi ?
> plus délicat qu'un iono sanguin, ...Tu peux te
> permettre d'avoir des projets.
>
Parce qu'une seropositivité HIV ne permet pas de faire de projets ?
Non traité l'evolution, médiane, naturel est :
seropositivité 6/10 ans avant SIDA puis 12 a 26 mois avant deces soit
8/12 ans de survie.
Sources :
Porter et al, Lancet 2003
Tassie et al, J of AIDS 2002
Detels et al, Jama, 1998 (MACS)
Depuis l'arrivé ,disont 1996, des "HAART" (Highly active
antiretroviral therapy) comme on dit, la progression vers le sida et la
survie globale des personnes séropositives s’est très largement
améliorée.
En 1996 : 700 morts contre 4500 en 1995 rapportés en France.
La survie mediane estimée des patients contaminés aprés 2000 et sans
co-infection hep C serait supérieur à 30 ans ...
Source :
Lohse N, Hansen AB, Pedersen G, Kronborg G, Gerstoft J, Sørensen HT,
Vaeth M, Obel N. Survival of persons with and without HIV infection in
Denmark, 1995-2005. Ann Intern Med. 2007 Jan 16;146(2):87-95.
Pas de projets ??
--
XD
> Mais personnellement, en l'état actuel , si je dirigeais un labo
> j'enverais les séro VIH au medecin prescripteur seulement, quelles
> soient positives ou négatives.
Quel est votre argument pour dire que la règle de l'accès direct ne
s'applique pas ?
> La séropositivité VIH est quelque chose de trop "délicat" pour la rendre
> directement par courrier ou à l'accueil d'un labo.
Pour les patients qui partagent votre avis, pas de problème: la loi
prévoit expressément que les personnes qui le désirent peuvent accéder
aux informations par l'intermédiaire d'un médecin.
Cath a écrit :
> > De plus le VIH a toutes les chances d'etre un cas particulier comme
> > l'evaluation du risque de trisomie 21 chez le foetus.
>
> Là c'est vraiment un cas particulier, de même que les comptes rendus
> d'analyse effectués sur réquisition judiciaire :
>
> " III. -5.3. Les comptes rendus des analyses de cytogénétique ou de biologie
> destinées à établir un diagnostic prénatal ne peuvent être remis à la femme
> enceinte que par l'intermédiaire du médecin prescripteur (article R.
> 162-16-7 du décret n° 95-559 du 6 mai 1995 modifié (décret n° 97-579 du 28
> mai 1997). "
Je n'ai vérifié ni le contenu, ni le maintien en vigueur de ces
textes, mais ce ne sont que des textes
réglementaires, qui s'effacent donc devant la loi de 2002 (sur l'accès
direct) s'ils sont contraires
à cette loi (à laquelle, d'ailleurs, ils sont antérieurs: conçus dans
l'esprit de la législation
antérieure à 2002).
fu2 fmd pour varier les plaisirs.
Tu as dénaturé mon message par ton copier coller.
Et en plus ça a l'air intentionnel, mais j'espère que non.
Je disais que c'était plus délicat d'être infecté par le virus d'Ebola
car tu ne peux pas faire de projet alors que tu pouvais quand tu étais
infecté par le VIH.
La lecture du GBEA semble pencher pour la transmission directe
uniquement en cas de défaut de médecin.
Si je dirigeais un labo, à voir ton insistance, j'irais investiguer plus
loin. Demander un conseil juridique plus spécialisé par exemple.
Téléphoner au conseil de l'ordre.
Je ne permet pas d'être catégorique.
>>> Mais personnellement, en l'état actuel , si je dirigeais un labo
>>> j'enverais les séro VIH au medecin prescripteur seulement, quelles
>>> soient positives ou négatives.
>>
>> Quel est votre argument pour dire que la règle de l'accès direct ne
>> s'applique pas ?
>
> La lecture du GBEA semble pencher pour la transmission directe uniquement
> en cas de défaut de médecin.
>
C'est marrant que tu refuses à ce point d'admettre que la réglementation
prévoie des cas particuliers, notamment le fait qu'un examen puisse être
effectué à l'initiative du patient, ou encore que le patient ne souhaite pas
que le résultat soit communiqué..
" III. - 5.2. Un résultat laissant présager un pronostic grave ou fatal ne
doit être révélé qu'avec la plus grande circonspection.
Si les résultats ne peuvent pas être communiqués au médecin prescripteur
(changement de médecin, analyses effectuées à l'initiative du biologiste ou
ajoutées à la demande du patient), le biologiste doit demander au malade de
lui désigner le médecin à qui il souhaiterait voir remettre les résultats.
Si aucun médecin n'est désigné, il appartient au biologiste d'informer
lui-même le patient avec d'autant plus de prudence et sensibilité que les
résultats sontpréoccupants.
Tout résultat préoccupant que le biologiste est amené à remettre, ne peut
être communiqué au patient qu'en main propre et au cours d'un entretien
particulier. Le biologiste doit alors inciter le patient à consulter un
médecin traitant le plus rapidement possible. "
Cela semble clair, le patient a le droit, s'il le souhaite, de faire le
point sur son statut sérologique, et le biologiste est habilité à lui en
transmettre lui-même les résultats, même préoccupants, s'il l'exige.
Qu'est-ce qui te choque là-dedans, et en quoi ça pourrait concerner le
conseil de l'ordre ??
Tu te trompes.
Jusqu'ici j'ai toujours parlé du cas général , de savoir s'il fallait
envoyer les résultats d'une sérologie VIH par la poste, la donner de la
main à la main au laboratoire, ou réadresser le patient à son médecin
prescripteur.
C'est toi qui y a mêlé le cas d'un patient venant sans ordonnance.
Quant au cas du patient qui veut que le prescripteur ne soit pas informé
, je n'ai pas d'opinion. Et je n'ai jamais donné quelque avis sur ce que
la loi prévoit à ce sujet.
Je n'ai pas refusé quoique ce soit à ce propos.
Le premier destinataire des résultats est le patient, qui est le seul à
pouvoir décider de qui peut y accéder; je cite à nouveau le GBEA:
" III. - 5. Transmission des résultats
III. - 5.1. Elle doit se conformer à la législation et à la réglementation
en vigueur et assurer le respect du secret professionnel.
Les résultats d'analyses sont, d'une façon générale, remis au patient en
main propre ou lui sont envoyés sous pli cacheté, à son nom et à son
adresse. Les résultats d'analyses sont également transmis au médecin
prescripteur du patient sauf opposition de ce dernier. "
> C'est toi qui y a mêlé le cas d'un patient venant sans ordonnance.
Il peut s'agir plus souvent d'un patient qui fait rajouter une analyse, soit
que le médecin l'ait oubliée soit qu'il ait jugé qu'elle n'était pas
nécessaire, ou encore que le patient se jette à l'eau et demande la
sérologie à laquelle il pense depuis des mois, ou encore bien d'autres cas
dont l'absence d'ordonnance.
En cas de résultat préoccupant, le résultat doit être remis lors d'un
entretien et non par la poste; le biologiste propose le passage chez le
médecin, et en cas de refus se charge de présenter la situation en rappelant
l'importance d'une prise en charge médicale.
> Quant au cas du patient qui veut que le prescripteur ne soit pas informé ,
> je n'ai pas d'opinion.
Moi non plus, et ce n'est pas mon rôle..
Il est possible de conseiller ce qui semble préférable, mais pas d'obliger
le patient à attendre et à consulter s'il ne le souhaite pas; mets-toi à la
place du patient qui veut le résultat le plus vite possible, pour une raison
qui le regarde, et à qui on répond: "nonon, vous devez prendre RDV avec
votre médecin, vous n'avez pas accès à votre résultat d'analyse".
Je te rappelle qu'une sérologie HIV ne peut être demandée qu'avec son
accord, ce qui laisse entendre qu'on considère qu'il est responsable de ce
qu'il décide..
>
> Tu as dénaturé mon message par ton copier coller.
> Et en plus ça a l'air intentionnel, mais j'espère que non.
>
Toutes mes excuses, je pensais que tu disais que l'on ne pouvais pas
faire de projet aprés l'annonce d'une seropositivité.
--
XD
>On 20 déc, 19:29, "Nabztag/tag. Aussi futé qu'un âne a liste."
><ramanu...@wanadoo.fr> wrote:
>
>> De toute manière c'est imbitable le dossier
>
>Je vous dis pas la complexité des résultats des exams de sérologie:
>c'est marqué "négatif" ou "positif" (peut-être même "indéterminé"),
>soit
>des mots de...attendez, je cherche la calculette de Windows... c'est
>ça: au moins *7* lettres qu'ils font, les mots ! Une telle complexité
>est hors de portée du patient qui n'a pas suivi au moins le cours
>préparatoire.
>
Euh... Vous y connaissez quelque chose, aux résultats de sérologie ?
Personnellement, je serais ravi que les choses soient aussi simples
que "positif" ou "négatif" (ou même raisonnablement "indéterminé").
>On 20 déc, 08:11, S. Delerme <dele...@free.fr> wrote:
>> Tu as vécu combien d'annonce de la séropositivité ?
>
>Aucune, et vous ?
Quelques une (se comptent sur les doigts d'une main), généralement en
tant que "spectateur", une fois, je me suis retrouvé avec un résultat
qu'un collègue avait prescrit, ça n'est pas mon meilleur souvenir
>Par ailleurs (cf les liens en tête de fil) vous avez vécu combien de
>cas de personnes dont les horaires leur rendait difficile le
>déplacement,
>ou qui avaient envie et/ou besoin d'avoir le résultat le plus
>rapidement possible ?
>
Des gens qui ont envie d'avoir des résultats, examens, solutions le
plus rapidement possible, même quand ça ne revet aucun caractère
d'urgence objective, c'est tous les jours.
Quant aux "horaires difficiles", vous me faites rire. Des horaires qui
empêchent toute consultation d'un médecin pour quelque chose qui est
quand même assez important ?
C'est comme les gens qui viennent aux urgences le vendredi soir parce
qu'ils n'ont pas pu consulter dans la semaine à cause de leur
travail...
Attention !
Tu vas entrer dans e monde magique de Cath (qui n'est pas sans
rappeler parfois celui d'Elie) où elle sait mieux que toi ce que tu
voulais dire...
Je laisse les observateurs impartiaux juger.
>
>Il peut s'agir plus souvent d'un patient qui fait rajouter une analyse, soit
>que le médecin l'ait oubliée soit qu'il ait jugé qu'elle n'était pas
>nécessaire, ou encore que le patient se jette à l'eau et demande la
>sérologie à laquelle il pense depuis des mois, ou encore bien d'autres cas
>dont l'absence d'ordonnance.
>
Et si tu revenais dans le monde de la vraie vie ?
Un patient qui n'a pas d'ordonnance devra payer son examen (B70 + B180
ou 270 si le premier test est positif ou discordant, avec un B à 0.27
euros, si je ne me trompe) alors qu'il peut avoir un test gratuit dans
la plupart des grandes villes (je sais, j'oublie l'habitant du Larzac
qui n'a d'autre choix qu'aller demander à son biologiste de village un
test VIH parce qu'il pense que ça sera plus discret qu'en parler à son
médecin...)
>Il est possible de conseiller ce qui semble préférable, mais pas d'obliger
>le patient à attendre et à consulter s'il ne le souhaite pas; mets-toi à la
>place du patient qui veut le résultat le plus vite possible, pour une raison
>qui le regarde, et à qui on répond: "nonon, vous devez prendre RDV avec
>votre médecin, vous n'avez pas accès à votre résultat d'analyse".
>
Et il risque d'avoir à attendre 24 à 48 heures, horreur ! Que fait
Sarkozy ?
Je rappelle que le test VIH n'a aucune valeur pour détecter une
infection récente en dessous de, au minimum 15 jours, si ma mémoire
est bonne et est considéré comme à peu près fiable à partir de 4
semaines.
C'est une question de fond. Est-ce que quelque chose devient "urgent"
à partir du moment où celui qui l'a demandé trépigne comme un gamin de
3 ans ? On peut répondre "oui, s'il l'a payé". C'est effectivement un
point de vue très anglo-saxon et libéral à plus d'un sens...
Je suis quand même épaté par l'insistance à ce que ce test puisse être
fourni directement par des gens qui n'ont jamais été confronté à
l'annonce de la séropositivité VIH
Personnellement, je travaille aux urgences d'un hôpital qui fournit la
prophylaxie VIH en urgence. Je vois donc généralement à chaque garde
au moins une personne qui vient pour un rapport à risque demander
cette prophylaxie. Nous avons eu plusieurs discussions avec les
services de maladies infectieuses pour savoir le suivi à apporter.
Tout le monde était d'accord pour la procédure qui consiste à donner
le traitement pour 48 heures afin que le patient revoie rapidement un
spécialiste dans le service de maladies infectieuses (une des rares
consultations dans mon hôpital où il ne faut pas attendre 3 mois pour
un rendez-vous).
Pourquoi ? Tout simplement parce que, contrairement à ce que toi et
Apokrif ne voulez pas comprendre, si on fait une sérologie vih, ça
n'est pas comme si on faisait un ionogramme sanguin. Par exemple,
celui qui "se pose des questions" et fait son test VIH pense-t-il au
fait que le rapport potentiellement contaminant peut aussi l'avoir
infecté à d'autres germes ? Généralement pas, il va se dire "mon test
est négatif, tout va bien" (sans même parler du fait que le test peut
avoir été fait trop tôt pour en tirer un résultat).
Là encore, on est dans une tendance de fond à croire qu'il suffit
d'avoir une information pour être informé. Ca n'est hélas généralement
pas le cas, et c'est pourquoi le texte légal qui incite le biologiste
à envoyer le résultat au médecin prescripteur est à mon avis plein de
bon sens et dans l'intérêt profond du patient, même si, misère, ça le
fait attendre (et peut-être réfléchir, catastrophe) quelques jours de
plus...
>Je te rappelle qu'une sérologie HIV ne peut être demandée qu'avec son
>accord, ce qui laisse entendre qu'on considère qu'il est responsable de ce
>qu'il décide..
>
Je ne vois pas la relation entre le fait d'être d'accord pour faire
une sérologie VIH et connaitre tous les tenants et aboutissants d'une
sérologie VIH positive (ou négative, d'ailleurs)
>>Il peut s'agir plus souvent d'un patient qui fait rajouter une analyse,
>>soit
>>que le médecin l'ait oubliée soit qu'il ait jugé qu'elle n'était pas
>>nécessaire, ou encore que le patient se jette à l'eau et demande la
>>sérologie à laquelle il pense depuis des mois, ou encore bien d'autres cas
>>dont l'absence d'ordonnance.
>>
> Et si tu revenais dans le monde de la vraie vie ?
> Un patient qui n'a pas d'ordonnance devra payer son examen (B70 + B180
> ou 270 si le premier test est positif ou discordant, avec un B à 0.27
> euros, si je ne me trompe) alors qu'il peut avoir un test gratuit dans
> la plupart des grandes villes (je sais, j'oublie l'habitant du Larzac
> qui n'a d'autre choix qu'aller demander à son biologiste de village un
> test VIH parce qu'il pense que ça sera plus discret qu'en parler à son
> médecin...)
>
Le monde de la vraie vie ne se limite pas aux urgences ou à l'hôpital, où le
patient est habituellement plus docile que dans ses meubles..
Il y a des cas marginaux, particulièrement avec certains examens (très
prescrits il y a quelques années); par exemple le patient à domicile qui
demande :
"-il a mis le cholestérol?
-non, pas de bilan lipidique.
-ah mais il a oublié! rajoutez-le sur l'ordonnance..
-non, désolée mais c'est pas possible."
Le patient essaie d'avoir le prescripteur au téléphone, et au bout de 5
minutes je lui propose de remettre l'examen à plus tard (en quel cas je me
suis déplacée pour rien) ou bien de lui prélever le bilan lipidique et de
voir plus tard avec son médecin s'il veut le lui prescrire; là, c'est
typiquement le cas où ce n'est pas un oubli, et le patient prend le risque
de payer l'analyse, que je n'ai pas à lui refuser s'il l'exige.
>>Il est possible de conseiller ce qui semble préférable, mais pas d'obliger
>>le patient à attendre et à consulter s'il ne le souhaite pas; mets-toi à
>>la
>>place du patient qui veut le résultat le plus vite possible, pour une
>>raison
>>qui le regarde, et à qui on répond: "nonon, vous devez prendre RDV avec
>>votre médecin, vous n'avez pas accès à votre résultat d'analyse".
>>
> Et il risque d'avoir à attendre 24 à 48 heures, horreur !
La sérologie VIH a vraiment un impact psychologique fort chez quelques
personnes, qui considèrent avoir pris des risques mais ne veulent pas la
faire par crainte du résultat; ça peut durer des années..
Certains, une fois le test pratiqué, veulent le résultat le plus vite
possible, et il faut parfois plus que 2 ou 3 jours avant d'obtenir un RDV;
les tests négatifs étant délivrés au patient normalement, il va de soi que
la non communication du résultat de la sérologie est interprétée comme un
résultat positif.
C'est une attente qui peut être mal vécue..
> C'est une question de fond. Est-ce que quelque chose devient "urgent"
> à partir du moment où celui qui l'a demandé trépigne comme un gamin de
> 3 ans ?
S'il trépigne comme un gamin, c'est pas sûr que le biologiste prenne la
responsabilité de l'informer; si par contre il le demande calmement et avec
insistance, dans la plupart des cas il l'obtiendra, comme le prévoit le
texte du GBEA..
On peut répondre "oui, s'il l'a payé". C'est effectivement un
> point de vue très anglo-saxon et libéral à plus d'un sens...
On peut répondre aussi qu'il a voulu ou accepté ce test, qu'il a donc
envisagé l'éventualité de sa séropositivité et qu'il veut savoir le plus
vite possible..
Il a de toute façon payé, directement ou par le biais de ses cotisations.
> Je suis quand même épaté par l'insistance à ce que ce test puisse être
> fourni directement par des gens qui n'ont jamais été confronté à
> l'annonce de la séropositivité VIH.
Beaucoup de généralistes n'ont jamais été confrontés à ce type d'annonce, et
je pense que ni le MG ni le biologiste ne sont ravis de le faire; donc, avec
ton point de vue, il faudrait non seulement interdire l'accès direct au
résultat des analyses pour le patient, mais réserver la pratique des
sérologies aux centres de dépistage, qui sont certainement les plus
compétents pour délivrer ces résultats (je crois en plus que c'est de toute
façon sur RDV, positif ou négatif).
> Pourquoi ? Tout simplement parce que, contrairement à ce que toi et
> Apokrif ne voulez pas comprendre, si on fait une sérologie vih, ça
> n'est pas comme si on faisait un ionogramme sanguin. Par exemple,
> celui qui "se pose des questions" et fait son test VIH pense-t-il au
> fait que le rapport potentiellement contaminant peut aussi l'avoir
> infecté à d'autres germes ? Généralement pas, il va se dire "mon test
> est négatif, tout va bien" (sans même parler du fait que le test peut
> avoir été fait trop tôt pour en tirer un résultat).
>
> Là encore, on est dans une tendance de fond à croire qu'il suffit
> d'avoir une information pour être informé. Ca n'est hélas généralement
> pas le cas, et c'est pourquoi le texte légal qui incite le biologiste
> à envoyer le résultat au médecin prescripteur est à mon avis plein de
> bon sens et dans l'intérêt profond du patient, même si, misère, ça le
> fait attendre (et peut-être réfléchir, catastrophe) quelques jours de
> plus...
>
Oui, mais ce texte laisse AUSSI la possibilité au patient de ne communiquer
le résultat de ses analyses à personne s'il le souhaite, de même qu'il lui
donne la possibilité d'être informé par le biologiste lorsque le résultat
est validé.
A ton avis, c'est dans quel but ?
De saper le pouvoir médical ?
La plupart des gens veulent être informés par un médecin; si certaines
personnes veulent passer par le biologiste, elles le peuvent en insistant,
et ça peut leur éviter une attente psychologiquement lourde.
Il m'est arrivé d'être vraiment choquée par la rétention d'informations à
l'hôpital, particulièrement concernant le sida; ça remonte à une vingtaine
d'années, à une période où ce diagnostic était particulièrement difficile à
donner pour différentes raisons.
A cette époque pas si lointaine, on ne disait pas "patient" à l'hosto, mais
"malade", même dans les rares cas où la personne ne l'était pas, et il
allait de soi que la décision de donner un diagnostic et de décider d'un
traitement était médicale; même s'il y avait des médecins réellement
respectueux, il y avait pas mal d'abus également.
Sur ce plan, on évolue plutôt dans le bon sens.
C'est pour ça que quand un texte considère le patient comme un adulte
responsable, je suis a priori plutôt pour..
>>Je te rappelle qu'une sérologie HIV ne peut être demandée qu'avec son
>>accord, ce qui laisse entendre qu'on considère qu'il est responsable de ce
>>qu'il décide..
>>
> Je ne vois pas la relation entre le fait d'être d'accord pour faire
> une sérologie VIH et connaitre tous les tenants et aboutissants d'une
> sérologie VIH positive (ou négative, d'ailleurs).
Moi non plus, de même que je ne pense pas qu'une consultation avec un
patient malade de trouille résolve ce problème, ni même dans le cas du
patient ingénu qui apprend inopinément sa séropositivité chez le
prescripteur.
Tu peux aussi considérer que celui qui arrive déjà prévenu chez le médecin
aura eu le temps de se préparer..
Dans le cas des maladies infectieuses actuelles, un certain nombre de
patients ont parfois un assez bon niveau de connaissances, et même
éventuellement le sens des responsabilités.
Tu préfèrerais que le GBEA soit revu pour interdire aux rares demandeurs
l'accès direct à leurs résultats ?
>>>>>> Mais personnellement, en l'état actuel , si je dirigeais un labo
>>>>>> j'enverais les séro VIH au medecin prescripteur seulement, quelles
>>>>>> soient positives ou négatives.
>>>>>
>>>>> Quel est votre argument pour dire que la règle de l'accès direct ne
>>>>> s'applique pas ?
>>>>
>>>> La lecture du GBEA semble pencher pour la transmission directe
>>>> uniquement en cas de défaut de médecin.
>>>>
>>>
>>> C'est marrant que tu refuses à ce point d'admettre que la réglementation
>>> prévoie des cas particuliers, notamment le fait qu'un examen puisse être
>>> effectué à l'initiative du patient, ou encore que le patient ne souhaite
>>> pas que le résultat soit communiqué..
>>
>>
>>Tu te trompes.
>>
>>Jusqu'ici j'ai toujours parlé du cas général , de savoir s'il fallait
>>envoyer les résultats d'une sérologie VIH par la poste, la donner de la
>>main à la main au laboratoire, ou réadresser le patient à son médecin
>>prescripteur.
>>
>>C'est toi qui y a mêlé le cas d'un patient venant sans ordonnance.
>>Quant au cas du patient qui veut que le prescripteur ne soit pas informé
>>, je n'ai pas d'opinion. Et je n'ai jamais donné quelque avis sur ce que
>>la loi prévoit à ce sujet.
>>
>>
>>Je n'ai pas refusé quoique ce soit à ce propos.
>
> Attention !
> Tu vas entrer dans le monde magique de Cath..
c'est un gentil compliment pour une vieille sceptique comme moi..
où elle sait mieux que toi ce que tu
> voulais dire...
>
j'ai cru comprendre que Cracoucass a dit qu'il ne communiquerait pas les
résultats de sérologie (+ ou -) au patient s'il était dans la situation
d'avoir à le faire.
> Je laisse les observateurs impartiaux juger.
..oui, mais qu'ils prouvent leur impartialité avec des arguments dignes de
ce nom, hein !
>La sérologie VIH a vraiment un impact psychologique fort chez quelques
>personnes, qui considèrent avoir pris des risques mais ne veulent pas la
>faire par crainte du résultat; ça peut durer des années..
D'accord, mais et alors ?
>Certains, une fois le test pratiqué, veulent le résultat le plus vite
>possible, et il faut parfois plus que 2 ou 3 jours avant d'obtenir un RDV;
On est d'accord, il a attendu des mois, voire des années, et
brutalement, ça devient urgent.
Quand on a 3 ans, ça s'appelle un caprice.
Que le sujet soit grave ne change pas le fond de la chose.
>les tests négatifs étant délivrés au patient normalement, il va de soi que
>la non communication du résultat de la sérologie est interprétée comme un
>résultat positif.
>C'est une attente qui peut être mal vécue..
>
Il y a plein de choses dans la vie qui sont mal vécues, la frustration
semble être une chose qui l'est de plus en plus mal.
>> C'est une question de fond. Est-ce que quelque chose devient "urgent"
>> à partir du moment où celui qui l'a demandé trépigne comme un gamin de
>> 3 ans ?
>
>S'il trépigne comme un gamin, c'est pas sûr que le biologiste prenne la
>responsabilité de l'informer; si par contre il le demande calmement et avec
>insistance, dans la plupart des cas il l'obtiendra, comme le prévoit le
>texte du GBEA..
>
Probablement et personnellement, ça ne me dérange pas, il se démerdera
tout seul avec le résultat de son papier, se dira "chouette, je suis
négatif" et ira contaminer autrui à l'hépatite, la syphilis...
>On peut répondre "oui, s'il l'a payé". C'est effectivement un
>> point de vue très anglo-saxon et libéral à plus d'un sens...
>
>On peut répondre aussi qu'il a voulu ou accepté ce test, qu'il a donc
>envisagé l'éventualité de sa séropositivité et qu'il veut savoir le plus
>vite possible..
Et se sent frustré de devoir attendre
>Il a de toute façon payé, directement ou par le biais de ses cotisations.
>
C'est vrai
>> Je suis quand même épaté par l'insistance à ce que ce test puisse être
>> fourni directement par des gens qui n'ont jamais été confronté à
>> l'annonce de la séropositivité VIH.
>
>Beaucoup de généralistes n'ont jamais été confrontés à ce type d'annonce, et
>je pense que ni le MG ni le biologiste ne sont ravis de le faire; donc, avec
>ton point de vue, il faudrait non seulement interdire l'accès direct au
>résultat des analyses pour le patient, mais réserver la pratique des
>sérologies aux centres de dépistage, qui sont certainement les plus
>compétents pour délivrer ces résultats (je crois en plus que c'est de toute
>façon sur RDV, positif ou négatif).
>
C'est également mon avis, pour le VIH en particulier mais pour la
plupart des pathologies chroniques sévères, l'annonce initiale étant,
à mon sens, primordiale (les patients s'en souviennent tous)
>Oui, mais ce texte laisse AUSSI la possibilité au patient de ne communiquer
>le résultat de ses analyses à personne s'il le souhaite, de même qu'il lui
>donne la possibilité d'être informé par le biologiste lorsque le résultat
>est validé.
>A ton avis, c'est dans quel but ?
>De saper le pouvoir médical ?
Tu es malhonnête.
Le texte insiste avant tout sur le fait qu'il faut, si possible,
passer par le médecin, si le test est positif, sinon, c'est le
biologiste qui annonce le résultat. Personnellement, ça ne me dérange
pas si le patient ne veut pas que le résultat soit divulgué à telle ou
telle personne, même à son médecin de famille, même si je vois mal
comment on peut soigner quelqu'un au mieux en ignorant sa
séropositivité VIH
>La plupart des gens veulent être informés par un médecin; si certaines
>personnes veulent passer par le biologiste, elles le peuvent en insistant,
>et ça peut leur éviter une attente psychologiquement lourde.
Alors que l'annonce par un biologiste de ce genre de nouvelle ne peut
qu'être bien vécue.
>Il m'est arrivé d'être vraiment choquée par la rétention d'informations à
>l'hôpital, particulièrement concernant le sida; ça remonte à une vingtaine
>d'années, à une période où ce diagnostic était particulièrement difficile à
>donner pour différentes raisons.
>A cette époque pas si lointaine, on ne disait pas "patient" à l'hosto, mais
>"malade", même dans les rares cas où la personne ne l'était pas, et il
>allait de soi que la décision de donner un diagnostic et de décider d'un
>traitement était médicale; même s'il y avait des médecins réellement
>respectueux, il y avait pas mal d'abus également.
C'est vrai
>Sur ce plan, on évolue plutôt dans le bon sens.
>C'est pour ça que quand un texte considère le patient comme un adulte
>responsable, je suis a priori plutôt pour..
>
>>>Je te rappelle qu'une sérologie HIV ne peut être demandée qu'avec son
>>>accord, ce qui laisse entendre qu'on considère qu'il est responsable de ce
>>>qu'il décide..
>>>
>> Je ne vois pas la relation entre le fait d'être d'accord pour faire
>> une sérologie VIH et connaitre tous les tenants et aboutissants d'une
>> sérologie VIH positive (ou négative, d'ailleurs).
>
>Moi non plus, de même que je ne pense pas qu'une consultation avec un
>patient malade de trouille résolve ce problème, ni même dans le cas du
>patient ingénu qui apprend inopinément sa séropositivité chez le
>prescripteur.
>Tu peux aussi considérer que celui qui arrive déjà prévenu chez le médecin
>aura eu le temps de se préparer..
>Dans le cas des maladies infectieuses actuelles, un certain nombre de
>patients ont parfois un assez bon niveau de connaissances, et même
>éventuellement le sens des responsabilités.
Tout le monde n'a pas accès à internet ni forcément les compétences
pour bien l'utiliser
>Tu préfèrerais que le GBEA soit revu pour interdire aux rares demandeurs
>l'accès direct à leurs résultats ?
Personnellement, je trouve que le texte tel qu'il est est bien, il ne
ferme pas la porte mais insiste sur le fait de ne pas laisser le
patient seul face à son résultat.
A mon avis, le "je veux le résultat tout de suite" n'est pas une bonne
raison pour le donner comme ça au patient. On a tous tendance à tout
vouloir tout de suite, ça ne veut pas dire qu'on ne le regrette pas
après et, à mon avis, un bon nombre de patients regretteraient après
d'avoir demandé le résultat tout de suite (sans parler de ceux qui
jetteraient immédiatement ce résultat selon la pratique éprouvée de
l'autruche)
> Beaucoup de généralistes n'ont jamais été confrontés à ce type
> d'annonce, et je pense que ni le MG ni le biologiste ne sont ravis de le
> faire;
Perso je suis confronté à un truc pas plus marrant, "écho du foie pour
VHC, apparition de nodules ?",
bon ben heureusement que le radiologue me commente l'examen en temps
réel, étant donné que je sais
assez bien à quoi m'attendre en cas de CHC ...
J'ai aussi été témoin, lors de mon passage en radiologie, du dialogue
suivant:
Monsieur, vous allez restez calme, et vous allonger, le SAMU arrive.
Kesske c'est que c'est conneries, je me sens bien, je rentre chez moi,
je verrais mon médecin dans la semaine.
Monsieur, dans 12 heures vous êtes mort.
Pin-Pon.
Cow-Boys : Bon elle est ou la DAA, on l'emmène à Pompidou, la chir l'attend.
Je ne sais pas ce qu'est le GBEA. Dans fmd, je parle avec Cath d'un
document de la CNIL qui parle d'une remise en main propre,
ou par courrier, ou à un mandataire; par ailleurs, j'ai trouvé un
ARRETE DU 2 NOVEMBRE 1994 RELATIF A LA BONNE EXECUTION DES ANALYSES DE
BIOLOGIE MEDICALE
<cit.>
Si aucun médecin n'est désigné, il appartient au biologiste d'informer
lui-même le patient des résultats avec d'autant plus de prudence et
sensibilité que les résultats sont préoccupants.
Tout résultat préoccupant, soit pour le patient soit au regard de la
santé publique, que le biologiste est amené à remettre, ne peut être
communiqué au patient qu'en main propre et au cours d'un entretien
particulier. Le biologiste doit alors inciter le patient à consulter
un médecin traitant le plus rapidement possible.
</cit.>
Mais ce texte, à supposer qu'il soit encore en vigueur (car j'ai
entendu parler d'un GBEA provisoire) ne peut faire obstacle aux
possibilité d'accès direct et de communication par courrier prévues
par des textes postérieurs et de valeur supérieure (loi de 2002 et son
décret d'application).
> Euh... Vous y connaissez quelque chose, aux résultats de sérologie ?
Oui, et vous ?
> Personnellement, je serais ravi que les choses soient aussi simples
> que "positif" ou "négatif" (ou même raisonnablement "indéterminé").
Pour ce qui est du sujet du fil, je vous rassure: la simplicité ne
fait pas partie des critères de communicabilité des informations de
santé.
> >Aucune
> Quelques une
C'est bien.
> Quant aux "horaires difficiles", vous me faites rire.
Désolé, je ne comprends pas l'humour médical. C'est beaucoup plus
hermétique que l'humour d'informaticien.
> Des horaires qui empêchent toute consultation d'un médecin pour quelque chose qui est
> quand même assez important ?
Ca aussi, c'est de l'humour médical ?
http://groups.google.fr/group/fr.soc.feminisme/msg/3fe820c3d0129883
> Je rappelle que le test VIH n'a aucune valeur pour détecter une
> infection récente en dessous de, au minimum 15 jours
Ma question n'était pas restreinte aux tests VIH après un risque
d'exposition datant de moins
de 2 ou 4 semaines.
>, si ma mémoire est bonne et est considéré comme à peu près fiable à partir de 4
> semaines.
Ca me rappelle que je n'avais pas eu de réponse à ces questions sur la
détection précoce:
http://groups.google.com/group/fr.bio.medecine/browse_thread/thread/aa77cf451d58cb0c/
> C'est une question de fond. Est-ce que quelque chose devient "urgent"
> à partir du moment où celui qui l'a demandé trépigne comme un gamin de
> 3 ans ? On peut répondre "oui, s'il l'a payé".
Une autre possibilité: c'est urgent quand le testé risque d'avoir
contaminé d'autres personnes.
> Pourquoi ? Tout simplement parce que, contrairement à ce que toi et
> Apokrif ne voulez pas comprendre, si on fait une sérologie vih, ça
> n'est pas comme si on faisait un ionogramme sanguin. Par exemple,
> celui qui "se pose des questions" et fait son test VIH pense-t-il au
> fait que le rapport potentiellement contaminant peut aussi l'avoir
> infecté à d'autres germes ? Généralement pas, il va se dire "mon test
> est négatif, tout va bien" (sans même parler du fait que le test peut
> avoir été fait trop tôt pour en tirer un résultat).
Ce que je voudrais savoir, c'est si une différence dans les pensées du
testé influe sur le régime
de la communication des informations.
> Là encore, on est dans une tendance de fond à croire qu'il suffit
> d'avoir une information pour être informé. Ca n'est hélas généralement
> pas le cas
La loi de 2002 parle de toutes les informations, pas seulement de
celles qui rendent le patient informé.
> même si, misère, ça le fait attendre (et peut-être réfléchir, catastrophe) quelques jours de
> plus...
Jean-Paul va être content de votre découverte d'une nouvelle
psychothérapie de l'anxiété: « Il y a
de la bonne anxiété comme il y a du bon stress, mon bon monsieur,
celle-là elle vous fait réfléchir. »
> Probablement et personnellement, ça ne me dérange pas, il se démerdera
> tout seul avec le résultat de son papier, se dira "chouette, je suis
> négatif" et ira contaminer autrui à l'hépatite, la syphilis...
Qu'est-ce qui empêche les biologistes et les médecins de faire cet
avertissement par oral ou par écrit ?
>>La sérologie VIH a vraiment un impact psychologique fort chez quelques
>>personnes, qui considèrent avoir pris des risques mais ne veulent pas la
>>faire par crainte du résultat; ça peut durer des années..
>
> D'accord, mais et alors ?
>
>>Certains, une fois le test pratiqué, veulent le résultat le plus vite
>>possible, et il faut parfois plus que 2 ou 3 jours avant d'obtenir un RDV;
>
> On est d'accord, il a attendu des mois, voire des années, et
> brutalement, ça devient urgent.
> Quand on a 3 ans, ça s'appelle un caprice.
> Que le sujet soit grave ne change pas le fond de la chose.
>
Ca fait des mois ou des années qu'il n'ose pas faire le test; quand il en
prend la décision, dans la plupart des cas il s'en remettra docilement au
fonctionnement de la machine médicale.
Mais il peut aussi être suffisamment secoué par l'éventualité de sa
positivité pour vouloir absolument ce résultat et être fixé; il peut aussi
être dans le refus d'évoquer une zône cachée de sa vie devant son médecin de
famille, du moins dans un premier temps, et il peut y avoir quantité
d'autres cas de figures..
C'est en tout cas son droit de faire face à une rude épreuve de la façon
qu'il a choisie, sachant qu'il y a des gens d'une grande qualité humaine
chez les biologistes, et que le traitement et son suivi sont assurés par le
service d'infectiologie du CHU le plus proche.
>>les tests négatifs étant délivrés au patient normalement, il va de soi que
>>la non communication du résultat de la sérologie est interprétée comme un
>>résultat positif.
>>C'est une attente qui peut être mal vécue..
>>
> Il y a plein de choses dans la vie qui sont mal vécues, la frustration
> semble être une chose qui l'est de plus en plus mal.
>
c'est bien vrai, mais raison de plus pour laisser le patient se prendre en
main si c'est ce qu'il souhaite, dans la mesure où ça n'engage que lui.
>>> C'est une question de fond. Est-ce que quelque chose devient "urgent"
>>> à partir du moment où celui qui l'a demandé trépigne comme un gamin de
>>> 3 ans ?
>>
>>S'il trépigne comme un gamin, c'est pas sûr que le biologiste prenne la
>>responsabilité de l'informer; si par contre il le demande calmement et
>>avec
>>insistance, dans la plupart des cas il l'obtiendra, comme le prévoit le
>>texte du GBEA..
>>
> Probablement et personnellement, ça ne me dérange pas, il se démerdera
> tout seul avec le résultat de son papier, se dira "chouette, je suis
> négatif" et ira contaminer autrui à l'hépatite, la syphilis...
>
mais non, si c'est négatif il le reçoit par la poste, ou en allant chercher
son résultat au labo il se fait confirmer qu'il a bien compris, ouioui,
c'est bien ça, c'est négatif..
C'est si on lui annonce qu'on ne peut pas lui donner le résultat, qui a été
communiqué à son médecin avec qui il est prié de prendre RDV pour savoir de
quoi il retourne que ça devient plus embêtant, et qu'il peut préférer une
certitude à une quasi-certitude.
>>> Je suis quand même épaté par l'insistance à ce que ce test puisse être
>>> fourni directement par des gens qui n'ont jamais été confronté à
>>> l'annonce de la séropositivité VIH.
>>
>>Beaucoup de généralistes n'ont jamais été confrontés à ce type d'annonce,
>>et
>>je pense que ni le MG ni le biologiste ne sont ravis de le faire; donc,
>>avec
>>ton point de vue, il faudrait non seulement interdire l'accès direct au
>>résultat des analyses pour le patient, mais réserver la pratique des
>>sérologies aux centres de dépistage, qui sont certainement les plus
>>compétents pour délivrer ces résultats (je crois en plus que c'est de
>>toute
>>façon sur RDV, positif ou négatif).
>>
> C'est également mon avis, pour le VIH en particulier mais pour la
> plupart des pathologies chroniques sévères, l'annonce initiale étant,
> à mon sens, primordiale (les patients s'en souviennent tous)
>
Je connais un cas où l'annonce du résultat a été faite par un biologiste
avec tact et clarté; après, c'est la prise en charge par le service
hospitalier qui va compter, le MG gèrant les troubles accessoires.
Que la détection des pathologies graves passe par la médecine de ville me
semble normal, sous peine d'entrainer une certaine ghettoisation, surtout
hors des grandes villes.
>>Oui, mais ce texte laisse AUSSI la possibilité au patient de ne
>>communiquer
>>le résultat de ses analyses à personne s'il le souhaite, de même qu'il lui
>>donne la possibilité d'être informé par le biologiste lorsque le résultat
>>est validé.
>>A ton avis, c'est dans quel but ?
>>De saper le pouvoir médical ?
>
> Tu es malhonnête.
céçuikildikiyé..
> Le texte insiste avant tout sur le fait qu'il faut, si possible,
> passer par le médecin, si le test est positif, sinon, c'est le
> biologiste qui annonce le résultat. Personnellement, ça ne me dérange
> pas si le patient ne veut pas que le résultat soit divulgué à telle ou
> telle personne, même à son médecin de famille, même si je vois mal
> comment on peut soigner quelqu'un au mieux en ignorant sa
> séropositivité VIH
>
Le médecin traitant sera de toute façon au courant, une fois passé le choc,
et lorsque la nouvelle traumatisante sera intégrée dans le quotidien.
>>Dans le cas des maladies infectieuses actuelles, un certain nombre de
>>patients ont parfois un assez bon niveau de connaissances, et même
>>éventuellement le sens des responsabilités.
>
> Tout le monde n'a pas accès à internet ni forcément les compétences
> pour bien l'utiliser
>
C'est sûr, mais certains patients qui n'ont pas internet se tiennent bien au
courant des traitements et de ce que représente la maladie par le biais des
associations.
>>Tu préfèrerais que le GBEA soit revu pour interdire aux rares demandeurs
>>l'accès direct à leurs résultats ?
>
> Personnellement, je trouve que le texte tel qu'il est est bien, il ne
> ferme pas la porte mais insiste sur le fait de ne pas laisser le
> patient seul face à son résultat.
Le patient échappera difficilement à cette solitude face à la menace, que ce
soit en sortant de la consulte ou lors d'une insomnie.
> A mon avis, le "je veux le résultat tout de suite" n'est pas une bonne
> raison pour le donner comme ça au patient.
Bonne ou mauvaise, si le patient dit:
"je ne peux pas attendre, j'ai besoin de savoir tout de suite, il me faut
une certitude maintenant puisque vous avez le résultat, et que je me doute
qu'il est positif parce que vous refusez de me le donner"
la raison est suffisante pour que le biologiste, à contre-coeur
vraisemblablement, se charge de cette annonce délicate.
Et je me doute qu'un certain nombre préfèreront l'esquiver et en trouveront
le moyen..
On a tous tendance à tout
> vouloir tout de suite, ça ne veut pas dire qu'on ne le regrette pas
> après et, à mon avis, un bon nombre de patients regretteraient après
> d'avoir demandé le résultat tout de suite (sans parler de ceux qui
> jetteraient immédiatement ce résultat selon la pratique éprouvée de
> l'autruche)
Pour ce qui est de faire l'autruche, ça doit être si difficile que celui qui
en serait capable le sera en sortant de chez le médecin aussi..
D'où le danger de la thèse du groupe de Perth, d'autant qu'elle est soutenue
par des scientifiques de haut niveau..
>On 31 déc, 13:59, S. Delerme <dele...@free.fr> wrote:
>
>> >Aucune
>> Quelques une
>
>C'est bien.
>
SI vous le dites
>> Quant aux "horaires difficiles", vous me faites rire.
>
>Désolé, je ne comprends pas l'humour médical. C'est beaucoup plus
>hermétique que l'humour d'informaticien.
>
J'ai du mal à imaginer quelqu'un qui n'aurait pas les moyens de se
libérer sur une semaine le temps de consulter un médecin pour un sujet
aussi important.
Mais "on ne peut pas" comme "c'est urgent d'avoir les résultats".
>> Des horaires qui empêchent toute consultation d'un médecin pour quelque chose qui est
>> quand même assez important ?
>
>Ca aussi, c'est de l'humour médical ?
>http://groups.google.fr/group/fr.soc.feminisme/msg/3fe820c3d0129883
Donc, pour vous, l'annonce du résultat d'un test vih, c'est un peu
comme aller étudier à la bibliothèque le soir...
>On 31 déc, 14:23, S. Delerme <dele...@free.fr> wrote:
>
>> Je rappelle que le test VIH n'a aucune valeur pour détecter une
>> infection récente en dessous de, au minimum 15 jours
>
>Ma question n'était pas restreinte aux tests VIH après un risque
>d'exposition datant de moins
>de 2 ou 4 semaines.
Vous attendez de médecins (enfin, de gens fréquentant un forum de
médecine) une réponse que vous n'auriez pas à un problème légal
concernant des résultats d'examens biologiques ?
Bon courage.
>
>>, si ma mémoire est bonne et est considéré comme à peu près fiable à partir de 4
>> semaines.
>
>Ca me rappelle que je n'avais pas eu de réponse à ces questions sur la
>détection précoce:
>http://groups.google.com/group/fr.bio.medecine/browse_thread/thread/aa77cf451d58cb0c/
>
Wikipedia est votre ami.
>
>> C'est une question de fond. Est-ce que quelque chose devient "urgent"
>> à partir du moment où celui qui l'a demandé trépigne comme un gamin de
>> 3 ans ? On peut répondre "oui, s'il l'a payé".
>
>Une autre possibilité: c'est urgent quand le testé risque d'avoir
>contaminé d'autres personnes.
>
En ce cas, il serait mieux inspiré d'aller dans un centre hospitalier
où il aura le résultat dans l'heure siuvant la prise de sang (et
"brute de décoffrage" d'ailleurs)
Soit c'est dans les 48 heures après la contamination, soit non, ça
n'est pas urgent.
>> Pourquoi ? Tout simplement parce que, contrairement à ce que toi et
>> Apokrif ne voulez pas comprendre, si on fait une sérologie vih, ça
>> n'est pas comme si on faisait un ionogramme sanguin. Par exemple,
>> celui qui "se pose des questions" et fait son test VIH pense-t-il au
>> fait que le rapport potentiellement contaminant peut aussi l'avoir
>> infecté à d'autres germes ? Généralement pas, il va se dire "mon test
>> est négatif, tout va bien" (sans même parler du fait que le test peut
>> avoir été fait trop tôt pour en tirer un résultat).
>
>Ce que je voudrais savoir, c'est si une différence dans les pensées du
>testé influe sur le régime
>de la communication des informations.
>
Désolé, je ne comprends pas, ça doit être de l'humour informaticien
>> Là encore, on est dans une tendance de fond à croire qu'il suffit
>> d'avoir une information pour être informé. Ca n'est hélas généralement
>> pas le cas
>
>La loi de 2002 parle de toutes les informations, pas seulement de
>celles qui rendent le patient informé.
>
>> même si, misère, ça le fait attendre (et peut-être réfléchir, catastrophe) quelques jours de
>> plus...
>
>Jean-Paul va être content de votre découverte d'une nouvelle
>psychothérapie de l'anxiété: « Il y a
>de la bonne anxiété comme il y a du bon stress, mon bon monsieur,
>celle-là elle vous fait réfléchir. »
et *peut être*.
Sinon, je suis absolument désolé de considérer qu'il vaut mieux
attendre 48 heures pour (dans l'idéal) apprendre une information de
quelqu'un qui saura la replacer dans la prise en charge diagnostique
et thérapeutique à envisager que lire tout seul un résultat et en
tirer les conclusions qu'on veut et qui risquent d'être erronées (la
preuve, votre fixation sur le test VIH qui est généralement la MST la
moins contagieuse et donc pour laquelle le diagnostic est le moins
urgent)
Par oral quand on a envoyé une lettre, c'est difficile.
Vous pensez que la communication par écrit a la même valeur que la
communication orale ?
Vous pensez que recevoir un papier "n'oubliez pas que vous pouvez
aussi avoir la syphilis, une gonococcie, une infection à l'hépatite B,
à chlamydia..." aura la même valeur qu'un entretien avec un médecin
qui pourra non seulement (dans l'idéal) parler de ça mais aussi
éventuellement de contraception et du déroulement d'autres tests
éventuels ?
Ca vous embête tellement, de vous retrouver face à un humain pour
apprendre votre séropositivité VIH ou pas ?
>
>"S. Delerme" <del...@free.fr> a écrit
>
>Ca fait des mois ou des années qu'il n'ose pas faire le test; quand il en
>prend la décision, dans la plupart des cas il s'en remettra docilement au
>fonctionnement de la machine médicale.
>Mais il peut aussi être suffisamment secoué par l'éventualité de sa
>positivité pour vouloir absolument ce résultat et être fixé; il peut aussi
>être dans le refus d'évoquer une zône cachée de sa vie devant son médecin de
>famille, du moins dans un premier temps, et il peut y avoir quantité
>d'autres cas de figures..
>C'est en tout cas son droit de faire face à une rude épreuve de la façon
>qu'il a choisie, sachant qu'il y a des gens d'une grande qualité humaine
>chez les biologistes, et que le traitement et son suivi sont assurés par le
>service d'infectiologie du CHU le plus proche.
>
CHU le plus proche où il y a d'ailleurs un centre de dépistage gratuit
et anonyme...
>
>mais non, si c'est négatif il le reçoit par la poste, ou en allant chercher
>son résultat au labo il se fait confirmer qu'il a bien compris, ouioui,
>c'est bien ça, c'est négatif..
>C'est si on lui annonce qu'on ne peut pas lui donner le résultat, qui a été
>communiqué à son médecin avec qui il est prié de prendre RDV pour savoir de
>quoi il retourne que ça devient plus embêtant, et qu'il peut préférer une
>certitude à une quasi-certitude.
>
Et le déni est plus facile seul devant sa feuille que devant un
médecin...
Mais c'est vrai que ça n'est pas le sujet.
>
>Je connais un cas où l'annonce du résultat a été faite par un biologiste
>avec tact et clarté; après, c'est la prise en charge par le service
>hospitalier qui va compter, le MG gèrant les troubles accessoires.
>Que la détection des pathologies graves passe par la médecine de ville me
>semble normal, sous peine d'entrainer une certaine ghettoisation, surtout
>hors des grandes villes.
>
Je n'ai pas dit qu'il n'y a pas de biologistes qui aient du tact, de
mon expérience, étant moins confrontés en direct aux patients, quand
ils ont quelque chose d'important à annoncer, ils le prennent plus à
coeur.
Simplement, un biologiste qui le fait rarement saura moins bien
comment proposer une prise en charge qu'un infectiologue.
Pour un généraliste, j'imagine que c'est très variable.
>Le médecin traitant sera de toute façon au courant, une fois passé le choc,
>et lorsque la nouvelle traumatisante sera intégrée dans le quotidien.
>
J'en suis moins sûr que toi...
>C'est sûr, mais certains patients qui n'ont pas internet se tiennent bien au
>courant des traitements et de ce que représente la maladie par le biais des
>associations.
>
C'est vrai, mais il s'agit généralement de patients suivis pour cette
pathologie, j'imagine mal le type qui vient de lire son résultat
positif de test VIH aller directement à "act up".
>>>Tu préfèrerais que le GBEA soit revu pour interdire aux rares demandeurs
>>>l'accès direct à leurs résultats ?
>>
>> Personnellement, je trouve que le texte tel qu'il est est bien, il ne
>> ferme pas la porte mais insiste sur le fait de ne pas laisser le
>> patient seul face à son résultat.
>
>Le patient échappera difficilement à cette solitude face à la menace, que ce
>soit en sortant de la consulte ou lors d'une insomnie.
>
Je pense que, face à l'annonce d'une nouvelle qui va bouleverser sa
vie, il vaut mieux ne pas être seul et avoir quelqu'un qui vous
expliquera les possibilités qui vous seront offertes.
>> A mon avis, le "je veux le résultat tout de suite" n'est pas une bonne
>> raison pour le donner comme ça au patient.
>
>Bonne ou mauvaise, si le patient dit:
> "je ne peux pas attendre, j'ai besoin de savoir tout de suite, il me faut
>une certitude maintenant puisque vous avez le résultat, et que je me doute
>qu'il est positif parce que vous refusez de me le donner"
>la raison est suffisante pour que le biologiste, à contre-coeur
>vraisemblablement, se charge de cette annonce délicate.
>Et je me doute qu'un certain nombre préfèreront l'esquiver et en trouveront
>le moyen..
>
Je pense que l'ambivalence des gens est plus complexe que ça, que ça
n'est pas parce qu'on dit qu'on veut savoir tout de suite qu'on est
prêt à accepter le résultat et ses conséquences. Mais je reconnais
bien volontier que ça n'est pas au professionnel de santé de décider
si le patient est prêt ou non et je serais biologiste, je filerais son
résultat au patient qui vient réclamer son résultat immédiatement et
je le laisserais, encore une fois, se démerder avec. Je ne sais pas si
c'est lui rendre service mais ça me simplifiera la vie.
>On 31 déc, 13:21, S. Delerme <dele...@free.fr> wrote:
>
>> Euh... Vous y connaissez quelque chose, aux résultats de sérologie ?
>
>Oui, et vous ?
Et vous faites quoi du résultat d'un test VIH négatif quant à votre
risque d'être infecté par le VIH ?
>
>> Personnellement, je serais ravi que les choses soient aussi simples
>> que "positif" ou "négatif" (ou même raisonnablement "indéterminé").
>
>Pour ce qui est du sujet du fil, je vous rassure: la simplicité ne
>fait pas partie des critères de communicabilité des informations de
>santé.
Je crois que quelqu'un a déjà répondu sur le sujet en mettant le lien
vers le texte légal approprié.
Si vous cherchez plus d'information juridique, je ne crois pas que fbm
soit le bon endroit.
> Et vous faites quoi du résultat d'un test VIH négatif quant à votre
> risque d'être infecté par le VIH ?
Votre phrase est ambiguë et/ou incompréhensible. Tout ce que je peux
dire, c'est que le
résultat de ce test, on en fait la même chose que tous les autres
résultats de tests, c'est-à-dire
qu'on l'encadre.
Pour le reste: on en déduit ce qu'il y a lieu de déduire, compte tenu
de la spécificité et de la sensibilité
du test, de la date du test par rapport à l'événement anxiogène, du
risque d'erreur de manip que j'ai vu
arbitrairement estimé à 1 pour 1000...
> >Pour ce qui est du sujet du fil, je vous rassure: la simplicité ne
> >fait pas partie des critères de communicabilité des informations de
> >santé.
>
> Je crois que quelqu'un a déjà répondu sur le sujet en mettant le lien
> vers le texte légal approprié.
Je crois que j'ai parcouru le fil sans trouver de réponse claire.
> Si vous cherchez plus d'information juridique, je ne crois pas que fbm
> soit le bon endroit.
Je redirige, derechef, où de droit.
Le téléphone est votre ami. Si vous n'en avez pas, relisez: j'ai écrit
"ou par écrit".
> Vous pensez que la communication par écrit a la même valeur que la
> communication orale ?
> Vous pensez que recevoir un papier "n'oubliez pas que vous pouvez
> aussi avoir la syphilis, une gonococcie, une infection à l'hépatite B,
> à chlamydia..." aura la même valeur qu'un entretien avec un médecin
> qui pourra non seulement (dans l'idéal) parler de ça mais aussi
> éventuellement de contraception et du déroulement d'autres tests
> éventuels ?
Vous pensez que le médecin, pour le prix d'une simple consultation,
aura le temps
et l'envie de vous donner oralement autant d'info que ce que vous
trouveriez dans
des centaines de pages imprimées ou électroniques ?
Vous pensez aussi que le médecin est incapable de proposer une
consultation
supplémentaire s'il l'estime utile ?
> Ca vous embête tellement, de vous retrouver face à un humain pour
> apprendre votre séropositivité VIH ou pas ?
Mais à qui tu parles ? ©
> Vous attendez de médecins (enfin, de gens fréquentant un forum de
> médecine) une réponse que vous n'auriez pas à un problème légal
> concernant des résultats d'examens biologiques ?
> Bon courage.
Moi qui suis naïf, j'imaginais que les médecins (resp. les
ambassadeurs ou les charcutiers) avaient des notions
dans les domaines du droit concernant la médecine (resp. les relations
internationales et le commerce alimentaire).
> Wikipedia est votre ami.
Quel article ? J'avais cherché un peu partout, sans trouver.
> >Une autre possibilité: c'est urgent quand le testé risque d'avoir
> >contaminé d'autres personnes.
>
> En ce cas, il serait mieux inspiré d'aller dans un centre hospitalier
> où il aura le résultat dans l'heure siuvant la prise de sang (et
> "brute de décoffrage" d'ailleurs)
Intéressant: les impatients n'ont qu'à dire qu'ils ont commis un péché
de chair pour accélérer la procédure de test ?
> Soit c'est dans les 48 heures après la contamination, soit non, ça
> n'est pas urgent.
Ca dépend de l'accessibilité de la personne qui a bénéficié des bons
services du testé:
le temps du test, l'oiseau peut s'envoler et devenir injoignable (ou
peut lui-même,
dans l'intervalle, fauter avec d'autres personnes).
> >> Pourquoi ? Tout simplement parce que, contrairement à ce que toi et
> >> Apokrif ne voulez pas comprendre, si on fait une sérologie vih, ça
> >> n'est pas comme si on faisait un ionogramme sanguin. Par exemple,
> >> celui qui "se pose des questions" et fait son test VIH pense-t-il au
> >> fait que le rapport potentiellement contaminant peut aussi l'avoir
> >> infecté à d'autres germes ? Généralement pas, il va se dire "mon test
> >> est négatif, tout va bien" (sans même parler du fait que le test peut
> >> avoir été fait trop tôt pour en tirer un résultat).
>
> >Ce que je voudrais savoir, c'est si une différence dans les pensées du
> >testé influe sur le régime
> >de la communication des informations.
>
> Désolé, je ne comprends pas, ça doit être de l'humour informaticien
Non, c'est un recadrage de ce fil qui part dans tous les sens, parce
que je ne comprends pas en quoi
vos histoires de pensées sont pertinentes pour répondre à la question
de l'applicabilité de la loi du 4 mars 2002
et de son décret d'application. Accessoirement, vos considérations
d'opportunité me semblent contraires à l'esprit
de cette loi:
http://www.assemblee-nationale.fr/11/cra/2001-2002/2001100215.asp#P141_41080
> Sinon, je suis absolument désolé
Même remarque: en quoi votre désolation répond-elle à la question de
savoir si les règles de l'accès direct
et de la communication par dossier s'appliquent aux résultats des
tests VIH ?
> votre fixation sur le test VIH
Lisez le titre du fil et la première phrase de mon premier post, ainsi
que le témoignage cité sur la
différence de mode de communication selon le virus/bactérie cherché.
> J'ai du mal à imaginer
Faites un effort.
> >Ca aussi, c'est de l'humour médical ?
> >http://groups.google.fr/group/fr.soc.feminisme/msg/3fe820c3d0129883
>
> Donc, pour vous, l'annonce du résultat d'un test vih, c'est un peu
...faire compliqué et inefficace quand on peut faire simple et
efficace.
> Je n'ai pas dit qu'il n'y a pas de biologistes qui aient du tact, de
> mon expérience, étant moins confrontés en direct aux patients, quand
> ils ont quelque chose d'important à annoncer, ils le prennent plus à
> coeur.
> Simplement, un biologiste qui le fait rarement saura moins bien
> comment proposer une prise en charge qu'un infectiologue.
> Pour un généraliste, j'imagine que c'est très variable.
>
A priori le biologiste ne proposera pas plus de prise en charge que le MG
(chez qui il orientera le patient..) mais fera une petite synthèse sur la
nécessité du suivi par le service d'infectiologie et un rappel sur la
maladie.
Les biologistes de labo de ville ont beaucoup de contacts avec les patients,
car ils font les prélèvements et commentent fréquemment les bilans lorsque
ça leur est demandé; ce n'ets évidemment pas le cas des biologistes de
l'hôpital..
>>>>Tu préfèrerais que le GBEA soit revu pour interdire aux rares demandeurs
>>>>l'accès direct à leurs résultats ?
>>>
>>> Personnellement, je trouve que le texte tel qu'il est est bien, il ne
>>> ferme pas la porte mais insiste sur le fait de ne pas laisser le
>>> patient seul face à son résultat.
>>
oui, tout à fait..
>>> A mon avis, le "je veux le résultat tout de suite" n'est pas une bonne
>>> raison pour le donner comme ça au patient.
>>
>>Bonne ou mauvaise, si le patient dit:
>> "je ne peux pas attendre, j'ai besoin de savoir tout de suite, il me faut
>>une certitude maintenant puisque vous avez le résultat, et que je me doute
>>qu'il est positif parce que vous refusez de me le donner"
>>la raison est suffisante pour que le biologiste, à contre-coeur
>>vraisemblablement, se charge de cette annonce délicate.
>>Et je me doute qu'un certain nombre préfèreront l'esquiver et en
>>trouveront
>>le moyen..
>>
> Je pense que l'ambivalence des gens est plus complexe que ça, que ça
> n'est pas parce qu'on dit qu'on veut savoir tout de suite qu'on est
> prêt à accepter le résultat et ses conséquences.
C'est possible, mais il n'est pas sûr que le patient qui aura baigné dans la
trouille quelques jours, sans savoir s'il peut faire l'amour sans se
protéger, et sera posé mille fois la même question sans réponse ne sera pas
forcément dans les meilleures dispositions pour envisager l'avenir avec
sénérité et rationnellement lors de sa consulte..
Mais je reconnais
> bien volontier que ça n'est pas au professionnel de santé de décider
> si le patient est prêt ou non et je serais biologiste, je filerais son
> résultat au patient qui vient réclamer son résultat immédiatement et
> je le laisserais, encore une fois, se démerder avec. Je ne sais pas si
> c'est lui rendre service mais ça me simplifiera la vie.
>
Tu parles..
Je suis sûre que la plupart des biologistes préfèreront se planquer dans
leur bureau et laisser la fille de l'accueil évacuer le patient sans son
résultat, s'ils veulent se simplifier la vie..
Il est en effet curieux que certaines personnes s'inquiètent plus pour
le VIH que pour la syphilis, et s'inquiètent
plus pour la syphilis que pour le rhume, lequel est pourtant plus
contagieux et moins curable.