Les données scientifiques actuellement disponibles montrent que le
dépistage cause une épidémie apparente de cancer. Le phénomène est
d’envergure : en France, plus de 100 nouvelles femmes se font opérer
chaque jour inutilement d’un « cancer » du sein et subiront les
conséquences de traitements médicaux agressifs pendant plusieurs
années. Ce problème existe dans les pays industrialisés pour les
tumeurs solides de toute localisation dès lors qu’elles se font
dépister. Un diagnostic de cancer peut être faux : l’examen au
microscope d’une biopsie ponctuelle consécutive au dépistage n’est pas
fiable pour prédire l’évolution d’une tumeur. Chaque surdiagnostic
donne l’illusion du succès des traitements, ce qui renforce à tort la
conviction des soignants et des soignés sur l’utilité du dépistage. ]