Contrairement ce que croit Cath, d s l'instant o il y a concurrence, les rapports entre m decins et firmes pharmaceutiques ne jouent pas toujours dans le sens de la surprescription et de l'opacit de l'information, mais peuvent jouer dans le sens inverse, et parfois m me de fa on abusive:
"Mercredi, la banque suisse UBS publie une note sur Sanofi-Aventis reprenant ces propos. Elle va m me beaucoup plus loin, d clarant que l' tude de M. DeFronzo pourrait montrer un risque accru de cancer chez les patients trait s au Lantus. Reprises par plusieurs soci t s de Bourse, ces sp culations font plonger le titre Sanofi-Aventis. Les investisseurs ignorent ce moment que le professeur DeFronzo est aussi membre du conseil de direction d'Amylin et que son tude a t financ e par Eli Lilly."
> Contrairement à ce que croit Cath, dès l'instant où il y a concurrence, les > rapports entre médecins et firmes pharmaceutiques ne jouent pas toujours > dans le sens de la surprescription et de l'opacité de l'information, mais > peuvent jouer dans le sens inverse, et parfois même de façon abusive:
> "Mercredi, la banque suisse UBS publie une note sur Sanofi-Aventis > reprenant ces propos. Elle va même beaucoup plus loin, déclarant que > l'étude de M. DeFronzo pourrait montrer un risque accru de cancer chez les > patients traités au Lantus. Reprises par plusieurs sociétés de Bourse, ces > spéculations font plonger le titre Sanofi-Aventis. Les investisseurs > ignorent à ce moment que le professeur DeFronzo est aussi membre du conseil > de direction d'Amylin et que son étude a été financée par Eli Lilly."
La Lantus, lancée comme l'insuline révolutionnaire qui t'équilibre un diabète avec une seule injection quotidienne il y a déjà quelques années, a conquis une belle portion du riche camembert qu'est le diabète. Que les firmes se livrent des batailles acharnées pour un blockbuster ( 2,45 milliards d'euros en 2008) ne les empêche pas de développer /ensemble/ une stratégie marketing très efficace, particulièrement avec les instances publiques, et de peaufiner leur image de sauveteurs de l'humanité..
Ce qui me fait marrer dans l'article que tu cites, c'est le parallèle entre la Lantus de Sanofi et l'Avandia de son cousin GSK.. L'auteur, tout en compatissant au cauchemar vécu par les barons du médoc du fait de la bassesse de leurs concurrents, présente les effets secondaires cardiovasculaires attribués aux glitazones comme une vilénie du même genre, c'est-à-dire comme une pure diffamation.
[ Au point que les publications médicales internationales indépendantes [6] ne recommandent pas les glitazones pour traiter les diabétiques de type 2. La revue Prescrire écrit dans son communiqué : « Diabétiques de type 2 : mieux vaut se passer des glitazones Les glitazones (Avandia°, Actos° ou autres) n’apportent aucun bénéfice pour les patients diabétiques mais un surcroît d’effets indésirables, parfois très graves. Prescrire continue de pointer le choix des agences du médicament, parfois dommageable pour les patients. (…) Selon les essais cliniques, les glitazones font certes baisser le taux de sucre dans le sang, mais elles n’apportent aucun bénéfice tangible pour les patients et ont des effets indésirables graves, notamment cardiaques ». ]
Je veux bien croire que les critiques passionnés qui portent ce jugement peu flatteur aient été complètement abusés par les manoeuvres diaboliques du marketing, mais pourrais-tu dans ce cas me trouver un lien vers les études "qui ont montré que c'était faux" ?
Et si la Lantus a révolutionné la prise en charge des DID, c'est passé inapperçu pour la technicienne basique qui tente d'équilibrer les glycémies..
Alors si tu comptes vraiment sur la concurrence pour réguler et assainir les rapports entre médecins et firmes pharmaceutiques, et pouvoirs publics tant qu'on y est, tu fais un grand pas vers la démarche homéopathique !
> Tiens, à propos de l'article du BMJ consacré à l'action récente du > Formindep et de l'UFC QueChoisir?, la suite..
Sans nier l'intérêt de la dénonciation des procédés de marketing de l'industrie pharmaceutique (ou de n'importe quelle autre industrie, d'ailleurs), il y a quelque chose de très chrétien dans ta diabolisation de principe de tout ce qui est "profit", qui ne peut être que mauvais.
(sauf pour les phytothérapeutes et les herboristes, bien sûr, de bien braves gens, honnêtes et pas baratineurs pour un sou).
> Contrairement à ce que croit Cath, dès l'instant où il y a concurrence, > les rapports entre médecins et firmes pharmaceutiques ne jouent pas > toujours dans le sens de la surprescription et de l'opacité de > l'information, mais peuvent jouer dans le sens inverse, et parfois même de > façon abusive:
> "Mercredi, la banque suisse UBS publie une note sur Sanofi-Aventis > reprenant ces propos. Elle va même beaucoup plus loin, déclarant que > l'étude de M. DeFronzo pourrait montrer un risque accru de cancer chez les > patients traités au Lantus. Reprises par plusieurs sociétés de Bourse, ces > spéculations font plonger le titre Sanofi-Aventis. Les investisseurs > ignorent à ce moment que le professeur DeFronzo est aussi membre du > conseil de direction d'Amylin et que son étude a été financée par Eli > Lilly."
C'est un exemple de plus que les conflits d'intérêt puissent influer sur une étude. Pas nécessairement dans le sens direct d'une surprescription d'un produit, mais quand même dans l'intérêt de "l'employeur", en l'occurrence en descendant le concurrent les retombées secondaires espérées iront dans ce sens.
>> Tiens, à propos de l'article du BMJ consacré à l'action récente du >> Formindep et de l'UFC QueChoisir?, la suite..
> Sans nier l'intérêt de la dénonciation des procédés de marketing de > l'industrie pharmaceutique (ou de n'importe quelle autre industrie, > d'ailleurs), il y a quelque chose de très chrétien dans ta diabolisation de > principe de tout ce qui est "profit", qui ne peut être que mauvais.
Mais non, comme tu le sais très bien je trouve tout à fait dans l'ordre des choses que les industriels se démontent les neurones à satisfaire leurs actionnaires, et que le profit soit leur objectif essentiel, et non l'éthique. Ce qui me dérange est le fait que la recherche, donc les orientations thérapeutiques, et l'évaluation de leurs produits soient toujours davantage soumises à leurs critères et à leur appréciation.
> (sauf pour les phytothérapeutes et les herboristes, bien sûr, de bien > braves gens, honnêtes et pas baratineurs pour un sou).
ah mais ça c'est génétique, faut avoir le gène honnête, sinon t'es bon pour bosser chez big pharma ou faire de la politique..