sandrine benattar
unread,Apr 26, 2012, 5:37:14 PM4/26/12Sign in to reply to author
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to Coworking France
Nous sommes en France au tout début du développement du coworking, si
nous comparons aux statistiques des autres pays.
Il y a donc de la place pour plein de projets, et des vrais besoins.
Nous sommes nombreux à être inspirés par le coworking mouvement, tel
qu'il se développe aux Etats unis. Personnellement, je l'ai découvert
en 2009, et me suis inspirée de modèles américains pour soleilles.
Je voudrai ajouter 2 remarques à ces échanges :
- le mot catalyseurs (catalysts)
Pour moi, ce qui caractérise un espace de coworking, c'est l'équipe
qui le créé, c'est à dire chacun et chacune d'entre nous, dans notre
diversité. C'est notre histoire. Pourquoi avons nous chacun d'entre
nous envie de nous lancer dans cette aventure, chouette mais risquée
aussi : nous menons des projets ambitieux avec des lieux, des charges,
des loyers qui ne baissent pas selon les saisons, une présence
physique nécessaire importante alors que nos coworkers viennent plus
librement et une consommation d'énergie reationnelle importante ?!.
Bref nous devons être un peu masos et aimer beaucoup les gens, retirer
beaucoup de ces relations interpersonnelles que nous faisons
généreusement pour se lancer dans de telles "entreprises".
- entreprise justement :
aux Etats-unis, le statut des espaces est à la très grande majorité un
statut d'entreprise commerciale. Cela ne semble pas poser de problème
à qui que ce soit. Et je ne pense pas à nous-mêmes, connaissant notre
enthousiasme pour des coworking gourus américains. Me trompé-je ?!
En Europe, seulement 13% sont une forme "non profit" et cela ne pose
pas de problème à qui que ce soit.
Nous ne vendons pas des postes, nous "vendons" aussi notre
enthousiasme, notre réseau, notre gout pour la mise en relation, etc.
Cela a un prix, de la valeur et aussi au sens pécunier.
J'ai peur d'utiliser ces mots en france, et je ne comprends pas cette
exception française.
Je pense aussi que le terme Subvention associée en France au statut
d'association, génère parfois des associations bidons, qui risquent
d'être créés par des groupes ayant de l'immobilier et voulant
néanmoins profiter de l'implication des collectivités en France sur le
télétravail et le coworking.
Nous nous trouvons à un croisement. Avant une entreprise était peut
etre plus rapidement profitable, et la recherche de sens et de valeurs
n'était pas dans leur adn. L'Etat s'occupait donc du non profitable.
Les choses bougent. En Wallonie, les projets de coworking aidés ont
été un mix entre un privé et un public.
Concrètement nous sommes une SAS, car on a craqué sur des locaux,
qu'on est 5 femmes et que l'on ne voulait pas qu'on soit perçues comme
une association de femmes, et avions envie d'un projet entreprenarial.
Je me suis d'ailleurs toujours endormie avant la fin des descriptions
des statuts qu'ils qu'ils soient.
Et on n'en est pas à redistribuer les dividendes ! Un statut
d'entreprise ne veut pas dire que l'entreprise est profitable !
simplement, ca nous a paru logique que puisqu'il s'agit d'héberger des
entrepreneurs, nous soyons nous aussi dans un projet entreprenarial,
avec prise de risques.
Par ailleurs je viens du marketing produits et pas du web, je ne
savais pas ce qu'était un barcamp récemment; j'avais néanmoins créé
une fondation dans mon ancienne entreprise,et j'insiste sur la
diversité de nos profils.
Pour moi en résumé, c'est simple, à nous de communiquer et de fédérer
dans nos espaces la communauté qui s'y sent bien et travaillent dans
de bonnes conditions (il s'agit aussi de "bureau" ...)
Les coworkers qui nous rejoignent le font à la fois pour un espace qui
nous reflète et pour l'équipe qui anime le lieu.
il y a des gens qui ne se sentiront jamais bien dans un centre
d'affaires et d'autres qui s'y sentiront bien, et tant mieux s'il y a
un peu plus d'humain et de discussion partout, que ce soit dans les
entreprises, les centres d'affaires et évidemment tant qu'à faire dans
nos espaces.
Cette automne, un espace de coworking avait loué un emplacement
publicitaire pile en face de la Mecque Betahaus. La diffusion sur
Facebook de l'affiche de la concurrence gonflée avait rapidement calmé
l'affaire.
Donc selon moi, en conclusions, pas besoin selon moi d'être frileux.
Nos clients puisqu'il s'agit de clients, sont grands pour choisir ce
qui leur convient. Ils font des tours de l'existant avant de se
décider.
En revanche continuons à évangéliser.
Dernière remarque : j'avais transmis les coordonnées de Jean-Yves à la
région Ile de France. TOP si ca se fait. La France attire beaucoup les
étrangers. Soyons soudés dans notre diversité. Vivement une photo du
groupe coworking France ;-)