D’abord que penser du terme « symposium » ? Le choix du mot est déjà
une imposture puisque ce ne sera pas une activité réunissant des
spécialistes sur une question SCIENTIFIQUE. En effet, tout ce qui a
trait au « décodage biologique » n’a jamais fait partie des « données
acquises et récentes de la science ». Les médecins – deux intervenants
du “symposium” le sont– qui l’intègrent dans leur pratique enfreignent
donc leur code de déontologie.
Je suis totalement opposé à ce symposium puisqu'il sera question de
faire la promotion directe ou indirecte de deux approches (Hamer et
Biologie Totale) avec lesquelles je suis en TOTAL désaccord, vu
notamment leur prétentions fallacieusement scientifiques, l’imposture
scientifique qui en découle et les nombreuses et dangereuses dérives
rencontrées dans leur pratique.
J’ai consacré à ce sujet entre autres deux chapitres de mon livre «
Quand les thérapeutes dérapent » (
www.derapeutes.eu) et deux dossiers
parmi les plus complets sur Internet (
http://www.retrouversonnord.be/
hamer.htm et
http://www.retrouversonnord.be/BTouimais.htm).
D'ailleurs une affaire dont l'instruction a démarré il y a quelques
années et qui a mis sur le banc des accusés un thérapeute belge, a été
définitivement jugée en audience publique (27/09/2011) au Tribunal
Correctionnel de Liège.
L'intéressé a été reconnu notamment coupable de pratique illégale de
la médecine ; le prévenu n'ayant pas fait appel du jugement, il est
donc définitif. C'est une avancée importante, qui devrait faire
réfléchir tous ceux qui pratiquent de loin ou de près tout ce qui
s'assimile à du "décodage biologique" et, mieux, un tel jugement
devrait les conduire à abandonner cette pratique, qui par ailleurs –
comme on peut le constater dans tous les dossiers que j’ai consacrés à
la "Médecine" de Hamer et à la Biologie Totale mis en ligne sur le
site
www.retrouversonnord.be –, se rend coupable de nombreuses
enfreintes à l'éthique et à la déontologie en vigueur (qui sont
indissociables à tout accompagnement en relation d'aide digne de ce
nom).
Détail sur :
http://www.retrouversonnord.be/BTouimais1.htm#liegeois
Le jugement dit : « Il convient tout d'abord de rappeler ce qui est
reproché au prévenu [...] : ce n'est nullement d'avoir fait usage du
titre de psychothérapeute (ce qui n'est pas pénalement punissable),
mais bien […] d'avoir dans le cadre de cette activité de
psychothérapeute, posé des actes ressortissant de l'exercice illégal
de la médecine. [...] »
[.. ] « Comme psychothérapeute, en signifiant à ses clients/patients
que la nature de la maladie dont ils souffrent procède d'un conflit
psychologique intérieur, le prévenu [...] a exercé illégalement l'art
médical (par le biais de l'établissement d'un diagnostic), art médical
dont le monopole a été réservé par le législateur aux médecins dans
une optique de protection de la santé publique. »
En conséquence, vu la qualité et les spécificités des intervenants et
ce qui sera abordé, on pourrait considérer les buts de ce symposium
comme voulant faire (même indirectement) la promotion d’approches non
conventionnelles dont la pratique se rendrait donc coupable d’exercice
illégal de la médecine, puisqu’on va y faire immanquablement la
promotion de « grilles de lecture » (cf. les « cahiers de décodages »
dont question sur le site et dans la revue Néosanté qui est
l’organisateur de ce “symposium”. On peut donc plus que comprendre
l’attitude de la ministre de la santé qui veut responsabiliser
certains décideurs
(cf.
http://www.lalibre.be/actu/belgique/article/738203/onkelinx-gare-aux-gourous.html).
Il faut savoir qu’en outre, dans ses conclusions, le Tribunal
Correctionnel de Liège avait établi que lorsqu’un non-médecin pratique
le décodage biologique, il se rend automatiquement coupable d’exercice
illégal de la médecine par le double fait suivant :
- l’utilisation immanquable de protocoles médicaux (scanners,
analyses, examens…) réservés strictement au corps médical ;
- le recours à des « grilles de lectures », des décodages qui sont
assimilables à du diagnostic médical et par nature dont
l’établissement est réservé au corps médical.
Enfin, il faut souligner le fait que les diverses formes de «
décodages biologiques » ne font pas partie des « données acquises et
actuelle de la science » (cf. Code de déontologie médicale), seules
habilitées à être utilisées par le corps médical.