Bonjour à tous,
Servanne a lancé déjà la question sur les résultats de ses 1èreS.
J'aimerais également savoir ce que cela a donné chez d'autres collègues.
Pourriez-vous éventuellement nous faire connaître vos propres résultats si vous les avez ?
Merci beaucoup
Laurence
Bonjour, Les informations arrivent très parcimonieusement. A Saint Denis, sur le jury centralisé dans notre lycée (330 copies), la moyenne serait à 8,9 selon l'un des adjoints. Pour les élèves de notre lycée, c'est précisément 9,94, mais comme je l'ai dit précédemment, il y a à la fois des bonnes notes et des mauvaises (moins de 7) avec un écart de 4 voire 5 points avec les moyennes annuelles des élèves concernés, qui m'ont fait part de leur désarroi et de leur incompréhension. Ce qui me choque le plus, c'est qu'il n'y a manifestement eu aucune harmonisation et qu'un correcteur a donc pu noter de façon extrêmement sévère l'année où se met en place une épreuve d'une difficulté inédite pour les élèves, sans en référer à quiconque. Fort heureusement, de tels dysfonctionnements cette année ne sont pas fréquents, à en juger par vos retours sur l'organisation et l'harmonisation des corrections. Il faut croire que je travaille dans la mauvaise académie...
Servane
----- Mail original -----
De: "cédric perrin" <cp2...@orange.fr>
À: aggiornamento-histgeo@googlegroups.com
Envoyé: Vendredi 13 Juillet 2012 11:16:31
Objet: Re: [agg-histgeo] Notes 1ère S
De mémoire, 10,5 pour Orléans-Tours.
Cordialement,
Cédric
Bonjour
Pour ma "petite classe" de 1ère S au Mexique (9 élèves seulement), les notes s'étalent de 9 à 18. La moyenne générale de la classe est de 13,2. Les notes sont au dessus de mes moyennes annuelles. Quelques enseignements à tirer : - j'ai noté tout au long de l'année sans faire un notation globale, même pour les 3 bac blancs. - deux semaines avant l'épreuve nous avions bien travaillé le croquis sur lequel ils sont tombés. - une élève qui a eu 12 n'a pas fait le croquis, car elle n'a pas su gérer son temps. - Un élève qui a éprouvé toutes les difficultés du monde à mettre en oeuvre la méthodologie et à utiliser à bon escient ses connaissances cette année, a eu 18/20. Mais, il avait beaucoup travaillé sur le totalitarisme et fourni de gros efforts pour le croquis, donc cela a payé.
Voilà, le bilan que j'en tire. L'année prochaine après le 1er thème, j'enchaîne sur le thème 5 pour traiter dans le calme la République et les transformation de la société française.
Bonne journée. Sylvain.
--- On Fri, 7/13/12, gervam...@free.fr <gervam...@free.fr> wrote:
From: gervam...@free.fr <gervam...@free.fr>
Subject: Re: [agg-histgeo] Notes 1ère S
To: aggiornamento-histgeo@googlegroups.com
Date: Friday, July 13, 2012, 2:47 AM
Bonjour, Les informations arrivent très parcimonieusement. A Saint Denis, sur le jury centralisé dans notre lycée (330 copies), la moyenne serait à 8,9 selon l'un des adjoints. Pour les élèves de notre lycée, c'est précisément 9,94, mais comme je l'ai dit précédemment, il y a à la fois des bonnes notes et des mauvaises (moins de 7) avec un écart de 4 voire 5 points avec les moyennes annuelles des élèves concernés, qui m'ont fait part de leur désarroi et de leur incompréhension. Ce qui me choque le plus, c'est qu'il n'y a manifestement eu aucune harmonisation et qu'un correcteur a donc pu noter de façon extrêmement sévère l'année où se met en place une épreuve d'une difficulté inédite pour les élèves, sans en référer à quiconque. Fort heureusement, de tels dysfonctionnements cette année ne sont pas fréquents, à en juger par vos retours sur l'organisation et l'harmonisation des corrections. Il faut croire que je travaille dans la
mauvaise académie...
Servane
----- Mail original -----
De: "cédric perrin" <cp2...@orange.fr>
À: aggiornamento-histgeo@googlegroups.com
Envoyé: Vendredi 13 Juillet 2012 11:16:31
Objet: Re: [agg-histgeo] Notes 1ère S
De mémoire, 10,5 pour Orléans-Tours.
Cordialement,
Cédric
Quelques remarques, personnelles, à partir de 616 copies avant harmonisation :
1) 40 % des élèves ont pris l'Algérie, 60 % les mutations de la population active.
2) La moyenne sur le sujet 1 était autour de 5,5 tandis qu'elle était inférieure à 4,5 pour le sujet 2. Cet écart peut être expliqué de différentes manières : - le sujet sur l'Algérie, a priori plus pointu, a été pris par les meilleurs élèves ; - la correction du sujet sur les mutations de la population active a été nettement moins cadrée (cf. les consignes diffusées sur la liste), ce qui a pu provoquer une plus grande fluctuation dans l'appréciation, au détriment des élèves ; - le sujet sur l'Aglérie était a priori plus difficile, mais le sujet sur les mutations de la pop active a posé des problèmes de maîtrise du temps long.
3) La moyenne des épreuves mineures est identique (autour de 9,1), mais la répartition des notes est différente : - le nombre de 0 en croquis est assez élevé (77/616), ce qui révèle une absence totale de connaissances (manque d'apprentissage ? ou croquis non vu en classe ?) ;
- mais plus d'élèves ont des bonnes notes (4 ou 5/5) en croquis qu'en commentaire de doc, ce qui conforte l'idée que l'exercice de croquis se fonde sur un apprentissage par coeur tandis que l'analyse de doc implique un savoir-faire et des connaissances que les élèves ont rarement (beaucoup de paraphrase).
4) La moyenne académique doit être un peu en-dessous de 10, mais ceci demande à être confirmé. Pour l'heure, les statistiques ne sont pas complètement centralisées ; et personnellement, je n'ai pas les résultats de mes élèves.
Bon, tout cela reste provisoire, mais pas vraiment de surprise : c'est globalement assez mauvais. Et pourtant, à La Réunion, on est franchement meilleur qu'ailleurs... ;-)
Bien cordialement, Vincent Capdepuy
________________________________ De : Depierre Sylvain <depierresylv...@yahoo.com> À : aggiornamento-histgeo@googlegroups.com Envoyé le : Vendredi 13 juillet 2012 14h43 Objet : Re: [agg-histgeo] Notes 1ère S
Bonjour
Pour ma "petite classe" de 1ère S au Mexique (9 élèves seulement), les notes s'étalent de 9 à 18. La moyenne générale de la classe est de 13,2. Les notes sont au dessus de mes moyennes annuelles. Quelques enseignements à tirer : - j'ai noté tout au long de l'année sans faire un notation globale, même pour les 3 bac blancs. - deux semaines avant l'épreuve nous avions bien travaillé le croquis sur lequel ils sont tombés. - une élève qui a eu 12 n'a pas fait le croquis, car elle n'a pas su gérer son temps. - Un élève qui a éprouvé toutes les difficultés du monde à mettre en oeuvre la méthodologie et à utiliser à bon escient ses connaissances cette année, a eu 18/20. Mais, il avait beaucoup travaillé sur le totalitarisme et fourni de gros efforts pour le croquis, donc cela a payé.
Voilà, le bilan que j'en tire. L'année prochaine après le 1er thème, j'enchaîne sur le thème 5 pour traiter dans le calme la République et les transformation de la société française.
Bonne journée. Sylvain.
--- On Fri, 7/13/12, gervam...@free.fr <gervam...@free.fr> wrote:
>From: gervam...@free.fr <gervam...@free.fr> >Subject: Re: [agg-histgeo] Notes 1ère S >To: aggiornamento-histgeo@googlegroups.com >Date: Friday, July 13, 2012, 2:47 AM
>Bonjour, >Les informations arrivent très parcimonieusement. A Saint Denis, sur le jury centralisé dans notre lycée (330 copies), la moyenne serait à 8,9 selon l'un des adjoints. Pour
les élèves de notre lycée, c'est précisément 9,94, mais comme je l'ai dit précédemment, il y a à la fois des bonnes notes et des mauvaises (moins de 7) avec un écart de 4 voire 5 points avec les moyennes annuelles des élèves concernés, qui m'ont fait part de leur désarroi et de leur incompréhension. Ce qui me choque le plus, c'est qu'il n'y a manifestement eu aucune harmonisation et qu'un correcteur a donc pu noter de façon extrêmement sévère l'année où se met en place une épreuve d'une difficulté inédite pour les élèves, sans en référer à quiconque. Fort heureusement, de tels dysfonctionnements cette année ne sont pas fréquents, à en juger par vos retours sur l'organisation et l'harmonisation des corrections. Il faut croire que je travaille dans la mauvaise académie...
Quant à moi :
90 copies
moyenne : 8,52
note modale : 8
10 et plus : 31 (33%)
- peu de très mauvaises notes (moins de 5) : 5 (5,5%). Plutôt moins
que pour les paquets habituels de terminales les années précédentes.
L'argument avancé par l'IG des trois exercices comme forme d'assurance
anti-désastre n'est pas faux. A condition que l'on se focalise sur les
très très mauvaises notes et qu'on se contente d'éviter les désastres
en acceptant les catastrophes.
- pas plus pas moins d'excellentes notes qu'auparavant.
- en revanche, de somme de la courbe de gauss est décalé de presque
deux points vers le bas.
On pourra dire qu'il s'agit d'un bel exemple d'exigences excessives
maintenues vent et marées par un correcteur borné.
Pourquoi pas, mais à condition de défendre clairement qu'il fallait
mettre la moyenne (série d'exemples concrets) :
1) aux compositions d'à peine deux pages sur la population active qui
se contentaient de très vagues généralités aucun cadre chronologique
(même minimal) des évolutions.
2) à celles qui, pour être un peu plus longues et parfois précises, ne
manifestaient aucune compréhension de la notion de "population active"
et dont la moitié voire les trois-quart du propos était une sous- composition sur l'industrialisation (variante : à celles à peu près
complètes sur le secteur secondaire mais avec quasiment rien sur le
secteur primaire en dehors d'une vague évocation de l'exode rural, et
absolument muettes sur le secteur tertiaire ; variante encore : celles
qui évoquaient à longueur de lignes les conditions de vie de la
population et/ou sur l'immigration sans jamais se poser la question du
rapport avec les secteurs d'activité)
3) aux copies sur la guerre d'Algérie pour lesquelles ni 1954, ni
1958, ni 1962 ne constituaient des dates dignes d'être mentionnées.
4) à celles qui développaient 3 pages à peu près correctes sur la
colonisation française et sur la place de l'Algérie dans l'empire,
mais qui réduisaient la guerre proprement dite à la portion congrue
d'un très court paragraphe.
5) aux explications de documents qui développaient des connaissances
sur le régime et l'idéologie nazis mais pour lesquelles la présence du
document lui même se résumait à recopier le paratexte fourni dans le
sujet (auteur Himmler : qui ? date 1943 : quand ? genre discours : et
alors ? public SS : quoi ?) sans citer le document.
6) à celles qui, à l'inverse, s'attachaient longuement aux textes du
document mais sans apporter la moindre connaissance personnelle sur
l'Europe occupée ni sur le génocide des juifs.
7) aux croquis plaçant un certain nombre de l'élément correctement
situés (en général des axes et des pôles), mais sans plan de légende,
ni aucune figuration de l'environnement européen, ni aucune
qualification des espaces
etc.
Comparaison faites avec des collègues dont je sais d'expérience
(encore vérifiée cette année en 1ère S) que nous notons à peu près de
la même manière : je n'ai manifestement pas hérité d'un "bon" paquet...
Mais c'est précisément ce qui pose le plus gros problème : autant les
"bon" élèves ayant acquis une vraie habitude de travail peuvent
évidemment compenser sans problème la masse des choses passées en
revue au pas de charge tout au long de l'année, et même obtenir de
très bonnes notes sans faire des devoirs particulièrement brillants ou
complet mais en se contentant de bénéficier du très faible niveau de
leurs co-candidats, autant pour grande partie des élèves que nous
avons (ni particulièrement travailleurs, ni particulièrement
fainéants, mais globalement dépourvus de cadres préalables de
compréhension et d'analyse : ceux, en gros, pour qui rien ne va de soi
et à qui il faut tout expliquer, et généralement un peu longuement)
c'est beaucoup, beaucoup plus difficile.
Nous verrons bien les "taux de succès" (ou les moyennes globales) qui
seront affichés, mais ce qui est d'ores et déjà quasi certain, c'est
qu'on peut se douter de qui aura profité (quels lycées, quelles
classes sociales, quels quartiers...) de cette réforme en histoire- géographie et de qui aura morflé. Comme d'habitude, pourrait-on
dire... Mais plutôt encore un peu plus que d'habitude.
Pour résumer (et il est assez pénible de devoir constater ce qui ne
pouvait qu'être une évidence dès la publication des programmes et du
format de l'épreuve) :
a) pour la composition : il est illusoire de croire qu'à l'issue d'un
cours de 2-3 heures, l'élève moyen aura une idée à peu claire de ce
qu'est une "population active", une "interface majeure", une "économie- monde", un "régime totalitaire", un phénomène de "métropolisation", un
"nouvel ordre mondial", la "dynamique d'un espace urbain" etc. etc.
etc. Dès qu'une "étude" pouvant donner lieu à composition repose sur
quelque chose qui ressemble à une notion ne relevant pas du sens
commun, peut-on sérieusement imaginer des élèves capable de l'avoir
suffisamment assimilée pour pouvoir – quelques mois plus tard – ne
serait-ce que la définir en introduction et en tenir un peu compte
dans la définition du périmètre du sujet ? Dans le cas des sujets plus
intuitifs (par exemple la Guerre d'Algérie) pour lesquels il suffit de
retenir un récit, c'est nettement moins la catastrophe : même si les
connaissances restent évidemment superficielles, au moins les copies
ressemblent-elles à des copies avec un début, un milieu et une fin.
Ce postulat qui consiste à dire que c'est en enseignant par
"problèmes" qu'on peut gagner du temps et gaver un programme à
l'infini est tout simplement une imposture : 1/4h-1/2h pour "poser" ou
"définir" le problème, et 2h1/2 grand maximum pour développer les
éléments permettant à la fois de le comprendre en situation historique
ou géographique, c'est n'importe quoi.
b) pour l'étude de document, il est illusoire de croire qu'en fin
d'année de première, un élève moyen aura acquis le minimum de méthode
lui permettant de pratiquer le b-a-ba d'un aller-et-retour entre le
document lui même et des connaissances permettant de l'expliquer. Le
texte de Himmler donné au bac en est une évidente illustration : pour
combien de candidats corrigés, je suis convaincu qu'ils en savaient
plus sur le génocide (je parle du minimum de connaissances) que ce
qu'ils en ont écrit (très souvent rien du tout) ? La pratique – qui
semble évidente à des non profs – et qui consiste à simplement tirer
prétexte d'un mot ou d'un morceau de phrase du texte pour sortir sa
(même faible) science est profondément antinaturelle pour un élève
moyen : elle ne s'acquiert qu'avec le temps, la répétition,
l'entraînement. Et combien d'enseignants de première, cette année,
auront pu consacrer une seule fois une heure entière avec leurs élèves
pour expliquer avec eux un document (une heure : c'est à dire le temps
dont ils disposent, eux, pour faire l'exercice le jour du bac) ?
c) pour le croquis, j'ai bien le sentiment que ceux qui s'en sont bien
sortis auront bénéficié du choix de leur enseignant de traiter la
quasi totalité du programme de géographie à travers le réalisation de
croquis (sur le mode : nous avons fait le croquis en cours –
concrètement au moins 1h et plutôt 1h30 pour chaque –, vous l'apprenez
par cœur, et si vous avez une composition vous vous contenter de
mettre la légende en phrases). C'est rassurant pour les élèves (il n'y
a rien qu'ils n'aiment autant que disposer du croquis tout fait "à
apprendre") et on ne peut que les comprendre. Et c'est payant si c'est
le croquis qui tombe. J'attends simplement de voir les élèves des
mêmes enseignants confrontés à une composition... Et quant à ceux qui
auront eu des cours de géographie plus classiques, et très peu de
temps pour faire les croquis en classe, donc, le résultat est édifiant
(pour un sujet qui pourtant n'avait strictement rien de "piège" ou de
"surprise") ! On retrouve là bien sûr l'écueil déjà mentionné pour
l'explication de document du caractère "technique" d'un exercice qu'un
programme chargé à l'excès aura laissé bien peu de temps pour
travailler (sauf à y avoir consacré l'essentiel de l'année...)
Philippe
Le 13 juil. 12 à 11:11, DE COCK LAURENCE a écrit :
> Bonjour à tous,
> Servanne a lancé déjà la question sur les résultats de ses 1èreS.
> J'aimerais également savoir ce que cela a donné chez d'autres
> collègues.
> Pourriez-vous éventuellement nous faire connaître vos propres
> résultats si vous les avez ?
> Merci beaucoup
> Laurence
Pr mon paquet de 109 copies, qui était très bon, j'ai fini avec une moyenne
de 12,2. J'ai mis de nombreux 17,18,19. Et même des 20. Les compo° sur la
guerre d'Algérie étant quasiment toutes réussies puisque identiques. Les
croquis étaient soit indigents soit extrêmement complets (avec souvent
TOUTES les villes indiquées par les points de répère sur le fond de carte
parfaitement renseignées ! je n'en revenais pas). les AD étaient moins bien
réussies, bcp de paraphrase. Qques copies dramatiques, auxquelles j'ai mis
2 ou 3, parce que HS sur la pop° active (devenue l'histoire politique de la
république) et sans croquis du tout.
Pr mes propres élèves, le tableau qui se dessine est nettement moins rose.
Je n'ai eu pr l'instant de retour que sur deux notes. Un 7 et un 8. Le 7
concerne un élève non-francophone qui était en grande difficulté cette
année et qui n'a ps fait l'AD. Le 8 m'étonne bcp, une élève moyenne ms
travailleuse qui a fait l'intégralité des trois exercices...J'attends les
autres retours de résultats...
Vanessa
Le 13 juillet 2012 11:11, DE COCK LAURENCE <laur.dec...@gmail.com> a écrit :
> Bonjour à tous,
> Servanne a lancé déjà la question sur les résultats de ses 1èreS.
> J'aimerais également savoir ce que cela a donné chez d'autres collègues.
> Pourriez-vous éventuellement nous faire connaître vos propres résultats si
> vous les avez ?
> Merci beaucoup
> Laurence
> Nous verrons bien les "taux de succ s" (ou les moyennes globales) qui > seront affich s, mais ce qui est d'ores et d j quasi certain, c'est > qu'on peut se douter de qui aura profit (quels lyc es, quelles > classes sociales, quels quartiers...) de cette r forme en > histoire-g ographie et de qui aura morfl . Comme d'habitude, > pourrait-on dire... Mais plut t encore un peu plus que d'habitude.
D'accord avec a.
> Ce postulat qui consiste dire que c'est en enseignant par > "probl mes" qu'on peut gagner du temps et gaver un programme > l'infini est tout simplement une imposture : 1/4h-1/2h pour "poser" ou > "d finir" le probl me, et 2h1/2 grand maximum pour d velopper les > l ments permettant la fois de le comprendre en situation historique > ou g ographique, c'est n'importe quoi.
Tout aussi d'accord.
> Et combien d'enseignants de premi re, cette ann e, auront pu consacrer > une seule fois une heure enti re avec leurs l ves pour expliquer avec > eux un document (une heure : c'est dire le temps dont ils disposent, > eux, pour faire l'exercice le jour du bac) ?
Je l'ai fait. Deux voire trois fois. Deux fois en histoire, une fois en g o. R sultat: je n'ai "fini" le programme qu' coups de fiches photocopi s et j'avais pourtant l'impression que cela ne suffisait absolument pas mes l ves que d'avoir vu cette m thode trois fois en classe, l'avoir travaill en valuations trois fois galement pour pas m me ma triser mais comprendre peu pr s ce qu'est l'analyse de docs. J'ai commenc plus pr cocement cette ann e avec mes 2nde, mais c'est tr s difficile. D'o ma conviction: cet exercice est tr s int ressant, au coeur de la discipline historique (plus que g ographique je suppose) mais en soi il demande bien plus qu'une heure et il demande de pouvoir consacrer des heures de classe travailler la m thode, ce qu'on ne peut pas faire (cf. l'approche par "probl mes" ci-dessus) dans ce programme si on veut le couvrir (je n'ose plus dire le traiter).
> C'est rassurant pour les l ves (il n'y a rien qu'ils n'aiment autant > que disposer du croquis tout fait " apprendre") et on ne peut que les > comprendre. Et c'est payant si c'est le croquis qui tombe. J'attends > simplement de voir les l ves des m mes enseignants confront s une > composition...
C'est ce que j'ai fait galement pour de nombreux th mes... sauf celui sur le transport pour lequel mes l ves devaient d'ailleurs finir le croquis bauch en classe chez eux. Car c'est aussi videmment la d rive (cf. ci-dessus sur la typologie des l ves et leur importance selon le lyc e o l'on est) de ce programme: on le sous-traite dans une logique de rentabilit (le vocabulaire n'est pas neutre) la maison, en AP, etc. en sachant que ce sont les d brouillards fort capital culturel qui s'en sortent, en enfon ant dans leurs difficult s les besogneux qui ont des difficult s justement et en confortant les fain ants dans leur choix de ne pas travailler cette mati re pour un coef 3.
Pour ma part, sinon, n' tant pas correcteur en 1 re cette ann e, je n'ai eu que quelques retours de coll gues, mais pas d'informations pr cises.