Une réussite européenne.
Faisons l'Europe, la vraie et non cette caricature qu'ont construite les
politiciens de droite européens.
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"L’A350 ne marquera sans doute pas les esprits du grand public comme le
supersonique Concorde et l’A380, son monumental prédécesseur dans la
famille Airbus. Pourtant, ingénieurs vendeurs et États actionnaires de
l’avionneur européen verront s’élever ce matin dans le ciel bleu de
Toulouse l’appareil de leurs rêves : léger, économe en carburant, vendu
à plus de 600 exemplaires avant même son envol et garant de 35 000
emplois en Europe sur 20 ans. A bord, six membres d’équipage dont deux
pilotes d’essai, un Britannique et un Français.
Ce premier vol d’essai d’une série qui va durer 16 mois clôt douze
années de travaux pour aboutir à la construction d’un avion à 53 % en
matériaux composites, le secret de sa réussite.
Sur les long-courriers, Airbus rivalise donc avec son concurrent en
matériaux composites, le Boeing 787 Dreamliner cloué au sol trois mois
au Japon à la suite de soucis de surchauffe.
Avec sa faible consommation en kérosène, l’A350 compte aussi se
substituer à l’A330 pour attaquer le 777, l’appareil vedette de Boeing
sur les vols intercontinentaux.
Joli coup
« Si l’avion vole correctement ce vendredi, c’est qu’Airbus a un
processus de développement mieux maîtrisé que Boeing » souligne
Christophe Menard expert aéronautique.
« Tous les programmes récents, aussi bien ceux d’Airbus que de Boeing et
d’autres, ont rencontré de graves problèmes techniques et des retards »,
rappelle Nick Cunningham, analyste de l’aviation. « C’est pourquoi
chaque étape franchie, comme un vol d’essai, est un signal positif, elle
démontre que vous avez évité un nouveau retard ». Si le premier vol
réussit, Airbus mènera une longue campagne d’essais et prévoit de livrer
le premier appareil à la fin 2014.
À trois jours du salon du Bourget où se passent les commandes, ce
premier vol est un joli coup. Échaudé par les soucis des premiers mois
de l’A380, le patron d’Airbus Fabrice Brégier garde les pieds sur terre
: « Restons humbles. Même si le vol d’essai est réussi, tout peut encore
arriver par la suite ».
Quelque 35 000 salariés regarderont ce matin le ciel de Toulouse avec
attention."
A lire dans Le Républicain Lorrain :
http://www.republicain-lorrain.fr/france-monde/2013/06/14/l-airbus-a350-decolle-avec-35-000-emplois