« De la Libération à l'ère Sarkozy »
Enquête sur un trésor national en péril : la Sécu
LE THÈME se prête souvent au brûlot. Les journalistes Éric Merlen et
Frédéric Ploquin (de l'hebdomadaire « Marianne »), eux, ont préféré
mener une enquête sur la Sécurité sociale pendant trois ans, en
interrogeant des syndicalistes, d'anciens ministres de la Santé, des
élus, des responsables de l'assurance-maladie, des experts, des
médecins... Le fruit de leurs investigations est un pavé de 413 pages,
paru lundi chez Fayard. Ce livre au titre évocateur – « Ma Sécu. De la
Libération à l'ère Sarkozy » – revient sur les origines d'un système de
protection sociale assimilé au patrimoine national des Français et
analyse les menaces qui pèsent sur son avenir.
Politiques échaudés. Il y est question aussi de la lâcheté des
politiques, échaudés par maintes crises sanitaires, pour lesquels la
Sécu a longtemps servi de «patate chaude». On y lira avec intérêt des
témoignages d'anciens ministres ayant officié avenue de Ségur puis
avenue Duquesne. Tel cet aveu d'impuissance du centriste Bruno Durieux
(ministre délégué à la Santé de 1991 à 1992) : «L'ennui, avec la santé,
c'est que tout concourt à l'accélération de la dépense, parce qu'il n'y
a pas de force sociale qui agisse en sens inverse.»
Pour Jean-François Mattei (aux manettes de la Santé de 2002 à 2004),
le ministère qu'il a dû quitter après l'épreuve de la canicule est
«vraiment celui de l'impossible». «Si vous ne voulez pas être agressé de
toute part, vous avez intérêt à ne pas toucher aux icônes, explique le
patron actuel de la Croix-Rouge. Mieux vaut laisser les milliards de
déficit là où ils sont, et vous occuper d'autre chose. Vous voulez
remettre en cause la liberté d'installation des médecins, dont vous
payez tout de même la formation? Ils hurlent aussitôt à la mort! Vous
parlez du médicament? L'industrie pharmaceutique veut continuer à voir
son chiffre d'affaires progresser. Pour un homme politique, s'attaquer à
ces sujets est une forme de suicide», conclut Jean-François Mattei.
Les médecins, ces «champions de l'individualisme» auxquels un chapitre
entier est consacré, en prennent aussi pour leur grade, même si les
auteurs leur donnent la parole.
La conclusion de l'enquête d'Éric Merlen et de Frédéric Ploquin est un
appel aux citoyens eux-mêmes afin qu'ils «retirent (la Sécu) des mains
des seuls initiés» et «réclament de la transparence». Les deux
journalistes nous invitent en effet à «dépasser nos corporatismes (et
notre individualisme) pour permettre à ce trésor national de vivre
centenaire», à l'heure où la Sécu est la proie d'une «privatisation en
marche» ou d'une «étatisation totale».
> AGNÈS BOURGUIGNON
« Ma Sécu. De la Libération à l'ère Sarkozy » d'éric Merlen et Frédéric
Ploquin, Éditions Fayard, 413 pages, prix : 20 euros.
La secu n'est qu'un outil plombé par les politiques ,les administratifs
et accessoirement les patients et les medecins.
le dernier reportage televisuel evocateur de cette gestion brillante de
nos tutelles montrait comment de nombreux hôpitaux devait faire appel à
des chasseurs de tête pour trouver des anesthesistes corrects dans les
pays de l'est (40000 euro pour rester 3 mois c'est un bon rendement), a
defaut d'avoir pu rendre ces postes, eminement usant, attrayant pour nos
étudiants.
Cela permet de piller les voisins,d'abaisser le niveau(chez nous ,tout
en organisant la penurie chez eux) tout en ne changeant rien puisque ne
comprenant rien.
Ce nouveau bouquin larmichette à l'oeil chez le fonctionnaire bientôt à
la rue n'apportera probablement rien de nouveau et j'espère que le
chapitre le plus percutant parle de martine Aubry et des 35 heures ou
inversement se plaint que les malades le sont 24 h sur 24 ...Ces emmerdeurs.
djef
> Avant le statut plein temps des hospitaliers, il était banal qu'un chef de
> service, après une soirée chez des amis, passe vers minuit dans son
> service voir un malade dont l'état le préoccupait, même sans être de garde
> ou d'astreinte.
>
Curieusement en effet il fut une époque pas trop lointaine ou les
professionnels s'investissaient dans leur travail et éprouvaient une
satisfaction au boulot bien fait, j'ai connu cela dans la plupart des
métiers, de l'artisan qui passait voir si le client était satisfait, et
n'hésitait pas à faire une petite retouche à titre gracieux bien sûr pour
que la finition soit parfaite, ou le professionnel fier de son travail et
aimant le montrer.
Actuellement la plupart des gens parlent de leur boulot comme d'une corvée,
scrutent l'approche de la retraite avec impatience.
Comment en est-on arrivé là ?
Bébert
Je suis tout à fait d'accord,mais il n'y que toi qui est obsédé par les
dividendes.Ce qui est incompatible avec une gestion privé ou liberale
c'est le financement des soins de ceux qui ne payent rien où pas assez
,les prestations , d'habitude , sont proportionnelles aux cotisations.
La secu doit donc resister et exister mais pas pour les administratifs
plethoriques des hôpitaux (les maires ne doivent plus être president de
cme),il est imperatif de rendre les postes attrayant sinon il n'y aura
plus aucun prétendant pour être en première ligne malgré cette plethore
de medecins diplômés (de quoi?)
>
>> se plaint que les malades le sont 24 h sur 24 ...Ces emmerdeurs.
>>
>
> Avant le statut plein temps des hospitaliers, il était banal qu'un chef
> de service, après une soirée chez des amis, passe vers minuit dans son
> service voir un malade dont l'état le préoccupait, même sans être de
> garde ou d'astreinte.
>
> Je ne crois plus que ça se fasse très souvent, dans le public comme dans
> le privé.
Ca doit être ça ,tu as tout compris ...
djef
> Actuellement la plupart des gens parlent de leur boulot comme d'une corvée,
> scrutent l'approche de la retraite avec impatience.
>
> Comment en est-on arrivé là ?
Ca, c'est à force de se faire enculer par les patrons.
L'irritation du colon, ça gâche le plaisir.
--
Christophe Dang Ngoc Chan
secouriste bénévole, moniteur
cd...@wanadoo.fr
Je te parles des dividendes qui ne vont pas dans "ta" poche ou celles de
l'état , a defaut!
Mais ,que ce soit du privé ou du public ,rien ne peut être déficitaire
longtemps ou tout le temps et de partout à la fois comme l'etat français
depuis des decennies , bien que celui-ci ait les actionnaires les plus
aveugles du quadrant alpha....
>
> Comme tu le sais, certains médecins tombent aujourd'hui des nues
> lorsqu'ils voient des chaînes de cliniques, comme en Italie, se retirer
> brusquement du secteur, jugé pas assez rentable, ou bien vendre leurs
> établissements au prix de l'immobilier,opération qui est devenue plus
> rentable que les bénéfices de la clinique...et se retrouver du jour au
> lendemain sans outil de travail, alors que tout marchait bien et que la
> clinique était bénéficiaire.
Quand les medecins sont propriétaires de leur outil de travail ,le
travail fait partie des retombées comme les eventuels dividendes...
Mais si peu, veulent investir dans leur outil de travail et s'etonnent
qu'il se dégrade !
Par ailleurs les cliniques sont quasiment des entreprises sous tutelles
avec des marges de manoeuvre trés etroites , cette main mise de l'état
n'est pas du tout rassurantes pour la santé de ces dernières d'où le
désengagement des chaines.
Au total,là aussi ça sent le sapin ,par manque de souplesse.
Santé,sécu,hôpitaux,cliniques,formation des medecins et des
para-medicaux, tout ça va mal par incurie
,idealisme,malversations on se demande même comment ce système malmené a
pu passer les années Mitterand...
djef
Mais l'actionnaire citoyen , lui, peut crever la gueule ouverte...merci
pour lui!
Puisque tu en parles,c'est pas les 7 ou 8 milliard d'euro de deficit qui
vont gêner nos dirigeants,yaka ponctionner...
>
> Notre dette (65% du PIB) est tout à fait dans la moyenne de celle des
> pays européens, bien inférieure à celle de la Belgique (100%), de l'
> Italie (100%) du Japon (200%), sans parler du cas particulier des
> Etats-Unis.
>
> Autrefois, on remboursait en dévaluant (l'"euthanasie des rentiers");
> aujourd'hui, on continue comme ça, et tout va très bien; la France est
> d'ailleurs considérée comme un emprunteur très fiable, et obtient sans
> problèmes de nouveaux prêts.
Tant mieux pour elle (la france),je me fous de la dette c'est toi qui en
parles ,moi c'est la secu qui m'interesse et comment elle est gérée ?
>>
>>
>
>>
>> ,idealisme,malversations on se demande même comment ce système malmené a
>> pu passer les années Mitterand...
>>
>
> Faut quand même pas que les cliniques se plaignent des années
> Mitterrand! C'est pendant cette période que s'est fait le partage
> rentable pour le privé (chirurgie programmée)/ non rentable pour le
> public (urgences et médecine).
Je parle de la secu ...
Le partage ,comme tu dis , n'a pas été décidé ,il a été subi et quand on
est UPATOU ta phrase n'a plus aucun sens...en dehors de la polemique.
djef
> > Là, on est d'accord: la Sécu n'est pas gérée, elle est juste administrée.
> Et pourquoi la sésu alsacienne est en équilibre, voire bénéficiare N
Parce que l'Etat paye le clergé ?
Ca n'a rien à voir mais faut bien revigorer ce fil .....
--
Dom Férampière®©
À casagui et aux lecteurs de passage :
> > Là, on est d'accord: la Sécu n'est pas gérée, elle est juste administrée.
> Et pourquoi la sésu alsacienne est en équilibre, voire bénéficiare N
Parce que l'Etat paye le clergé ?
Ca n'a rien à voir mais faut bien revigorer ce fil .....
--
Dom Férampière®© - 15 partout !
> "Elie Arié" <ena...@club.fr> a écrit dans le message de news:
> 48216847$0$21150$7a628...@news.club-internet.fr...
>
>
>
> > Avant le statut plein temps des hospitaliers, il était banal qu'un chef de
> > service, après une soirée chez des amis, passe vers minuit dans son
> > service voir un malade dont l'état le préoccupait, même sans être de garde
> > ou d'astreinte.
>
> Curieusement en effet il fut une époque pas trop lointaine ou les
> professionnels s'investissaient dans leur travail et éprouvaient une
> satisfaction au boulot bien fait, j'ai connu cela dans la plupart des
> métiers, de l'artisan qui passait voir si le client était satisfait, et
> n'hésitait pas à faire une petite retouche à titre gracieux bien sûr pour
> que la finition soit parfaite, ou le professionnel fier de son travail et
> aimant le montrer.
>
> Actuellement la plupart des gens parlent de leur boulot comme d'une corvée,
> scrutent l'approche de laretraiteavec impatience.
>
> Comment en est-on arrivé là ?
>
> Bébert
Au hazard :pour vivre dans la paix des braves en bravitude,
et s'ils arrivent à atteindre l'âge de la retraite.
Arlette